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Le gouvernement israélien a approuvé ce dimanche la nomination de Aharon Franco à la tête du service du contrôle des prisons du pays.

Pour occuper ses nouvelles fonctions au poste de commissaire général des services pénitentiaires, Franco va devoir quitter le commandement de la police de Jérusalem.

Le Service pénitentiaire d’Israël (The Israel Prison Service , en hébreu Sherut Batei HaSohar) est responsable du maintien des prisons civiles en Israël, ainsi que certaines prisons de sécurité contenant des détenus palestiniens. Il est sous la juridiction du ministère de la Sécurité publique. Il emploie quelques 8.000 travailleurs.

Israel facilite le maintien des liens familiaux, le droit au travail, le droit à la formation pour tous les prisonniers. Loi pénitentiaire en Israel garentie, les droits fondamentaux comme le droit à la santé, à l’éducation.Les prisonniers ont aussi le droit de recevoir leurs familles dans des lieux aménagés qui leur permettent notamment d’avoir des rapports sexuels et amoureux.

L’usage de certains droits est garanti aux prisonniers avec notamment une domiciliation dans l’établissement pénitentiaire permettant l’obtention de papiers d’identité et des aides.

Le ministre de la Justice sortant, le Pr. Daniel Friedman, a présenté 30 Mars 2009 au gouvernement, avec les représentants des services pénitenciers, leurs recommandations concernant le durcissement des conditions de détention des prisonniers sécuritaires palestiniens. Nous sommes effectivement la seule démocratie du Moyen-Orient, ce qui n’est pas une raison pour que nous en soyons les seules bonnes ‘poires’” a déclaré le ministre sortant
Huit députés de la Knesset ont déposé une proposition fin mars 2009 de loi selon laquelle il sera permis de durcir les conditions de détention des prisonniers sécuritaires palestiniens – qui jouissent actuellement de nombreux avantages.

Des parlementaires d’une grande partie de l’échiquier politique israélien, et notamment du Likoud, Kadima, Shas, Israël Beitenou et des deux partis sionistes religieux Habayit Hayehoudi et Ihoud Leumi, se sont joints à cette initiative «pour faire justice et mettre fin à cette situation illogique où des citoyens et des soldats israéliens sont kidnappés par des organisations terroristes, et détenus dans des conditions inhumaines. Dans le même temps les prisonniers sécuritaires membres de ces mêmes organisations, et impliqués dans des atteintes meurtrières portées à des citoyens innocents, jouissent de conditions privilégiées de détention».

Entre autres mesures, ils ont préconisé de retirer à ces détenus le droit aux études en vue de l’obtention du baccalauréat et de diplômes universitaires, la lecture des journaux, et la télévision. Il est également envisagé de réduire les droits de visite – à l’exception de ceux de la Croix-Rouge – et le contact physique entre les détenus et les proches qui viennent les voir en prison. Toutes ces mesures sont, selon eux, applicables immédiatement et conformes aux lois israéliennes et à la législation internationale.

On se demande toujours pourquoi Israël a mis autant de temps pour mettre en application des règles simples de réciprocités. Une commission ministérielle israélienne a approuvé un projet de loi destiné à durcir les conditions de détention des membres du mouvement palestinien Hamas, en réponse aux “conditions inadmissibles imposées” au soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza.

La commission ministérielle des lois a approuvé , en mai dernier , un projet de loi visant à retirer les avantages dont bénéficient des membres du Hamas détenus par Israël. L’objectif est de donner au gouvernement les moyens de faire pression sur les groupes terroristes pour les amener à accepter un accord d’échange de prisonniers.

Ftouh Souhail

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