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Alors qu’en Israël, le principal sujet d’inquiétude actuellement est la sécurité, en ce mois de septembre, la reconnaissance unilatérale de l’État palestinien pourrait aussi bien avoir des retombées économiques non moins négligeables.

Selon un sondage sur effectué auprès de 530 exportateurs israéliens, un quart craint des mesures de boycott à la suite de la reconnaissance de l’État palestinien par l’ONU. Les exportateurs les plus gros ont le plus de craintes des répercussions de cette reconnaissance.

Selon les analystes, des sociétés internationales pourraient fermer leurs succursales dans le pays, des vagues de limogeages et une hausse des taxes pourraient bien ébranler l’économie israélienne. Pourtant, en haut lieu politique, l’on affiche son assurance et l’on dit ”ne pas craindre une chute de l’économie”.

Le Bureau central des statistiques a indiqué que les exportations israéliennes ont déjà chuté de 14,3% en juillet-août 2011, en rythme annuel. Ce taux est dû à la crise mondiale de la dette qui a entraîné une baisse des commandes européennes et américaines, notamment dans les domaines des produits pharmaceutiques et des composants électroniques.

Pour la première fois depuis la fin 2008, la balance des paiements israélienne est en déficit de 600 millions de shekels. L’explication : Israël vend moins de biens et de services et en achète plus.

La Banque centrale d’Israël a revu ce jeudi 22 septembre 2011 à la baisse ses prévisions de croissance économique à 3,9% au lieu des 4,7%, prévus avant la crise.

La Banque d’Israël a récemment modifié ses prévisions d’inflation pour 2012, sur fond de dégradation de l’économie mondiale. Elle table pour l’an prochain sur un taux d’inflation de 2,5% et pour cette année sur un taux de 2,7%. Le taux directeur moyens devrait être maintenu à 3,3% en 2011 et 2012.

Le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, a indiqué le 18 septembre 2011 que ”la situation mondiale est très difficile. La différence par rapport à la crise économique de 2008 c’est que tout le monde a déjà utilisé la plupart de ses munitions”. ”Les marchés sont certains que l’Irlande et la Grèce n’arriveront pas à rembourser leurs dettes”, a-t-il ajouté, alors qu’il s’apprête à participer à la conférence annuelle du FMI et de la Banque mondiale.

A la veille de la réunion du FMI, le gouverneur de la Banque centrale d’Israël, Stanley Fischer s’est dit soucieux de la situation crise avec les Palestiniens et avec la Turquie. « Nous devons être prêts à toute éventualité, en particulier dans le domaine des finances », a-t-il déclaré, estimant toutefois qu’Israël disposait de « tous les moyens d’affronter la crise avec succès ».

En parallèle, le FMI a estimé que plusieurs pays de la région devront pâtir des troubles actuels, dont la Syrie, qui affichera, selon l’institution, une croissance négative cette année de -2 %.

Ftouh Souhail

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