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Cet article n’est pas fait pour les “allergiques” aux fruits de mer.

 

Israël  prendra part au salon international des produits de la pêche « Seafood 2017 », qui se tiendra du 25 au 27 avril 2017, à Bruxelles, en Belgique.

 

Ce salon s’affirme comme le rendez-vous mondial annuel des professionnels du secteur des produits de la mer. En 2017, la nouvelle édition, se déroulera comme de coutume au Parc des Expositions de Bruxelles.

 

L’événement devrait réunir plus de 1600 exposants en provenance d’une centaine de pays, de quoi permettre aux visiteurs professionnels de trouver « chaussure à leur pied » parmi tout le gratin de l’industrie mondiale. S’y concentreront en effet les acteurs de toute la chaîne, des spécialistes de l’approvisionnement aux « pros » de la transformation, la distribution et l’import-export.

 

Huîtres, poissons, coquillages et crustacés ont beau être envoyés dans le monde entier par les négociants en gros et les exportateurs, mais le principal marché reste l’Europe. C’est précisément en Europe, toute proche avec ses bons moyens de communications, que se trouve le marché : des millions de consommateurs désirant être approvisionnés avec le meilleur des sept mers.

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Les entreprises de transformation et les exportateurs en Israël  continuent de travailler au développement de nouveaux produits et de nouvelles formes de produits. Ou encore ils s’associent en groupes de vente afin de pouvoir approvisionner l’Europe et le reste du monde en produits de leur pays.

 

Les poissons récoltés, des différentes fermes, sont d’abord transportés aux usines d’emballage régionales, et après inspection, ils sont acheminés vers les principaux marchés de poissons. L’examen des poissons d’élevage est effectué par le Service vétérinaire d’Israël dans les fermes et les usines d’emballage, empêchant ainsi, les poissons et les produits de la pêche de mauvaise qualité d’arriver au consommateur et permettant la détection précoce des maladies.

 

La carpe, la perche barramundi et le bar rayé sont exportés sous forme de produits congelés vers les marchés européens et nord-américains, alors que les poissons ornementaux sont exportés vivants vers l’Europe.

 

Les principales espèces importées incluent les saumons atlantiques, du Norvège et du Canada, frais et congelés, la perche fraîche et congelée du Nil est importée du Kenya et de l’Ouganda, la sardine en conserve, et le maquereau, les merluches, les harengs et le tilapia congelés, du Portugal. Les marchés de poissons se trouvent dans les trois plus grandes villes israéliennes à savoir Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa; ils commercialisent des poissons frais, réfrigérés et congelés provenant de tout le pays.

 

 

 

Caractéristiques des systèmes d’élevage en Israël

 

La pêche israélienne est présente essentiellement en Méditerranée et dans le lac de Tibériade, où se pratique une pêche en eau. La pêche dans la Méditerranée est victime de l’épuisement des réserves halieutiques, ainsi la production halieutique en Israël dépend presque entièrement de l’aquaculture.

 

La production nationale des poissons, surtout celle de l’aquaculture, continuera à jouer un rôle important dans le marché israélien pour les produits de la pêche.

 

La production des poissons s’approche de 25 000 tonnes en 2016 et de 30 000 tonnes en 2020. Cette prévision est basée sur l’adaptation efficace des nouvelles technologies qui permettront davantage l’intensification de l’aquaculture en Israël.

 

 

La majorité des espèces de poissons mises en élevage en Israël ont été importées de l’étranger. Par exemple, en 1969, la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a été importée de la Suisse. L’élevage de cette espèce est un succès avec 420 tonnes produites en  2015. L’élevage de la truite arc-en-ciel a débuté dans les eaux supérieures de la source du fleuve de Dan (qui coule dans le fleuve Jourdan), au nord d’Israël.

 

L’aquaculture en Galilée, Gilboa et dans la vallée du Jourdan est caractérisée par la polyculture en eau douce dans les étangs piscicoles intensifs, les réservoirs pour l’aquaculture d’eaux douce extensive et dans les régions du nord les raceways sont utilisés pour l’élevage de la truite arc-en-ciel.

 

Dans la plaine côtière, la polyculture en eau douce est pratiquée dans les étangs piscicoles intensifs ainsi que dans les étangs d’eau saumâtre et marine pour produire plusieurs espèces marines.

 

Le long de la Côte Méditerranéenne, plusieurs espèces de poissons d’eaux saumâtre et marine sont produites dans les étangs ainsi que dans les cages flottantes. Au Negev et la vallée d’Arava, l’élevage est entrepris dans les étangs d’eaux saumâtre et douce pour des espèces exotiques et celles tolérantes au sel (par exemple le barramundi et le bar) tandis qu’à Eilat, la dorade royale (Sparus aurata) est mise en élevage dans les cages et les étangs.

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La pratique et l’évolution de l’aquaculture en Israël sont étroitement parallèles au développement et à l’établissement de l’État d’Israël lui-même. Contrairement à d’autres industries, l’aquaculture a tiré bénéfice, dès le début, de l’organisation et des relations étroites entre le gouvernement, les affaires, et les institutions de recherche telles que les universités.

 

L’aquaculture israélienne, dans ses débuts, était strictement une monoculture extensive qui se concentrait sur la carpe. Elle s’est rapidement distinguée, malgré le fait qu’elle n’a pas efficacement utilisé les ressources d’eau limitées du pays. Aujourd’hui, la polyculture est le principal système d’élevage pratiqué, où une variété d’espèces sont exploitées (par exemple les carpes, le tilapia, le mulet gris) pour augmenter la production par unité de surface d’élevage. Dans le cas de la truite et plus récemment l’esturgeon, produits le long du fleuve de Dan au nord du pays, l‘élevage se pratique dans les raceways monoculturaux de flux ouverts.

 

La découverte d’importantes ressources d’eau faiblement salée et d’origine géothermiques dans le Néguev et la Arava a permis la création d’une « aquaculture du désert », où 20 fermes piscicoles élèvent des espèces tolérantes au sel, comme la perche barramundi et le bar.

L’une des principales méthodes d’élevage en étang développée actuellement et qui augmente rapidement en volume consiste en l’utilisation des étangs oxygénés couverts, avec de l’eau qui entre et sort de l’étang à travers un réservoir/filtre biologique. Ces systèmes ont engendré des augmentations de production de plus de 400 pour cent et voir même plus dans le cas d’un bassin couvert. Des rendements également impressionnants ont été réalisés dans tout le Negev aride et les régions d’Arava en adoptant les systèmes couverts de «bulle» ou de «tente».

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La recherche récente a mené à la production monoculturale dans les étangs en béton octogonaux en utilisant l’oxygène (l’ozone) et/ou un système de recyclage. L’utilisation adéquate de l’eau a également conduit au développement des systèmes intégrés (dans la région d’Arava) utilisant l’eau géothermique chaude (non potable) qui est ensuite réutilisée dans l’irrigation des fermes agricoles.

 

 

Trois stations de recherche ( Dor, Nir David, et Genossar) ont été créées dans le but formel de promouvoir le secteur aquacole israélien. Ils relèvent du département de la pêche. Leurs principales activités de recherche se concentrent sur l’amélioration des aliments, l’effet de l’ajout de l’oxygène, les systèmes de recyclage, les maladies chez les poissons et les perspectives pour les nouvelles espèces.

La main-d’œuvre travaillant dans l’aquaculture est qualifiée vu la nature fortement technique de l’aquaculture en Israël.

 

 

Souhail Ftouh 

 

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