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Le 31 Janvier 2015, le professeur Claude Sitbon donnera une conférence sur l’immortel  président tunisien Habib Bourguiba devant le Collège Académique de Netanya (Université de Natanya).

 

Mr Sitbon est un des meilleures spécialités de l’histoire de Tunisie en Israël. Écrivain, essayiste, spécialiste des questions du Moyen-Orient, particulièrement de la Tunisie, il est aussi sociologue, ancien président de l’alliance française à Jérusalem et de l’association « Israël-France ». Il était aussi Directeur du Lycée Français de Jérusalem et conseiller du Maire de Jérusalem Teddy Kollek.

 

Mr Sitbon est né en Tunisie et demeure attaché comme beaucoup de juifs israéliens à son pays natal. En 1986, Claude Sitbon organise au musée de la diaspora  (campus de l’Université de Tel Aviv)  l’exposition “De Carthage à Jérusalem”.

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Le 31 janvier prochain il donnera une conférence au Campus francophone de Netanya sur le thème : « Habib Bourguiba : une vie, un destin et un mode de résistance en pays d’Islam ».

Auprès de nos confères du P’tit Hebdo il dit « Je me sens le gardien de mon histoire »

«  La Tunisie est mon pays natal… Habib Bourguiba était un homme intelligent et paradoxal. Il avait une attitude ouverte par rapport aux Juifs (…) » avoue  ce spécialiste des questions du Moyen-Orient et de la Tunisie.

 

Il rappelle qu’en « En 1956, en pleine campagne de Suez, Bourguiba appelle Nasser, alors chef du monde arabe, et l’enjoint à ne toucher à aucun Juifs tunisiens qui se trouvaient au Caire (…) »

 

Il ajoute qu’ «  En mars 1965, il effectue une visite dans le camp de réfugiés de Jéricho. À cette occasion, il déclare que la non-reconnaissance de l’État d’Israël est un leurre ! Bourguiba était légaliste, il pensait, naturellement, que l’on devait respecter la décision de l’ONU. Cette prise de position va lui valoir les foudres du monde arabe : il est exclu de la Ligue Arabe, il devient l’homme à abattre. »

 

Le leader tunisien était connu pour son pragmatisme

 

Habib Bourguiba  fut le seul leader Arabe à voir clair dans le conflit Arabo-Israélien.

 

Dans son discours dans la ville de Jéricho, le 3 mars 1965 le Président tunisien disait :

 

 

« (…) Quant à la politique du « tout ou rien », elle nous a menés en Palestine à la défaite et nous a réduits à la triste situation où nous nous débattons aujourd’hui. »

 

« Nous n’aurions en aucune façon réussi en Tunisie si nous n’avions abandonné cette politique et accepté d’avancer pas à pas vers l’objectif. A chaque pas, à chaque conquête par le peuple tunisien d’une nouvelle position stratégique, la France cédait une partie de ses privilèges ; pour elle, c’était un moindre mal (…)»

 

« Si nous avions, en Tunisie refusé en 1954, l’autonomie interne comme solution de compromis, le pays serait demeuré jusqu’à ce jour sous la domination française. »

 

 

« Nous avons été colonisés par les Français pourtant aujourd’hui nous sommes leurs amis, ils sont nos meilleurs fournisseurs et nos meilleurs clients, pourquoi les Palestiniens et les Arabes ne seraient pas amis avec Israël » ?

 

 

Ce discours du président tunisien était historique… Et il montrait que les Palestiniens sont trop stupides pour l’avoir compris ! Ils sont encore dans le tout ou rien et c’est pour cela qu’ils refusent toute négociation… Chaque refus, mène encore les Palestiniens vers la dégringolade dont ils sont les seuls responsables… Et ça, Bouguirba l’avait bien compris.

Bourguiba c’est aussi le rare dirigeant Arabe qui pendant la seconde guerre mondiale a soutenu sans aucune réserve la France et les alliés contre l’Allemagne qui le sollicitait au fond de sa prison car il savait que les Alliés gagneraient, c’est celui qui a protégé les Juifs des Allemands toujours de sa prison

 

Cet homme ait fait de la Tunisie le pays le moins islamisé et le plus proche des occidentaux. Aujourd’hui, il faudrait des milliers de Bourguiba pour sauver le monde Arabo-musulman.

 

Le professeur Sitbon  demeure optimiste sur l’avenir de La Tunisie : « le statut de la femme, l’importance de la classe moyenne et une économie somme toute bien portante, même si le secteur du tourisme est victime du terrorisme. La société tunisienne est en développement constant : regardez le chemin parcouru depuis l’indépendance en 1956 » dit-il.

 

Souhail Ftouh

 

Soyons tous au RDV le 31.01.2016 Accueil à 19h30 – Conférence à 20h

Collège Académique de Netanya

1, rue de l’Université-Netanya

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