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Selon une étude publiée mardi par l’Institut israélien de la statistique consacrée aux ”Pouvoirs locaux en Israël en 2009″, Jérusalem est la ville la plus peuplée du pays avec 773 000 habitants dont 492 400 Juifs (65 %) et 268 400 Arabes (35 %), presque tous résidents de Jérusalem-Est.

Dans l’aspect démographique, la population arabe a eu une croissance deux fois plus rapide que la population juive, selon les données traitées par Sergio Della Pergola, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem et qui est une autorité en la matière. Ces données mettent en évidence que les familles juives ont en moyenne 2,7 enfants, alors que la moyenne des Palestiniens tournent autour de 4. « Dans une vingtaine d’années, la population arabe vivant en Israël atteindra 30% [contre 20% aujourd’hui].

La croissance rapide été rendue possible par un taux de natalité élevé chez les arabes palestiniens de Jérusalem (27,7 pour 1 000 habitants pour les arabes, contre 20,9 au sein de la population juive).

Selon les projections réalisées par l’Institut de Jérusalem en 2020, on comptera 51% de Juifs contre 49% d’Arabes et en 2035, il y aura autant de Juifs que d’Arabes dans la ville Sainte.

Jérusalem s’est développée principalement vers le nord, vers le sud et vers l’ouest.. Vers l’est également dans une certaine mesure. Elle a grandi jusqu’à devenir une grande métropole. Bientôt, il aura un million d’habitants.

Jérusalem, berceau de la civilisation et de la pensée juive, est la capitale du pays. La loi fondamentale du 30 juillet 1980 stipule dans son article 1er que Jérusalem complète et unifiée est la capitale d’Israël. Divisée pendant la guerre d’Indépendance, la ville de Jérusalem a été réunifiée 19 ans plus tard lors de la guerre des Six jours. Avant cette date les Juifs ont été interdits d’accès à leur le lieux de culte les plus sacrées en territoire juif et en particulier à Jérusalem. Politique d’apartheid largement entériné dans le reste des pays arabes.

En 1967, 2 millions de Juifs et autres gens avaient patiemment fait la queue – parfois pendant des heures et des jours – pour enjamber les gravats et toucher le Mur occidental. Depuis sa réunification cette ville est ouverte à tous les gens et toutes les confessions.

Le mois dernier, la municipalité de Jérusalem a alloué une aide aux populations pour ses habitants arabes en précarité et pour les sans-logis.

Le Premier ministre Binyamin Netanyaou a annoncé, le 22 mars dernier, des investissements à hauteur de 2 milliards de shekels dans le secteur arabe. Le chef du gouvernement a précisé que 800 millions ont déjà été injectés dans le développement des infrastructures dans les transports, le logement et l’emploi.

Nir Barkat, le Maire de Jérusalem, a inauguré, en novembre dernier, un nouvel établissement scolaire pour jeunes filles arabes dans le quartier de Ras El Amoud, dans la partie Est de Jérusalem. Il a rappelé l’engagement de la Municipalité de Jérusalem à promouvoir l’éducation dans tous les quartiers de la capitale.

Depuis 1967 les enfants de la minorité arabe de Jérusalem-Est jouissent du droit naturel de scolarité grâce à la loi de l’enseignement obligatoire. L’Etat et la mairie ont construit des classes pour tous les enfants en âge scolaire.

Ftouh Souhail

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