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Le parc archéologique “le jardin du roi” situé à Silwan, un quartier de Jérusalem-est qui fait face au Mont du Temple, sera bientôt validé par la municipalité.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a tenté de repousser cette décision car ce projet de grande ampleur nécessitera la destruction de 22 maisons illégales de Palestiniens ce qui exapère les Etats-Unis.

Aujourd’hui, l’affaire revient sur le devant de la scène. Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a ddemandé au Premier ministre de donner son feu vert au projet de parc archéologique dit du Jardin du roi, qui doit voir le jour dans le quartier de Silwan, à l’est de la capitale.

Ce projet a déjà reçu l’aval du comité municipal de planification et de construction, mais a suscité de vives protestations internationales, car il prévoit la destruction d’une vingtaine d’habitations palestiniennes illégales (qui précisons le seraient reconstruites un peu plus loin) et la légalisation de 66 autres maisons construites sans permis

Le maire de la capitale, Nir Barkat, a décidé de transformer en jardin national le vaste terrain connu sous le nom de « Jardin du roi ». De nombreux événements de l’histoire du peuple juif se sont en effet déroulés dans ces lieux où le roi David se fixa et établit sa résidence, après avoir régné pendant sept ans à Hébron, la ville des patriarches hébreux. Cette zone se situe en contrebas du sud de la Vieille ville, face à la « Porte des immondices », en contrebas de la route qui permet de traverser la muraille en voiture, là où les autobus déposent les visiteurs. Le parking de guivati, situé lui aussi à proximité du site historique, a été fermé voici quelques années pour faire place à d’imposants travaux archéologiques.

Cette région a été reconnue dans le passé par l’empire Ottoman et par le Mandat britannique comme cruciale et non destinée à la construction, car ils étaient sensibles à son importance. L’occupation jordanienne s’est montrée moins regardante. Paradoxalement, cette région qui tombe sous la désignation de « terrain vert », c’est-à-dire inconstructible, s’est transformée en quartier construit illégalement pendant les vingt dernières années, et qui a commencé parallèlement aux pourparlers qui ont conduit aux accords d’Oslo, les pouvoirs ayant depuis fermé les yeux pendant qu’une centaine de maisons coulaient leurs fondations sur les vestiges du palais des rois de Juda.

Une forte pression exercée tout particulièrement par des organisations d’extrême gauche dont les fonds proviennent en grande partie de l’étranger a étouffé dans l’œuf toute tentative de faire respecter la loi dans cette affaire. Récemment, le maire a annoncé qu’il n’avait pas les moyens concrets de faire cesser ce saccage et de faire respecter la loi quant aux constructions sauvages. Barkat cherche à trouver une solution pratique et à l’amiable, en proposant aux constructeurs des terrains qui ne présentent pas de problèmes juridiques en échange de la récupération des terrains nationaux usurpés.

Le gouvernement de Binyamin Netanyahu doit valider cette proposition, mais il risque de se heurter à un mur d’incompréhension et de haine de la part des Arabes palestniens vivant dans la capitale, ravivé par des éléments politiques. En attendant, le site, bien que partiellement protégé par des associations comme Elad ‘Yr David, qui met en valeur une partie de cette région, en la rachetant à prix fort, et en y rétablissant des habitants juifs tout en mettant en valeur les découvertes archéologiques, ou comme Atéret Yéroushalayim, qui rachète et restaure les habitations du quartier des Yéménites, situé un peu plus haut, continue à subir d’importants dommages irréversibles, sans aucune intervention des instances nationales ou internationales.

Ftouh Souhail

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