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Le Premier ministre Binyamin Netanyahu est opposé à toute réduction du budget de la Défense pour financer des mesures sociales en réponse au mouvement de contestation, rapport, Jeudi 11 août 2011, le quotidien Yédiot Aharonot.

Le chef du gouvernement estime que les demandes de réduction du budget de la Défense ne tiennent pas compte des menaces pesant sur la sécurité du pays, écrit le journal. Mais il est aussi hostile à la demande d’augmentation du budget de la Défense présentée par Tsahal en raison de la crise économique mondiale actuelle, ajoute le quotidien.

Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a évoqué, le 9 aout, la contestation sociale qui agite actuellement Israël. “Ce mouvement de protestation sociale est important et mené de manière responsable. Mais nous sommes encerclés par une mer très agitée au niveau sécuritaire, il nous faut donc agir avec intelligence. Israël n’est pas la Suisse”, a déclaré Ehoud Barak.

Pour Ehud Barak il n’est pas envisageable de couper dans les budgets de défense pour alléger la contestation sociale. Nous ne sommes pas la Suisse a dit Barak. Nous avons besoin de sécurité parce que nous traversons une zone de tempête.

Cette semaine, la commission de la Knesset a autorisé l’Etat à accorder un prêt de 90 millions de shekels aux industries militaires. Cette somme est nécessaire pour payer les salaires des employés et les factures des fournisseurs. Selon les dirigeants des Industries militaires, l’entreprise connaît actuellement des difficultés dues à des “flux de trésorerie”, elle est incapable de rembourser ses dettes qui se montent à un milliard de shekels.

Le budget annuel israélien de la défense est de l’ordre de 13 milliards de dollars, dont 2,7 milliards de dollars d’assistance militaire américaine, soit un peu moins de 7 % du PIB. Avant même l’affaire des navires iraniens, le ministère de la défense avait réclamé une rallonge de 200 millions de dollars. Elle a été validée par la commission de la défense et des affaires étrangères du parlement.

L’incertitude qui règne dans la région impose à l’Etat Juif de relever les défis sécuritaires comme celle du Hamas et de l’Iran, sans oublier la nécessité de broyer la menace du Hezbollah au nord. Le public israélien est un public éduqué, qui connaît l’histoire d’Israël, les problèmes liés à l’actualité et les tensions régionales. Pour répondre à ces menaces, il est important d’analyser bien la situation d’une nation confrontée à un tel risque avant de parler de toute réduction du budget de la Défense. Personne ici ne veut voir Israel dans la même situation qu’avant 1973.

Ftouh Souhail

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