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Au cours d’une visite au Liban, ce mercredi 17 août 2011, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a hissé le drapeau de “l’Etat de Palestine” sur l’ambassade palestinienne à Beyrouth.

Depuis quelques mois L’Autorité Palestinienne, bien que sans Etat, a ouvert plusieurs des représentations à travers le monde.

Mahmoud Abbas, accompagné de Saëb Erekat et Nabil Abou Rodeïna, a officiellement inauguré le 29 juin 2011 l’ambassade palestinienne à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan.

En Décembre 2010, Le président de l’Autorité Palestinienne a posé la première pierre de l’ambassade de Palestine à Brasilia, en présence du représentant palestinien Ibrahim Al-zeben. Quelques jours avant , La Norvège a relevé au poste d’ambassadeur, le diplomate palestinien délégué à Oslo, au grand dam d’Israël qui a protesté en convoquant à Jérusalem un responsable de l’ambassade norvégienne, Bjoran Diswik, pour protester

En Mai 2010, L’Autorité Palestinienne a ouvert une représentation à Berlin en partenariat avec le gouvernement allemand destiné à soutenir la création d’un État palestinien.

En avril 2009, L’Autorité Palestinienne, bien que sans Etat, a ouvert une représentation diplomatique à Caracas, marquant un rapprochement avec le Venezuela. Hugo Chavez est le leader le plus populaire au sein du monde arabe. L’Autorité palestinienne qui dispose de plusieurs représentations en Amérique latine, de Mexico à l’Argentine, a toujours manifesté sa volonté de faire du Venezuela sa “plate-forme dans la région”… Exactement comme le Hamas!

L’Autorité Palestinienne, qui n’a jamais transigé sur son objectif d’éliminer Israël, s’efforce d’obtenir la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien. Une reconnaissance unilatérale qui viole les accords conclus et nuit à la confiance dans les futurs des négociations.

Néanmoins, Le président libanais Michel Sleimane a promis hier que son pays, qui assurera dès le 1er septembre la présidence tournante du Conseil de Sécurité de l’ONU, soutiendra la demande palestinienne d’adhésion à l’Onu, et l’accompagnera jusqu’à son aboutissement.

Le Liban, qui est une traditionnelle base du terrorisme palestinien, accueille de milliers de personnes qui ont été maintenus , depuis plus de 60 ans , dans leur statut de réfugié grâce à l’administration spéciale des Nations Unies créée exprès pour eux, l’UNWRA.

Ce mercredi Abbas a affirmé qu’après l’établissement de l’État palestinien, les ”réfugiés” palestiniens au Liban recevront la nationalité palestinienne et des passeports palestiniens. Lors de cette rencontre avec le président libanais Michel Sleimane, il a souligné qu’il s’oppose à l’installation définitive des ”réfugiés” dans leur terre d’accueil, et que les Palestiniens au Liban ne sont que des ”invités provisoires”.

Cela se confirme donc une fois de plus : les «réfugiés» palestiniens, qui battent des records mondiaux de la fécondité et qui se sont multipliés par quatre ou cinq fois , seront donc une arme de guerre dans ce nouvel ‘’Etat palestinien’’ qui veut poursuivre certainement son objectif historique d’éliminer l’Etat Juif.

Israel a donc le droit de se méfier de cet nouvel État qui accueillera des milliers de personnes subventionnées par l’ONU .En plus de cela , Jérusalem a aussi de bonnes raisons de craindre que la déclaration unilatéralement d’un Etat palestinien entrainera un chaos sécuritaire surtout en Judée-Samarie et à Gaza.

Au cours d’une cérémonie militaire, organisée mercredi soir à Tel-Aviv, le chef d’état-major de Tsahal Benny Gantz a estimé qu’une “déclaration unilatérale d’un État palestinien pourrait provoquer des tensions en Judée Samarie”. “Mais si nous ne faisons rien, nous serons dans une situation encore plus difficile l’an prochain”, a-t-il ajouté.

Le cabinet de sécurité israélien s’est réuni hier sous la direction du Premier ministre israélien pour examiner notamment les retombées militaires de la future demande palestinienne d’adhésion à l’ONU en septembre, a indiqué la radio militaire Galei Tsahal. Les discussions ont porté sur le dispositif de sécurité de l’armée, de la police et du Shin Bet, le service de sécurité intérieure, qui sera mis en place pour faire face à d’éventuelles violences susceptibles d’éclater en Judée-Samarie notamment à l’occasion de la proclamation d’un Etat palestinien.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, a déclaré ce mercredi qu’Israël tentait actuellement de réunir entre 60 et 70 pays pour s’opposer à la demande de reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU en septembre.


Ftouh Souhail

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