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Après que le président de l´Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a essuyé un revers suite au refus des États-Unis de l´appuyer se demande de reconnaissance de l’État palestinien, C’est le tour de l’Europe de refuser les mesures unilatérales palestiniennes.

L’actuel Président de l’Union Européenne, qui est également le Premier Ministre de la Pologne, a déclare ce mercredi 21 septembre 2011 que la sécurité d’Israël ne doit pas être menacée, et ce quel que soit le résultat du vote à l’ONU.

Selon Donald Tusk, plutôt israélophile, la position de son pays sur l’offre palestinienne de reconnaissance unilatérale dépendra de la phraséologie utilisée par les demandeurs. Il note que la Pologne a, depuis plusieurs décennies, de bonnes relations avec les nations arabes, et surtout avec les Palestiniens. Mais il ajoute également qu’il est extrêmement essentiel, pour la Pologne, qu’aucune menace ne vienne planer sur Israël après le vote de l’ONU, qu’il soit positif ou négatif.

En juin dernier le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, s’est quant à lui prononcé fortement contre la création unilatérale d’un Etat Palestinien.

Jerzy Buzek, a fait savoir qu’il s’opposait au projet palestinien de devenir membre des

Nations Unies en septembre. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad dans les Territoires Palestiniens, Buzek a déclaré que se présenter à l’ONU sans un accord avec Israël serait une décision « unilatérale, inutile et dangereuse ».

« Une telle décision serait utile seulement si elle était prise par voie de négociations », a ajouté M. Buzek

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui s’est entretenu avec le président du Parlement européen, en juin 2011, a déclaré au professeur Jiri Buzek, qu’il espérait voir tous les pays en Europe rejeter la proposition des Palestiniens de demander la reconnaissance unilatérale d’un état Palestinien à l’ONU.

Le Premier ministre roumain Emil Boc, a annoncé à Benjamin Netanyahu, en visite à Bucarest début juillet 2011, l’intention de son pays de s’opposer à une déclaration unilatérale d’indépendance palestinienne à l’ONU.

“La Roumanie croit en une solution à deux Etats, via des négociations et non par des actions unilatérales palestiniennes”, a déclaré Boc à l’issue de sa rencontre avec le chef de gouvernement israélien. Netanyahu a obtenu la même garantie de la Bulgarie pour tenter d’arracher un nouveau Non à une reconnaissance d’un Etat palestinien en septembre.

Plus d’une centaine d’eurodéputés se sont déclarés opposés à une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien en septembre à l’Onu. Dans une lettre adressée le 9 juillet 2011 à la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, les eurodéputés de plusieurs pays et de tout l’éventail politique affirment que les mesures unilatérales palestiniennes vont reléguer plus loin encore la paix. ”Nous sommes tous unanimement convaincus que seule seule une solution à deux États négociée peut mettre fin au conflit israélo-palestinien”, écrivent-ils.

Un sondage national en Allemagne, réalisé par Greenberg Quinlan Rosner Research du 12 au 19 janvier 2011 , a montré que 57 pour cent des Allemands s’opposent à ce que le gouvernement allemand reconnaisse la déclaration unilatérale d’un État palestinien.

Le parlement néerlandais a adopté en février 2011 une décision selon laquelle il ne reconnaîtra pas un Etat palestinien déclaré unilatéralement. C’est ce qu’a annoncé aussi le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Uri Rosenthal qui a prononcé le 14 février 2011 un discours dans le cadre de la Conférence d’Herzliya.

Mahmoud Abbas, le chef du soi-disant parti “modéré” arabe palestinien, veut organiser un évènement en grande pompe, ce vendredi 23 septembre, à l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce sinistre individu mène une stratégie qui présente un défi pour L’Europe qui a enfin rejeté le chantage palestinien.

Ftouh Souhail

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