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La revue américaine “The Scientist” vient de publier les résultats d’une enquête visant à établir un classement des meilleurs lieux de travail académique.

Parmi les critères entrant en ligne de compte dans ce classement des institutions universitaires dans le monde : le nombre de publications scientifiques, la mobilisation de fonds pour la recherche, la coopération scientifique et la satisfaction de l’équipe qui compose cette institution, qualité des infrastructures, conditions de vie dans les villes accueillant les centres de recherche.

Deux Instituts israéliens se placent parmi les 10 premiers dans le classement international (tous les pays à l’exception des Etats-Unis): l’Institut Weizmann de Rehovot est à la 2ème place tandis que l’Université Hébraïque de Jérusalem se classe 5ème.

L’Université du Queensland à Brisbane en Australie a décroché la première place. Le premier établissement français est l’INRA Versailles qui se classe en 7ème position.

D’après ce classement annuel 2011 du magazine scientifique “The Scientist“, l’institut Weizmann des Sciences de Rehovot arrive en première place après les institutions américaines, dans le classement des « meilleurs lieux de travail » du monde. L’Institut Weizmann est d’ailleurs un habitué des plus hautes distinctions puisqu’il a déjà été le lauréat de cette étude 2 fois dans le passé.

L’Institut Weizmann est une université de recherche mondialement renommée, située à Rehovot en Israël. L’université est spécialisée en études supérieures de 2e et 3e cycles et seulement dans le domaine scientifique. Créé en 1934 par Chaim Weizmann, l’établissement s’appelait initialement “Institut de recherches Daniel Sieff”. Il fut agrandi et renommé “Institut des Sciences Weizmann” le 2 novembre 1949.

L’institut compte aujourd’hui 2500 étudiants et propose des programmes en mathématiques, informatique, physique, chimie, et biologie, ainsi que de nombreux programmes interdisciplinaires. Deux de ses membres de la faculté de science informatique, Amir Pnueli et Adi Shamir (inventeur du célèbre algorithme RSA), ont obtenu le prix Turing (considéré comme l’équivalent du prix Nobel pour les sciences informatiques). Ada Yonath, Prix Nobel de chimie en 2009, y a fondé le premier laboratoire de cristallographie en 1970.

Le Prof. Shmouel Shafran, de l’Institut Weizmann de Rehovot, a été récompensé à Grenade (Espagne), en juillet 2010 par le Prix Pierres-Gilles de Gennes. Le Professeur Samuel A. Safran se voit récompensé pour ses travaux sur la matière tendre des recherches qui- entre autres- ont pour objet la séparation entre l’eau et le pétrole.

Comme nous le savons, selon les critères établis par l’O.C.D.E. (Israel est menbre depuis Mai 2010) Israël qui consacre 7 985 millions de dollars à ses dépenses de recherche et développement, soit 4,64% de son PIB dont 3,05% sont financés par l’État et 0,75% par les entreprises (données OCDE), reste l’un des pays les plus prolifiques en matière de recherches et d’inventions.

Israël est la plus grande concentration de sociétés de hi-tech dans le monde après la silicone valley. Les Universités, l’Institut Weizman, le Technion de Haïfa sont à la pointe de découvertes cruciales et travaillent avec le monde de l’industrie, ce qui permet une mise en application des découvertes. En janvier 2011 Maire de New York, Michael Bloomberg a écrit une lettre au Président du Technion de Haïfa, le Professeur Peretz Lavie, dans laquelle il invite le Technion à participer à la création d’un institut technologique à New York dont le budget sera d’une centaine de millions de dollars.

Ftouh Souhail

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