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Pendant le festival religieux de Pourim 2011, les célébrations familiales ont foisonné dans les rues de Tel Aviv. A cette occasion, vous retrouvez une diversité époustouflante de déguisements, représentant aussi bien des figures historiques que des hommes politiques contemporains.

Mais à l’heure où Israël et le monde Juif célèbre la fête de Pourim et la victoire des juifs sur le tyran perse Haman, je suis certain que tout le peuple d’Israël reste solidaire avec cette famille d’Iamar massacrée par des barbares assoiffés de sang d’innocents !

Il a été difficile cette année de célébrer la fête de Pourim dans la joie habituelle après le drame qu’ont connu les familles Benichaï et Fogel, qui a ébranlé tout Israël. Quatre des victimes étaient de nationalité française, la mère et les trois enfants.

Le 11 mars 2011, cinq membres d’une même famille ont été poignardés à mort dans leur sommeil, le père, la mère et trois de leurs six enfants, le dernier à peine âgé de trois mois



Les victimes sont cinq membres de la famille Fogel : Udi Fogel, 36 ans, Ruth Fogel, 35, sa femme, Yoav Fogel, 11 ans, Elad Fogel, 4 ans et Hadas Fogel, 3 mois.

Une cérémonie (Haszkara) à la mémoire de la famille Fogel d’Itamar a eu lieu le 17 mars 2011, à la synagogue Yechouroun de Jérusalem, à l’angle des KKL et Keren Hayessod.

Après s’être réunis pour discuter de l’opportunité ou non de célébrer la fête de Pourim, après le massacre de la famille Fogel, vendredi dernier, les habitants de la localité d’Itamar, en Samarie, ont finalement décidé de ne rien changer et d’organiser les célébrations comme prévu “et même davantage, car rien ne pourra nous détruire, nous ne les laisserons pas nous vaincre,” ont-ils affirmé.

Le président de l’Etat, Shimon Peres s’est rendu le 24 mars à Itamar pour une visite de condoléances aux familles Fogel et Ben Yshaï.

“Il n’y a aucun réconfort possible face à cette horreur, face aux assassins d’enfants. Mais cet acte ne nous empêchera pas d’agir pour renforcer encore davantage la sécurité d’Israël,” a ajouté le président.

Les membres de la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense se sont rendus aussi dans le village d’Itamar, très durement éprouvé par le massacre de la famille Fogel.

Le président de la Commission, Shaoul Mofaz (Kadima) a repris une phrase d’Ariel Sharon : « Dans le domaine de la sécurité, la loi pour Itamar est la même que pour Tel-Aviv »

La Commission était accompagnée du général Avi Mizrahi, Commandant de la Région militaire centre, ainsi que du général Nitzan Alon, commandant de la Division Judée-Samarie.

Ils ont été reçus pas le Président du Conseil régional de Samarie, Gershon Messika, qui leur a montré et expliqué comment les terroristes se sont infiltrés dans le village et comment ils sont entrés au domicile des Fogel.

Messika, comme lors des obsèques, a adressé de sévères et justifiés reproches à l’échelon politique : « Il est inadmissible que la sécurité des citoyens israéliens soit négligée pour des raisons politiques, voire faussement juridiques. L’acharnement politique et judiciaire dont font l’objet les habitants juifs de Judée-Samarie ne porte pas seulement atteinte à la construction ou à leur vie quotidienne mais à leur vit tout court ! »

Il a appelé la Commission « à enquêter pour savoir pourquoi le village n’a pas obtenu les moyens nécessaires pour sa protection », et il a appelé le gouvernement « à construire cinq villages en souvenir des cinq victimes de l’attentat ».

Le député Zeev Elkin (Likoud) a également accusé l’Etat de « laxisme » et « de s’être laissé enfermer dans des procédures politico-juridiques par des mouvements et organisations d’extrême gauche ».

De son côté, Dany Dayan, Président du Conseil des localités juives de Judée-Samarie a appelé les députés « à faire en sorte que le gouvernement et Tsahal reviennent à des valeurs positives comme celle de la volonté de combattre et vaincre l’ennemi et le terrorisme »

Quant à la fougueuse députée Tsipi Hotoveli (Likoud), elle a appelé Shaoul Mofaz « à s’unir pour exiger des autorisations de construire afin de transformer Itamar un jour en une véritable ville ». « Il ne s’agit pas d’un problème de droite ou de gauche, mais d’assurer la sécurité des habitants du pays », a-t-elle conclu.

Ftouh Souhail

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