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Près de huit semaines après le début du mouvement de protestation, la contestation sociale se poursuivra par d’autres moyens en Israel.

A l’instar des protestataires contre la cherté de l’immobilier installé boulevard Rothschild à Tel-Aviv, ceux de Jérusalem ont décidé eux aussi de démonter le village de tentes dressé il y a 7 semaines au centre de la capitale. Les leaders de la contestation sociale ont annoncé que le site servira à des activités sociales, des conférences, manifestations…

La municipalité de Tel-Aviv a évacué ce mardi des tentes abandonnées sur le site de la protestation sociale, boulevard Rothschild, boulevard Nordau, boulevard Ben Gourion et dans le jardin Levinsky. Les contestataires ont dénoncé cet abus de pouvoir, accusant les employés de la voirie d’avoir jeté des ordinateurs portables. Des dizaines de militants de ”la révolte des tentes” boulevard Rothschild à Tel-Aviv, ont assailli de quolibets les inspecteurs municipaux chargés d’évacuer les tentes. Des affrontements verbaux ont éclaté. Ils ont qualifié les inspecteurs de ”chiens lâchés par Ron Houldaï (le maire)” et de ”nazis aux uniformes de la municipalité’

Des dizaines de policiers et d’inspecteurs municipaux surveillent l’évacuation de quelques caravanes installées au sein du village de tentes dans le quartier Jessy Cohen de Holon. Quelques troubles ont éclaté. Les tentes dressées sur place dans le cadre de la contestation sociale, n’ont pas été démontées.

Plusieurs militants contre le coût de la vie ont fait irruption au milieu du discours du ministre de l’Habitat, Ariel Attias, à la Conférence de coopération économique régionale à Tel-Aviv.

Ils lui ont lancé ; ”Vous avez eu les policiers, vous ne pourrez nous avoir”, et ”le peuple exige la justice sociale”, avant de quitter la salle de leur propre chef. Enveloppés de drapeaux israéliens, ils avaient déjà interrompu au préalable l’allocution du ministre de l’Industrie et du Commerce Shalom Simhon.

S’exprimant à la Conférence de coopération économique régionale à Tel-Aviv, la chef de l’opposition Tsipi Livni a soutenue les manifestations contre le coût de la vie.

A la base de cette mini-révolution, les israéliens réclamaient tout bonnement une meilleure redistribution des richesses. Depuis au moins deux décennies, la construction de logements bons marchés a cessé et les prix n’ont fait qu’augmenter. Les prix de la nourriture, de l’énergie et des médicaments sont également en hausse alors que les salaires stagnent.

Selon les données transmises lundi 5 septembre 2011 par le Bureau central des statistiques, 35% des dépenses des foyers israéliens vont au financement du logement et de sa maintenance. Toujours selon ces données, les foyers israéliens dépensaient en 2010, en moyenne, 13.496 shekels par mois.

Le ministre des Finances Youval Steinitz a affirmé que la commission Trajtenberg envisage d’étendre l’impôt négatif et ‘aide aux jeunes couples et aux mamans travaillant. Il a toutefois précisé que face à la crise économique mondiale persistante, le gouvernement adoptera une politique responsable et prudente.

La commission Trajtenberg recommandera dans ses conclusions la subvention partielle des crèches pour enfants jusqu’à l’âge de 3 ans. En outre, la commission proposera la gratuité pour les jardins d’enfants municipaux préscolaires. La commission devrait remettre ses conclusions vers le 20 septembre.

Plus de 120 maires ont lancé ce mardi un préavis de grève générale pour dimanche prochain. Le président du centre des Pouvoirs locaux, Shlomo Bohbot, estime pour sa part qu’il y a assez de temps pour éviter cette grève et établir un nouveau programme conjoint.

Ftouh Souhail

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