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La lutte sociale ne semble pas finir en Israel.

Une Nouvelle mobilisation sur Facebook : ce jeudi soir, des convois de véhicules quitteront tous les villages de tentes dressés un peu partout à travers Israël, pour participer à un grand rassemblement conjoint à Yerouham (sud).

Les organisateurs estiment que ”sans justice sociale à Yerouham, il n’y aura pas non plus de justice sociale à Tel-Aviv et Jérusalem”. Vendredi matin, les manifestants poursuivront leur route vers Sdé Boker pour se rendre sur la tombe de David Ben Gourion et allumer une bougie à sa mémoire à 10h.

Alors que ces convois de véhicules se rendront aujourd’hui et demain vers Yerouham et Sdé Boker, ce mercredi 24 août 2011, des centaines de taxis ont roulé au ralenti sur le boulevard Rothschild à Tel-Aviv en klaxonnant pour dénoncer la hausse des tarifs du diesel, qui nuisent gravement à leur profession. Ils pourraient décider de durcir leur mouvement de protestation.

Les responsables de la colère sociale ont appelé hier, par la voix d’une de leurs leaders, Dafni Leef, à la démission de la commission Trajtenberg. Leef fait appel à Binyamin Netanyahu afin qu’il intervienne personnellement dans le conflit.

“Une commission n’est pas nécessaire. Nous demandons une séance extraordinaire de la Knesset, actuellement en congé, consacrée uniquement à ce sujet”, a déclaré Dafni Leef.

La commission Trachtenberg, nommé par le Premier ministre israélien pour trouver des solutions à la vague de contestation sociale qui secoue le pays, s’est réunie ce mardi à l’Institut Van Leer de Jérusalem. Les membres du comité se sont entretenus avec des représentants des différents secteurs afin de discuter des mesures à adopter pour une sortie de crise. A l’ouverture de la réunion, Manuel Trachtenberg, à la tête de la commission, a déclaré: “Nous sommes ici aujourd’hui pour écouter le public. Nous pensons que vos suggestions sont essentielles à l’élaboration de nos prochaines recommandations. ”

L’homme d’affaires et chef du mouvement ”Tout est éducation”, Dov Lautman, a affirmé lors du débat public de la commission Trajtenberg à Jérusalem, qu”’il y a un seul moyen de répondre à la fracture sociale en Israël, c’est de débloquer plus de budget pour l’Education”.

La Knesset s’est réunie ce mardi, en pleines vacances parlementaires, pour une session extraordinaire afin de débattre de la crise sociale et de la situation sécuritaire dans le Sud du pays. “Les problèmes sécuritaires d’Israël ne justifient pas l’injustice sociale”, a lancé la leader de l’opposition, Tzipi Livni, à l’ouverture de la session parlementaire.

Afin de mieux connaître les raisons de la grogne sociale, le professeur Shmuel Shay explique, ce jeundi matin dans le quotidien économique Calcalist, qu’il a effectué un sondage auprès des jeunes dormant sous la tente et a constaté que la première raison du malaise est la peur de l’avenir. En effet, 81% des sondés n’ont pas confiance en l’avenir et estiment qu’ils n’ont pas d’influence sur leur vie quotidienne.

Que les ennemis d’Israel se rassurent donc ; Israël n’est pas en pré-révolution. Les problèmes pouvant être réglés et il est certain qu’ils seront réglés car il le faut. Rien à voir avec le monde arabe où il est trop tard pour régler des problèmes plus majeurs (comme l’absence de la démocratie,la carence de l’Etat de droit, l’ignorance des Droits de l’Homme) qui auraient pu être réglés depuis des décennies.

A présent, il est temps pour Israël de se concentrer sur son défi sécuritaire et diplomatique. Les loups qui entourent Israel sont à ses portes. Israël, depuis plus de soixantaine d’années, vit en état de guerre plus ou moins déclarée avec les palestiniens, avec la Syrie et le Hezbollah notamment.

Ftouh Souhail

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