La firme de ce jeune entrepreneur israélien valorisée à 47 milliards de dollars

La  société WeWork de l’entrepreneur israélien Adam Neumann devait  est valorisée à 47 milliards de dollars  selon Wall Street Journal. Adam Neumann, en tant que cofondateur de We Co,compte devenir le premier trillionnaire du monde.

Le monde des affaires a braqué ses projecteurs sur We Co., la société mère de WeWork, le géant des espaces de co-working cofondé par l’entrepreneur israélien Adam Neumann. L’entreprise qui est née en 2010 est valorisée à 47 milliards de dollars.

L’entrepreneur quadragénaire, qui est né à Tel Aviv le 25 avril 1979, est fils d’Avivit et de Doron Neumann. Il avait passé son enfance dans un kibboutz. Quand il avait sept ans, ses parents ont divorcé. Lui et sa sœur cadette Adi ont déménagé aux États-Unis.

En 1990, après quatre ans passés aux États-Unis, ils sont rentrés en Israël et se sont installés au kibboutz Nir Am.Il a obtenu son diplôme de l’Académie navale israélienne et a ensuite servi en tant qu’officier dans la marine israélienne pendant cinq ans de 1996 à 2001. Il a ensuite fréquenté la Zicklin School of Business du Baruch College à New York.

Neumann et McKelvey ont co-fondé WeWork en 2010, après s’être déjà rencontrés par le biais d’un ami commun. Un intérêt commun pour l’éducation et la conception de la communauté les a amenés à créer Green Desk en 2008, une entreprise d’espaces de travail partagés axée sur la durabilité, qui a servi de précurseur à WeWork.

Le créneau des espaces de coworking

Neumann a déclaré qu’avec WeWork, il avait l’intention de reproduire le sentiment d’appartenance et d’appartenance qu’il ressentait en Israël et qu’il pensait qu’il manquait en Occident.

Créé en 2010 à New York, WeWork avec ses cafés gratuits, ses canapés et ses cloisons vitrées est l’exemple le plus emblématique de lieux de travail partagé apparu dans les années 1990 et devenu ces dix dernières années l’une des grandes tendances de l’immobilier de bureaux.

WeWork permet aux travailleurs autonomes et aux entreprises de louer des espaces de travail réservés sur des tables communes ou des bureaux fermés. Tous ses locataires ont accès à un réseau Wi-Fi, à des salles de réunion et, chose non négligeable, à du café et la bière à volonté.

 

L’entreprise américaine de services de location de bureaux partagés WeWork, est présente dans 27 pays. Fondée à New York en 2010, WeWork loue des bureaux de travail partagés, clés en main, à des entreprises — jeunes pousses ou sociétés établies — ayant des besoins ponctuels. Avec ses bureaux « jazzés », le spécialiste de l’espace de travail partagé se donne pour mission d’aider ses clients à profiter de la vie tout en travaillant.

WeWork s’inscrit parmi les locataires de choix dans un projet d’avant-garde visant une clientèle axée sur des valeurs fortes. Il correspond pleinement à la vision innovante du travail.

Valorisé à 47 milliards de dollars US, WeWork se démarque de ses concurrents locaux grâce à son réseau international d’une cinquantaine d’espaces, qui abritent des locataires comme Snapchat, Instacart et General Assembly aux États-Unis.

Le mastodonte new-yorkais des espaces de coworking compte ainsi 45 000 membres à l’échelle du monde, que les locataires de chacun de ses espaces peuvent contacter grâce à son application mobile. Aux travailleurs mobiles, WeWork offre aussi l’avantage d’être en mesure de réserver une salle de réunion ou d’aller travailler dans les aires communes des autres espaces du réseau, notamment implanté à New York, San Francisco, Berlin, Londres et Tel-Aviv.

Dans le monde entier la demande pour les espaces de coworking est à la hausse. Les bureaux partagés ont la cote dans les grandes villes.

« La demande pour notre produit à Montréal est en augmentation. Nous affichons complet depuis près d’un an », dit dans un entretien Simon Tancredi, directeur de WeWork à Montréal.Elle loge 2600 travailleurs à Montréal actuellement.

Au Canada la Caisse de dépôt et placement du Québec a investi environ 1,3 milliard $ dans un fonds immobilier de cette entreprise américaine. Son plus gros actionnaire est la japonaise SoftBank.

Le holding japonais a déjà investi 10 milliards de dollars américains pour renflouer la trésorerie de WeWork, et envisageait de consacrer un milliard de dollars de plus à l’introduction en bourse.

Neumann est devenu partenaire d’InterCure, une société de cannabis israélienne dirigée par Ehud Barak, ancien Premier ministre d’Israël, en 2018. Neumann a également investi dans EquityBee, une start-up destinée aux investisseurs technologiques, et dans Selina, une société d’accueil.

Adam Neumann s’exprime devant une foule réunie lors d’un événement WeWork au Microsoft Theater à Los Angeles, le 9 janvier 2019.

Adam a par ailleurs un autre objectif en tête : diriger Israël.

« Il a directement dit à au moins une personne qu’il avait notamment pour ambition de devenir Premier ministre d’Israël », écrit le journaliste Eliot Brown.
Neumann vit dans le quartier de Greenwich Village à New York avec son épouse Rebekah Paltrow Neumann, fondatrice et PDG de WeGrow , et leurs cinq enfants, dont deux paires de jumeaux.

En 2018, Neumann a prononcé un discours lors d’un événement organisé par la UJA-Federation of New York, où il a évoqué l’observation du Shabbat chaque semaine avec sa famille et le rôle que le judaïsme a joué dans son développement personnel et professionnel.

En 2012, il s’est associé à Ken Horn de Alchemy Properties et Joel Schreiber et a acheté pour 68 millions de dollars les derniers étages du bâtiment Woolworth, qu’ils ont convertis en condominiums.

Souhail Ftouh