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La journée mondiale du chien, célébrée  cette semaine,  s’adresse bien entendu à l’homme qui se trouve être (heureusement !) le meilleur ami du chien… Son origine, comme c’est le cas pour de nombreuses journées mondiales, est anglo-saxon et elle est fortement soutenue par l’IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux).

 

Diverses techniques sont utilisées dans l’art de la conduite des chiens au sein de  l’unité canine de la police israélienne et aussi à la brigade canine de la police des frontières. Pour les chiens renifleurs formés par la police des frontières l’entraînement dure 24 semaines, et le programme forme 24 chiens tous les six mois.

Dans cet exercice anti-terroriste, la chienne de race berger belge escorte son dresseur face à un agresseur. En véritable garde du corps, la chienne reste près du maitre-chien à chaque instant. Devant, derrière, ou entre les jambes de la personne à protéger, la chienne est formée à de multiples cas de figures.

 

Au moment où le complice équipé d’une combinaison rembourrée fait semblant d’attaquer le maître-chien avec un couteau, la chienne  le stoppe directement en lui mordant le bras, avec une efficacité redoutable.

 

La chienne, très disciplinée, retourne ensuite directement s’asseoir aux pieds de son maître. En plus de détecter des explosifs ou explorer un bâtiment, ces combattants à quatre pattes s’avèrent très utiles pour désarmer et arrêter un terroriste grâce à un dressage intensif.

Le chien, meilleur ami de… la police israélienne !

 

Le soldat “maître-chien”, appelé également conducteur cytotechnicien, travaille en étroite collaboration avec deux types de chien : le chien de défense et d’intervention (patrouille) et le chien de recherche/olfaction.

 

Dans le centre de formation des unités cynotechniques de la police des frontières, le lien entre le chien et son maître (celui qui le dirige) est très personnel. Le soldat reçoit le chien pendant sa formation et passe beaucoup de temps avec lui. Les liens entre chiens et soldats sont très importants lors d’une opération militaire, et font partie intégrante des caractéristiques de l’unité.

 

Dans l’unité ‘Oketz’  (1) qui est une unité qui se spécialise dans la formation et l’entraînement de chiens à des missions spéciales dans toutes les zones et en particulier dans la région de Judée-Samarie, le soldat et son chien interviennent pour : patrouiller, prévenir et lutter contre le terrorisme, rechercher les armes et les munitions et des armes,  les composants et les matières explosives, ainsi que les engins et produits entrants dans la fabrication d’engins explosifs improvisés, patrouiller et comparer les odeurs lors de prélèvements sur une scène  de terrorisme.

La mission opérationnelle de l’unité ‘Oketz’ est de déjouer les tentatives d’attaques terroristes et de protéger les soldats de Tsahal. Chaque chien est entraîné pour avoir une spécialité particulière (attaque, poursuite, localisation de caches d’armes, détection d’explosifs, etc.).

 

L’unité est composée de plusieurs unités : brigades d’assaut en charge de gérer les situations d’enlèvement d’otages, de trouver des personnes recherchées, équipes de poursuite, équipes situées aux points de passage, compagnies d’armement responsables de la recherche de caches d’armes et de la localisation de tunnels, compagnies de sabotage, compagnies d’identification de matières explosives et de détonateurs.

 

L’unité ‘Oketz’  porte un nouveau regard sur la lutte contre le terrorisme.

 

Des soldats en Israël  patrouillent avec, dans leur voiture, un chien. Cela tend à démontrer que la présence de nos amis à quatre pattes porte des fruits sur le terrain. Israël a renforcé depuis des années la présence de maîtres-chiens de patrouilles dans les secteurs à risque.

 

Des mini caméras, comme celles utilisées par les forces spéciales américaines qui ont éliminé Oussama ben Laden, s’ajoutent à l’arsenal de la brigade canine de la police des frontières.Elle est installée sur un chien et permet aux policiers d’évaluer une situation à risque tout en restant à distance.

 

Plusieurs  entreprises en Israël proposent aujourd’hui des caméras assorties d’un gilet pare-balles pour les chiens de la police et de l’armée. Certains de ces équipements ont été utilisés par les forces spéciales de la marine américaine, les Navy SEALs, lorsqu’ils ont traqué l’ancien chef d’Al-Qaïda et son élimination en 2011. Récemment la Pologne a fait l’acquisition de caméras d’une valeur de 20 000 $.

 

Montée sur le dos du chien, cette caméra pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour les soldats sur le terrain. Grâce au chien,  ils peuvent localiser le suspect sans avoir à  exposer

 

L’an dernier,  l’unité ‘Oketz’  a procédé  à 66 arrestations, mais l’ajout de la caméra lui permettra d’être encore plus efficace. L’appareil permettra aux soldats de voir le monde avec la perspective de son chien et de  repérer une menace éventuelle.

 

Le maître-chien sait que ce rôle d’éclaireur fait courir un risque potentiellement mortel à l’animal. La policier des frontières  espère ne jamais connaître cette issue. La protection des chiens est un problème pour lequel  l’unité cherche une solution depuis un certain temps.

 

Des chiens israéliens chargés de la sécurité du Premier ministre indien

 

L’Inde a acheté des dizaines de chiens très entraînés de l’armée israélienne pour renforcer la protection de ses responsables

 

L’année dernière, l’Inde a reçu plus de 30 chiens formés pour la protection du Premier ministre Narendra Modi et d’autres personnalités du pays, a annoncé samedi le Telegraph India.

 

Les chiens, entraînés à attaquer et à renifler des bombes, rejoindront un groupe indien de protection spéciale, chargé de la sécurité des responsables, des anciens Premiers ministres, et des membres de leurs familles, a indiqué le Telegraph.

 

« Les nouvelles recrues à quatre pattes du la police des frontières sont considérées comme les meilleures du monde dans le flair de pièges explosifs», a expliqué au journal un responsable de la sécurité.

 

Les chiens – labradors, bergers allemands, bergers malinois et une autre race « rare » sont aussi très efficaces au combat, a ajouté le responsable.

Israël  aide aussi à améliorer un centre de formation des chiens de la police des frontières indo-tibétaine.

Les médias israéliens avaient estimé qu’un seul chien coûte des dizaines de milliers de dollars à former. Israël exporte aussi des chiens de recherche des personnes disparues, des personnes sous les décombres et des restes humains.

 

Souhail Ftouh

(1)L’unité fut créée en 1974 dans la base de Sirkin, suite à la vague d’attentats terroristes qui frappa Israël au début des années 1970.

 

Centre de dressage des chiens des chiens d’attaque et des chiens renifleurs formés par l’unité canine de l’armée israélienne, Oketz.

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