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Un parlementaire iranien a reconnu que son pays avait le savoir et la capacité pour fabriquer l’arme atomique, mais ne le fera jamais. C’est la première fois qu’un haut responsable politique iranien reconnaît les capacités de la République islamique dans ce domaine.

Gholamreza Mesbahi Moghadam a ajouté que l’Iran peut facilement produire de l’uranium hautement enrichi utilisé pour fabriquer la bombe atomique, mais n’a pas adopté cette politique.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé ce dimanche qu’il est impossible de stopper le programme nucléaire iranien.

”Est aveugle quiconque pense que l’on peut stopper le développement scientifique en Iran en éliminant des scientifiques iraniens. Sachez que si vous éliminez un scientifique, des centaines de milliers le remplaceront”, a-t-il déclaré dans un discours prononcé à l’occasion de la Journée nationale du nucléaire. ”L’industrie nucléaire est une locomotive qui peut tirer derrière elle d’autres industries. (…) Nous devons poursuivre sur cette voie”, a-t-il ajouté.

De sa part la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exhorté l’Iran à étayer ses affirmations selon lesquelles l’islam interdit les armes de destruction massive (ADM) et à accepter un programme qui prouvera que Téhéran n’a pas l’intention de développer l’arme nucléaire. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué la semaine dernière au président américain Barack Obama que lors de ses discussions avec les Iraniens, ils ont accepté que l’islam interdit la détention d’armes nucléaires.

Entre temps , l’administration Obama va demander à l’Iran de fermer le réacteur nucléaire de Fordo, mis en activité récemment, et de le démanteler rapidement, affirmait samedi le New York Times. Le président américain, en coopération avec ses homologues européens, compte relancer le dialogue avec l’Iran sur son programme nucléaire controversé. Cette offre de dialogue, qualifiée par Barack Obama de ”dernière chance de règlement diplomatique”, prévoit d’exiger l’arrêt de la production iranienne d’uranium enrichi et l’évacuation du pays des réserves existantes du minerai.

Les négociations nucléaires entre l’Iran et les puissances du groupe 5+1 reprendront samedi à Istambul, a annoncé lundi le porte-parole de la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

L’Iran n’acceptera aucune condition préalable à la reprise, samedi prochain, des discussions avec les grandes puissances sur son programme nucléaire, a répété lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi. Les Etats-Unis attendent des autorités de Téhéran qu’elles cessent leur programme d’enrichissement de l’uranium à un niveau de 20% et qu’elles ferment la centrale souterraine de Fordow.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a averti que l’arme nucléaire aux mains de l’Iran ou une lutte au sujet de son programme nucléaire; déstabilisera la région. ”Les pays de la région subiront les conséquences d’un Iran nucléaire”, a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Défense Ehoud Barak a évoqué une éventuelle frappe contre l’Iran dans une interview à la CNN. Selon lui, une décision sur la question ne sera pas prise dans les prochains jours, mais il est toutefois impossible de patienter des années jusqu’à la décision.

”Nous considérons le programme nucléaire iranien comme un défi pour le monde entier, pas seulement pour Israël. Nous sommes persuadés qu’il sera beaucoup plus compliqué, beaucoup plus dangereux, et bien plus onéreux de faire face à l’Iran s’il possède l’arme nucléaire, que ce soit en termes de vies humaines ou de ressources économiques”, a-t-il affirmé dans l’émission GPS qui doit être diffusée ce dimanche 8 avril 2012.

Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a appelé dimanche à la fermeté le groupe des Six qui doit reprendre la semaine prochaine les discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire. “Si les 5+1 fixent un seuil plus bas, en demandant seulement d’arrêter d’enrichir à 20% par exemple, cela signifie que les Iraniens auront gagné à bas prix le droit de continuer leurs programmes militaires, un peu plus lentement mais sans sanctions”, a affirmé M. Barak dimanche sur CNN. “Ce serait un changement total de direction, pour le pire”, a-t-il insisté.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a évoqué ce dimanche les discussions sur le nucléaire iranien qui vont débuter vendredi prochain à Istanbul avec les 6 grandes puissances. Lors d’un entretien avec son homologue italien Mario Monti, il a affirmé :

”Notre politique à l’égard de l’Iran n’a pas bougé, et c’est aussi ce qui se passera lors des discussions. Nous suivrons de près les discussions. Les revendications à l’égard de l’Iran doivent être claires : retirer tout matériau enrichi, arrêter l’enrichissement et démanteler la centrale de Qom”. ”Nous avons déjà vu que l’Iran utilise ces discussions pour nous mener en bateau”, a-t-il ajouté.

Des drones de surveillance furtifs de la CIA ont pénétré profondément à l’intérieur du territoire iranien il y a trois ans et pris notamment des photos du site nucléaire secret de Qom avant de retourner à leur base, a rapporté samedi le Washington Post. Le journal ajoute que, lors du premier vol de ce type, trois ans plus tôt, les analystes de la CIA et d’autres agences américaines ont guetté le moindre signe indiquant que l’appareil, un RQ-170 Sentinel, avait été détecté par la défense aérienne iranienne.

Ftouh Souhail

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