L’armée israélienne décide l’acquisition des nouveaux avions ravitailleurs de Boeing

 

L’avion ravitailleur Pegasus KC-46A conçu par Boeing va bientôt rejoindre La Force aérienne israélienne. Israël a montré son intérêt pour l’achat de 3 avions-citernes permettant le ravitaillement en vol.

Après plus de cinq décennies, l’armée israélienne a décidé, au beau milieu des contraintes budgétaires, de remplacer ses vieux avions de ravitaillement.

A la Kyria, le quartier général de Tsahal à Tel-Aviv, on n’a pas donné d’estimation du coût des achats pour Heil Haavir.

Un colonel de l’armée de l’air, anonyme dans l’article, évoque que le ravitailleur Pegasus KC-46A doit servir d’atout principal pour les 30 prochaines années pour les forces aériennes qui disposent des nouveaux F-35.

« Je suis dans l’armée israélienne depuis près de 31 ans et j’ai combattu dans plusieurs guerres, » dit-il. Selon lui les ravitailleurs Pegasus KC-46A pourraient représenter un véritable avantage pour Tsahal. Si, dans un futur conflit, l’Etat juif agira dans des missions lointaines des bases aériennes.

En effet, l’Etat juif se doit d’avoir la possibilité d’effectuer à tout moment un raid aérien sur les installations nucléaires de la République islamique. Et un avion-citerne est obligatoire pour réaliser une telle mission.

L’armée de l’air israélienne possède une petite flotte d’avions-citernes permettant le ravitaillement en vol. Des Boeing KC-707 surnommés Reem en hébreu.

Le problème de ces avions est leur âge : la quarantaine passée, ils ne devraient plus pouvoir servir encore longtemps. L’armée de l’air veut les remplacer par les KC-46 chez Boeing. Elle doit recevoir ses 3 premiers appareils d’ici 2022.

Il s’agira d’une étape importante pour la prochaine génération d’avion citerne de Tsahal qui permettra aux aviateurs israéliens de commencer les essais opérationnels et la formation au pilotage à la base de McConnell dans le Kansas.

Les KC-46A ont une capacité de carburant maximale de 212 000 livres (plus de 96 000 kg). Les appareils sont construits dans les locaux de Boeing à Everett dans l’Etat de Washington.

Israël suit les décisions de l’US Air Force et envisagerait de faire le même choix pour remplacer sa flotte vétuste. Mais l’avion est cher, environ 180 millions de dollars l’unité.

L’US Air Force a réceptionné en janvier 2019 son premier KC-46, ouvrant la voie à la livraison, avec plus d’un an de retard, de cet avion ravitailleur qui doit remplacer des appareils en service depuis la guerre froide. L’avionneur américain doit fournir en premier lieu 52 appareils.

La flotte américaine devrait ensuite atteindre 179 appareils.Le montant du contrat s’élève a 49 milliards de dollars (44 milliards d’euros).Les KC-46A doivent remplacer l’ancienne flotte de KC-135 “datant de l’ère Eisenhower.

L’appareil de Boeing avait été choisi par l’US Air Force en 2011 après une compétition féroce avec son rival européen Airbus, pour remplacer le KC-10 (un DC-10 modifié entré en service en 1981) et le KC-135, un ravitailleur encore plus vieux, entré en service en 1957 et dont l’exemplaire le plus récent a été livré en 1965.

En décembre 2018 le Japon passe une commande pour deux exemplaires destinés a la force aérienne d’autodéfense japonaise, le second devant être livré en 2021.

Souhail Ftouh