Le Cap-Vert cherche les investisseurs et les touristes israéliens


Visite de José Da Silva Gonçalves, Ministe du Tourisme cap verdien en Israël, reçu par Yariv Levin, son homologue israélien

Les professionnels israéliens du tourisme cherchent à diversifier leurs produits en incluant des destinations relativement peu connues des israéliens, à l’image du Cap-vert.

Le Cap-Vert, ou Cabo Verde, est un État insulaire composé d’un archipel d’îles volcaniques. Il est situé au large de la côte nord-ouest de l’Afrique. Il est réputé pour sa culture créole afro-portugaise.

José Da Silva Gonçalves, le Ministre du Tourisme cap verdien a été reçu par Yariv Levin, le ministre israélien du Tourisme, à Jérusalem. Plusieurs professionnels du tourisme et acteurs de la filière étaient présents.

Un échange de points de vue et des concertations au sujet des questions d’intérêt commun ont été prévus lors de cette visite.Les moyens d’activer les échanges et ses mécanismes ont été également à l’ordre du jour.

Les responsables du Cap-Vert savent que le rapprochement avec Israël est indispensable pour consolider les liens avec les Etats-Unis dans le domaine de la diplomatie économique.

 

Le Cap-Vert cherche le savoir-faire israélien associé à la dynamique de son économie

Après des années de politique budgétaire contracyclique, les indicateurs de croissance du Cap-Vert s’améliorent et l’archipel intensifie sa diplomatie économique.

Avec un taux de croissance supérieur à 4% en 2018, et les Cap-Verdiens ambitionnent d’approcher les 7% de croissance en 2021. Ce pays est aujourd’hui classés à la 129e position du Doing Business et il veut entrer dans les 50 premiers pays du classement et dans les 5 premiers pays insulaires d’ici 2021.

Le Cap-Vert devra faire face à de lourds défis avec une dette publique d’environ 133% selon le FMI, infrastructures et régime fiscal défaillants, dépendance à l’aide internationale, à la diaspora, au tourisme et chômage élevé. Mais IL dispose d’une stabilité sociale et politique et d’indicateurs socioéconomiques très encourageants.

Le Cabo Verde Trade Invest veut soutenir les investissements dans l’archipel.L’agence assure la promotion, la diffusion, la coordination, la facilitation et le suivi des opportunités d’investissement au Cap-Vert, mais aussi les exportations de biens et de services sur les îles. A travers cet outil, il veut intégrer le Top 3 des agences de l’Afrique subsaharienne dans le classement du Global Investment Promotion Benchmarking (GIPB, NDLR), publié par la Banque mondiale.

Les Cap-Verdiens cherchent à créer un environnement des affaires favorable au niveau douanier, fiscal ainsi que des structures d’appui à l’investissement.Par ailleurs, ses ambassades sont dotées de services de promotion pour l’investissement et ils menent des stratégies de participations dans les salons internationaux.

Aujourd’hui, les habitants des 15 pays de l’Afrique de l’Ouest circulent déjà librement, y compris les Cap-Verdiens. Ce pays est membre de la CEDEAO et de l’ECOWAS. Le Cap-Vert préside le groupe des petits Etats insulaires africains (PIED, NDLR). Son économie est spécifique, marquée par l’étroitesse de son marché.

Les Cap-Verdiens développent des politiques de formation et d’éducation afin que le Cap-Vert puisse travailler avec les groupes étrangers qui souhaitent externaliser leurs services, quel que soit le secteur d’activité

Les Cap-Verdiens assurent également la promotion de l’agro-industrie et ils travaillent sur la création d’un hub aérien sur l’Ile de Sall pour 2020, afin que le pays devienne un prestataire de service en matière de transport aérien au niveau international.

 

 Magique et souvent magicien, le Cap-Vert sait être enchanteur

Attirer davantage de touristes au Cap-Vert et diplomatie économique

Le Cap-Vert est un pays attractif qui a vu ses Investissements directs étrangers se démultiplier depuis 2000 et le tourisme a été le levier de cette croissance. Certaines îles comme Sall ou Boa Vista sont devenues très prisées en quelques années…

Il y a davantage de Cap-Verdiens de la diaspora (700 000) que sur les îles (500 000). Les transferts de la diaspora représentent 20% du PIB, juste derrière l’économie du tourisme.

La diaspora du côté de Boston, aux Etats-Unis, est aujourd’hui la première ville cap-verdienne au monde, avec 350 000 Cap-Verdiens (150 000 à Praia, la capitale du Cap-Vert, NDLR). Par ailleurs, beaucoup de retraités de la diaspora américaine se sont récemment installés sur les îles de Fogo ou de Braga. La mobilisation de la diaspora a commencé aux Etats-Unis

Ce pays a lancé un programme dès le préscolaire jusqu’à la fin de l’enseignement supérieur, afin que les Cap-Verdiens âgés de 15-20 ans maîtrisent les technologies numériques, mais aussi 5 langues : le portugais, l’anglais, le français, l’espagnol et le mandarin.

Précisément, le secteur des services représente 72 % du PIB (1,6 milliard de dollars en 2016), porté par le tourisme et les services financiers.

Ce pays cherche des investisseurs pour sa nouvelle une zone de développement économique sur l’île de Sao Vicente pour permettre au pays de se doter des infrastructures nécessaires à la promotion de l’industrie liée à la mer qui comporte non seulement la pêche et l’exploitation des ressources halieutiques, mais aussi la recherche scientifique.

Par ailleurs, Le Cap-Vert accueille depuis 2015, le Centre des énergies renouvelables et d’entretien industriel (CERMI, NDLR) dont le siège est basé à Praia, où il développe des capacités techniques et scientifiques qui permettent déjà d’atteindre des résultats significatifs, car 25% de leur énergie est totalement renouvelable. Ils ont également fixé pour objectif de faire de Brava, une île 100% renouvelable…

Souhail Ftouh