Le Congrès juif ibéro-américain honore Le roi Felipe VI d’Espagne, avec le Prix Shalom

 

La semaine dernière, à Buenos Aires, le roi Felipe VI d’Espagne s’est vu remettre le prix Shalom par le Congreso Judio Latinoamericano (Congrès juif ibéro-américain). C’est le deuxième Prix juif obtenu par ce roi d’Espagne qui règne depuis 2014.

Selon la presse espagnole, Le Congrès juif ibéro-américain a remis le prix au monarque lors d’une cérémonie à Buenos Aires.

« Restaurer le lien ancestral avec les Juifs espagnols revient à restaurer une partie de l’âme de l’Espagne », a affirmé le roi durant la cérémonie, organisée à l’hôtel Four Seasons de la capitale argentine.

Son prix lui a été remis à la suite des efforts de l’Espagne pour restituer leurs droits civiques aux descendants des Juifs séfarades expulsés lors de l’Inquisition.

Le prix vise à promouvoir la paix et bâtir des relations pacifiques entre les peuples.

En 2016, le roi Felipe VI s’était déjà vu remettre le prix Lord Jakobovits de la communauté juive européenne pour ses efforts « extraordinaires » de correction des erreurs passées.

La Conférence des rabbins européens avait honoré Felipe du prix pendant une cérémonie organisée au palais El Pardo de Madrid. Pinchas Goldschmidt, rabbin de Moscou et président de la Conférence des rabbins européens, avaient félicité les efforts « extraordinaires » de l’Espagne pour rectifier ses erreurs passées contre les juifs.

En 2016, l’Espagne a voté une loi sans précédent qui accorde la nationalité aux descendants des centaines de milliers de juifs qui ont fui l’Espagne après 1492, quand l’Eglise catholique et la cour royale du pays ont institué une campagne de persécution, de conversions forcées au christianisme et de dépossession contre les juifs, l’Inquisition espagnole.

Des responsables espagnoles avaient déclaré qu’ils avaient adopté la loi du retour séfarade pour corriger une erreur historique. A ce jour, plus que 6000 candidats à la nationalité espagnole ont été naturalisées depuis la promulgation de la loi en 2016.

Dans une période où l’antisémitisme est en hausse dans toute l’Europe, l’Espagne a pris des mesures pour que les juifs se sentent accueillis. Non seulement Madrid avait reconnu l’expulsion, ce qu’elle a appelé une ‘erreur historique’, mais elle a mis en place les mesures pour a corriger.

Felipe VI avait déclaré que c’était le « devoir [de son pays] au nom de la justice » de travailler à la réanimation de la vie juive en Espagne.

« L’Europe a besoin de la contribution inestimable de ses communautés juives, parce que nous avons besoin d’être honnêtes et respectueux de nos valeurs et de nos origines judéo-chrétiennes », avait-t-il déclaré.

Les juifs argentins

En dépit du fait que beaucoup de Juifs Argentins ont quitté leur pays natal depuis le début des années 2000, l’Argentine regroupe la plus importante communauté juive d’Amérique latine que on l’estime à 300.000 membres.Le Judaïsme en Argentine a toujours été “très Sioniste”.

Il ne faut pas oublier que dans les années 50 et 60, les Mouvements Sionistes –Mefalsim, Hatzerim, Nahal, Shlosha…-, très actifs auprès de la jeunesse juive argentine, ont été le principal moteur du Judaïsme argentin. Ces Mouvements Sionistes ont contribué grandement à une Aliya importante des Juifs Argentins. Une Aliya idéologique porteuse d’un très grand idéal.

Les Mouvements Sionistes ont joué aussi un rôle très important dans le processus de création du Réseau d’Écoles de la Communauté juive d’Argentine.

L’excellence de l’enseignement de l’hébreu est certainement l’un des grands atouts du dynamique Réseau scolaire juif argentin. La Culture sioniste est aussi transmise aux élèves qui fréquentent les Écoles israélites.La Michna est enseignée d’un point de vue national,comme étant une valeur nationale fondamentale du peuple juif.

Ces jeunes, dont la majorité ont un haut niveau d’Éducation, constituent l’avenir du Judaïsme argentin.

Les crises économiques récurrentes qui affligent l’Argentine n’ont jamais sonné le glas du Judaïsme argentin.L’Argentine n’a jamais été un pays antisémite.Chaque fois qu’un acte antisémite a été perpétré, la société civile et le Gouvernement argentins l’ont condamné vigou-reusement. Comme dans n’importe quelle autre société où vivent des Juifs, les Juifs Argentins doivent être aussi aux aguets parce que le spectre macabre de l’antisémitisme resurgit.

Souhail Ftouh

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