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Le ministre de la Défense Ehoud Barak a salué la décision du Congrès américain d’approuver l’octroi de 235 millions de dollars d’aide au ministère de la Défense. L’aide sera utilisée pour le développement et la mise en œuvre des programmes antimissiles.

D’ici 2015, Israël pourrait achever la conception de son système de défense antimissile entamée il y a 10 ans, a confié à RIA Novosti un ancien responsable du ministère israélien de la Défense, Uzi Rubin.

“Le nouveau système de défense permettra de multiplier les tentatives d’interception de missiles – essentiellement balistiques – dotés d’armes de destruction massive”, a-t-il déclaré.

Au moment où se dessine un contentieux gazier avec le Liban autour de l’exploitation du gisement Leviathan, l’armée israélienne semble avoir pris les devants. Déterminée à maitriser les cieux, elle s’apprête à dévoiler la teneur d’un programme de défense antimissile dont le coût avoisinera 2,3 milliards de dollars. Le « plan d’urgence national » est censé fournir à l’Etat hébreu une protection hermétique contre tout type de menace aérienne : des missiles balistiques aux roquettes de courte et moyenne portée.

L’establishment israélien de la défense a présente en juillet 2011, un plan impressionnant faisant d’Israël le pays le plus sécurisé du monde face aux menaces que constituent les roquettes et missiles balistiques.

Le Plan National d’Urgence (PNU) comprend l’élaboration et la production du système de défense antimissiles les plus avancées au monde, pour un cout de fabrication de 2 milliards d’euros.Ces fonds ne seront pas uniquement puisés du budget de la défense. Le nouveau système devrait être mis en place en 2015, au moment même où l’Iran serait capable de produire des ogives nucléaires.

Les États-Unis ont accordé des fonds pour l’effort d’Israël, dont certains viendront du budget alloué pour l’achat de jets furtifs F-35, dont la production a pris du retard. Le plan est composé de quatre niveaux de protection contre les missiles balistiques et longue portée, ainsi que des roquettes à courte portée.

Le « Plan d’urgence national » avait été évoqué une première fois par le ministre de la défense Ehoud Barak.Il se découpe en quatre niveaux. Le premier d’entre eux concerne le système Arrow-3, un missile d’interception exo-atmosphérique conçu spécifiquement pour neutraliser les menaces balistiques iraniens de type Shihab 2 et 3. Le Arrow-3 sera officiellement testé en 2012 puis opérationnel en 2015, conformément au plan. Il sera installé sur les trois lanceurs antimissiles – de type Arrow-2 – déjà installés au centre du pays. Les missiles Arrow-2, destinés à neutraliser les engins qui ont déjà pénétré l’atmosphère, constitueront le deuxième niveau de défense anti-aérienne mis au point par Tsahal.

Le troisième niveau du bouclier israélien est présenté comme le plus important. Il prévoit d’apporter une réponse à la menace posée par les missiles de croisière et les roquettes de moyenne portée. Pour y parer, Tsahal entend s’appuyer sur le système David’s Sling (« Fronde de David »), en mesure d’intercepter tout vecteur d’une portée de 70 à 250 kilomètres. Les missiles M-600 syriens et les Fajr iraniens seront ses cibles de prédilection.

Le quatrième et dernier niveau du bouclier antimissile israélien se composera du système Iron Dome (« Défense de fer ») qui, à ce jour, est opérationnel et a déjà permis l’interception d’une dizaine de missiles Grad tirés depuis la frontière de Gaza sur le sud d’Israël. Aux deux batteries existantes, 11 autres seront produites d’ici 2015. Leur déploiement permettra d’assurer la défense des localités frontalières du nord et sud d’Israël. Là aussi, le soutien financier américain s’avère décisif puisque le Pentagone va prochainement injecter 205 millions de dollars. En contrepartie, l’ensemble des systèmes de défense israéliens sera relié aux satellites américains.

Ftouh Souhail

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