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FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié, mardi 12 avril 2016, son rapport périodique sur “Les perspectives de l’économie mondiale“.

 

 

Le FMI a revue à la hausse ses prévisions de croissance pour Israël, pour 2016, soit à 2.6% contre. En 2017, ce taux pourrait atteindre 2.8%, prévoit l’institution monétaire internationale.

 

Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, publié  la semaine dernière à Washington, le FMI a prévu une amélioration du taux d’inflation en Israël, soit de 1,9% en 2015 à 1.3% en 2016 et à 1% en 2017.

 

Selon les projections du rapport le PIB israélien va progresser de 2.8%  en 2016 à 3% en 2017. Le prix de la consommation baissera de 0.1% en 2016 et montera de 0.9 en 2017. Le chômage reste sous la barre de 5.3% en 2016 et 2017 (page 42 du rapport).

 

Le FMI classe aussi Israël parmi les pays  où l’indice de vulnérabilité de l’immobilier résidentiel est supérieur à la médiane des pays avancés à l’instar de l’Australie,                 l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Espagne, la France, le Luxembourg, le Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Portugal,  Hong Kong, le Royaume-Uni et la Suède (page 8 du rapport).

 

Les estimations du FMI pour Israël indiquent aussi que la politique budgétaire doit soutenir la croissance à court terme et accroître la production potentielle à moyen terme en encourageant la création d’emplois et en stimulant la productivité, notamment grâce à l’innovation.

 

 

Dans ce rapport Israël est classé parmi  les 28 pays avancés (Allemagne, Australie, Autriche, Belgique,Canada, Corée, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, province chinoise de Taiwan, Région administrative spéciale de Hong Kong, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suède, Suisse).

 

Le FMI prédit une croissance économique faible au niveau mondial

 

Globalement, le FMI indique, dans son rapport, que l’économie mondiale continue à croître, mais à faible allure, ce qui l’expose davantage aux risques. Il prévoit des taux de croissance mondiale de 3,2% en 2016 et 3,5% en 2017, soit une révision à la baisse de 0,2% et 0,1%, respectivement, par rapport à la mise à jour de janvier 2016.

 

Dans une récente allocution, la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a rappelé que la reprise est encore trop timide, trop fragile, et que cette faiblesse persistante risque d’avoir des répercussions dommageables sur le tissu social et politique de nombreux pays.

 

«Moins de croissance, cela signifie moins de droit à l’erreur», a déclaré Maurice Obstfeld, Conseiller économique et Directeur du Département des études du FMI.

 

«Une croissance anémique persistante laisse des séquelles, qui ont pour effet de ralentir la croissance potentielle, et, du même coup, la demande et les investissements», a-t-il ajouté.

 

Face à ces perspectives en berne, il importe de réagir avec vigueur, a souligné M. Obstfeld, ce qui implique une stratégie plus énergique sur trois fronts, alliant des mesures structurelles, budgétaires et monétaires.

 

«Si les décideurs nationaux perçoivent clairement les risques auxquels leurs pays sont tous exposés et agissent ensemble pour s’y préparer, cela pourra avoir des effets positifs considérables sur la confiance à l’échelle mondiale» a ajouté M. Obstfeld.

 

 

Dans la zone euro, la faiblesse de l’investissement, le haut niveau du chômage et la fragilité des bilans pèsent sur la croissance, d’où une prévision modérée de 1,5 % cette année et de 1,6 % l’an prochain.

 

Dans le contexte actuel de croissance au ralenti, les risques qui pèsent sur l’avenir sont désormais plus prononcés, soutient l’institution. Ils concernent :

 

  • Un retour des turbulences financières, qui entamerait la confiance. Par exemple, une nouvelle volée de dépréciations des taux de change de pays émergents pourrait aggraver la faiblesse des bilans des entreprises et une forte diminution des flux de capitaux pourrait entraîner une compression rapide de la demande intérieure.
  • Une période prolongée de cours pétroliers en berne pourrait aggraver les perspectives de déstabilisation des pays exportateurs de pétrole.
  • Un ralentissement de l’économie chinoise plus marqué que prévu actuellement pourrait avoir de graves retombées internationales sur le commerce, les cours de matières premières et la confiance et entraîner un freinage plus généralisé de l’économie mondiale.
  • Des crises qui ne sont pas d’ordre économique — liées à des conflits géopolitiques, à des dissensions politiques, au terrorisme, aux flux de réfugiés ou aux épidémies mondiales — menacent un certain nombre de pays et régions et pourraient, si elles ne sont pas maîtrisées, avoir de fortes répercussions sur l’activité économique mondiale.

 

Du côté positif, la récente baisse des cours pétroliers peut stimuler la demande des pays importateurs de pétrole plus fortement qu’on ne le prévoit actuellement, notamment dans l’éventualité où les consommateurs penseraient que les prix resteront bas plus longtemps.

 

Les Perspectives de l’économie mondiale mettent en avant une approche sur trois fronts, au moyen de leviers qui se renforcent mutuellement, à savoir  des réformes structurelles,  un accompagnement budgétaire reposant sur des mesures génératrices de croissance concernant tant les recettes que les dépenses, et une relance budgétaire en cas de besoin et si les marges de manœuvre le permettent et des mesures de politique monétaire.

 

 

Les réformes qui s’accompagnent d’une relance budgétaire seront particulièrement utiles à ce stade, notamment en réduisant les taxes inefficientes qui pèsent sur le travail, en augmentant les dépenses de recherche-développement et en encourageant les politiques actives du marché de l’emploi (réformes visant à permettre aux chômeurs de retrouver un emploi, grâce par exemple à des programmes de formation professionnelle).

 

Selon le FMI les réformes du marché des produits — qui visent à promouvoir la concurrence entre les entreprises et à faciliter la création d’entreprises ou à attirer les investissements — doivent être mises en œuvre énergiquement, car elles dopent la production même dans une situation de faiblesse macroéconomique, sans grever les finances publiques. Dans la mesure du possible, la compression des indemnités de chômage et l’assouplissement de la protection de l’emploi doivent s’accompagner d’initiatives qui en compensent l’impact à court terme sur les catégories vulnérables.

 

 

Enfin, selon le FMI il est crucial de renforcer le secteur financier afin de créer un contexte dans lequel les politiques monétaires, budgétaires et structurelles puissent avoir le maximum d’efficacité.

 

La présente édition des Perspectives de l’économie mondiale signale que les décideurs se doivent aussi d’établir des plans d’urgence et de concevoir des stratégies collectives pour l’avenir, au cas où les risques baissiers se matérialiseraient. Il est également crucial de poursuivre la coopération en vue de fortifier le filet de sécurité financière et le régime réglementaire mondiaux, pour préserver la résilience du système international et financier.

 

Souhail Ftouh

 

 

 

 

 

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