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Dans l’édition 2017 de l’indice sur la transparence et l’accessibilité des données gouvernementales, l’Etat hébreu arrive à la tête du classement posture dans la région MENA et au Moyen-Orient.

 

Taiwan et l’Australie sont les leaders mondiaux. Le rapport livre un aperçu global de l’état d’ouverture des données gouvernementales dans 94 pays à travers le monde.

 

Israël a dominé le Moyen-Orient comme l’Etat le plus transparent parmi les pays de la région en ayant 41 ème place dans le monde en matière des données libres et ouvertes, la participation citoyenne par le numérique et les villes intelligentes.

 

Le Global Open Data Index (GODI) est l’indice de référence mondial annuel pour la publication de données gouvernementales ouvertes, géré par l’Open Knowledge Network.

 

L’Open Data Index est déterminé sur la base de critères comme la bonne volonté du gouvernement, sa capacité de mise en œuvre, les impacts de la politique de la transparence et l’accessibilité des données. L’évaluation mesure si les données existent sous forme numérique, sont accessibles au public, gratuites et en ligne.

 

Cette enquête sur le crowdsourcing mesure l’ouverture des données ouvertes gouvernementales. En ayant un outil géré par la société civile, GODI crée des idées précieuses pour les gouvernements afin de comprendre où ils ont des lacunes en matière de données. Elle montre également comment rendre les données plus utilisables et plus performantes. GODI fournit donc des commentaires importants que les gouvernements manquent habituellement.

 

Durant les 5 dernières années, GODI a révisé sa méthodologie pour répondre aux besoins et les changeants du mouvement des données ouvertes. Cette année, ils ont changé leur conception complète de l’enquête en ajoutant des questions expérimentales pour évaluer la capacité et la facilité d’utilisation des données. L’utilisation de définitions de données plus précises augmente la fiabilité de comparaison entre pays.

 

 

« L’ouverture des données gouvernementales conduit à la démocratie, la responsabilité et l’innovation », déclare Katelyn Rogers, fondateur et président  du GODI. Il reconnait la volonté de plus en plus marquée des gouvernements de s’investir pleinement dans l’open Data et les appelle à aligner discours et actions.

 

 

Israël  fait promouvoir l’ouverture des données publiques.

 

 

Le gouvernement  israélien  a adopté, à l’instar des précurseurs que sont les États-Unis et plusieurs pays d’Europe, les principes d’un gouvernement ouvert qui, grâce aux nouvelles technologies, permettent une plus grande transparence des données gouvernementales, une participation citoyenne plus active ainsi qu’une collaboration améliorée entre les employés de l’État.

 

À ce jour, une centaine de jeux de données ont été libérés sur le portail https://www.gov.il/ on y trouve notamment les données du système électronique d’appel d’offres, le paiement des impôts et taxes, l’Alya et l’intégration, lois, règlements, les tribunaux, le pouvoir législatif et judiciaire etc…

 

Le potentiel de réutilisation de ces données par la société civile va du développement d’applications conviviales et innovatrices à la recherche et développement ainsi qu’au data-journalisme.

 

 

C’est sans doute là le point fort de l’expérience de l’Etat Juif qui a rempli son objectif de départ vers une administration publique transparente.

 

C’est notamment sous l’impulsion  du gouvernement  qui s’est engagée en 2011 sur la voie de l’ouverture des données, créant un groupe de travail, une table de concertation puis, en 2012, une politique officielle.

 

Jérusalem voulait que l’écosystème des données ouvertes se développe et que les synergies se renforcent, afin que les îlots d’expertise se transforment en une intelligence collective et démocratique au service des israéliens.

 

Les données ouvertes sont un puissant outil pour mieux comprendre le fonctionnement de l’administration publique, mais également pour mieux agir sur celle-ci.

 

 

Bien qu’Israël ait accompli beaucoup de choses en cinq ans, il reste beaucoup à faire pour rendre l’administration  plus ouverte. Plusieurs villes comme Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa et Ashdod veulent  une entente prévoyant l’adoption, dans un esprit d’ouverture et de collaboration, d’une licence commune d’utilisation de leurs données ouvertes.

 

En plus de cette future licence, les grandes villes et le gouvernement   israélien vont s’engager à standardiser leurs jeux de données afin de favoriser un accès simplifié aux développeurs et faciliter la conception d’applications universelles réutilisables par les citoyens.

 

À titre d’exemple, des applications développées à partir des données ouvertes de la Ville de Petah Tikva telles que la localisation des stationnements ou des travaux routiers en cours pourront être fonctionnelles dans chacune des autres villes.

 

L’adoption prochaine des villes israéliennes d’une licence commune d’utilisation des données ouvertes multipliera les occasions de collaboration et ouvrira la porte à une exploitation encore plus poussée de ces précieuses données, qui sont à la base du concept de ville intelligente.

 

En compagnie de ses pairs du milieu municipal et du gouvernement israélien, la ville  de Tel-Aviv  veut rendre cette initiative d’avenir possible avec l’aide de la communauté des développeurs et des citoyens intéressés.

 

Tel Aviv, ville intelligente et numérique, fait une démarche de  revalorisation de ses données publiques

En ce début de 21e siècle, Tel Aviv est résolument entrée dans l’ère du numérique.

 

En 2012, la Ville de  Tel –Aviv en collaboration avec des entreprises spécialisées et des développements sur le Web a fait une une démarche de revalorisation de ses données publiques qui a mené, en mars 2013, au lancement de son portail de données ouvertes.

 

Plus de 30 jeux de données y sont actuellement disponibles sur des sujets aussi variés que les grands événements, les bornes de stationnement ou les réseaux cyclables.

 

Tel –Aviv est aussi la première ville en Israël à rendre disponible sur son site Web l’information sur les dépenses électorales des élus, dans un format accessible et réutilisable.

 

La mairie de la Ville a adhéré, à l’instar de plusieurs autres administrations à travers le monde, au mouvement d’uniformisation de la licence d’utilisation et de standardisation des données ouvertes.

 

Il est indéniable que dans une volonté de transparence que la Ville  de  Tel-Aviv veut participer à l’entente d’une licence commune d’utilisation des données ouvertes. La capitale économique du pays a ouvert son portail de données en  2013 pour répondre davantage aux attentes des citoyens et pour faire un pas de plus vers la transparence dans les activités municipales.

 

Souhail Ftouh 

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