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De nouvelles manifestations ont éclaté ce samedi dans plusieurs localités de Bahreïn à la veille du Grand Prix de Formule Un, rapportent des activistes. Selon un journaliste, quelque 7.000 personnes ont manifesté dans Diraz, réclamant des réformes démocratiques dans ce pays majoritairement chiite dirigé par une élite sunnite.

Plus de 10.000 chittes ont manifesté vendredi contre le régime de Bahreïn, ce vendredi, au premier jour des essais du Grand Prix de Formule 1.

Les contestataires ont durci leurs manifestations à l’occasion de ce rendez vous sportif mais les troubles sont restés limités aux villages chiites éloignés du circuit de Sakhir, où les essais ont commencé vendredi.

“La police tire des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes”, a déclaré un opposant, Sayed Yousif al Mouhafda par téléphone. “Je peux voir des centaines de personnes. Les combats continuent.”

Le patron de l’écurie Mercedes en Formule 1, Ross Brawn, estime qu’il faut prendre le temps, après le GP de Bahreïn, de “réfléchir calmement” à la décision qui a été prise de disputer quand même cette course, contestée par une partie de la population bahreïnie. L’ingénieur britannique a aussi répondu aux élus britanniques qui avaient demandé à leurs compatriotes Lewis Hamilton et Jenson Button de boycotter ce GP de Bahreïn.

Annulé la saison dernière en raison des tensions politiques dans le pays, le Grand Prix de Bahreïn a été maintenu cette année. . La FIA a assuré que la course se déroulerait dans de bonnes conditions de sécurité, même si des manifestations ont eu lieu ces derniers jours. Les pilotes et les écuries, un temps réticents, ont finalement décidé d’y aller.

Le royaume du Golfe centre d’une agitation politique depuis un an. Les chiites du Bahreïn, jusqu’à présent largement apolitique, se sont radicalisées face aux sunnites lors du récent soulèvement, accentuant le risque de violences confessionnelles dans ce petit royaume du Golfe.

Le soulèvement chiite à Bahreïna été mis en scène par seulement 12 pour cent de la population qui vit dans une riche région pétrolifère. Le roi de Bahrein a annoncé avoir déjoué un complot l’an dernier. Il a indirectement accusé l’Iran, pays à majorité chiite, d‘être derrière les troubles qui secouent son pays depuis la mi-février 2011. Les autorités iraniennes ont opposé un démenti catégorique.

Ftouh Souhail

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