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Le Kenya a demandé à Israël de l’aide dans la mise en place d’unités de lutte contre le terrorisme. Ceci, afin de lutter contre les organisations terroristes liées à Al Qaïda qui oeuvrent sur son terrain et sont impliquées dans plusieurs attentats perpétrés récemment.

Quatre soldats kényans ont été blessés dans une fusillade ce week-end avec des insurgés islamistes somaliens, cinq semaines après l’envoi des premières troupes kenyanes en territoire somalien.

Le Kenya est engagé dans une geurre contre les islamistes somaliens shebab, une milice affiliée à Al-Qaïda. Pour Nairobi la menace posée par les shebab constitue un ennemi commun au Kenya et à la Somalie et elle doit être combattue conjointement, avec l’aide de la communauté internationale.

Mi-octobre de l’armée kényane est entré pour neutraliser les insurgés shebab. Il s’agit de la première intervention militaire officielle en Somalie des forces kenyanes depuis le début de la guerre civile en 1991.

L’intervention intervient après le kidnapping de quatre ressortissantes étrangères au Kenya, dont la française Marie Dedieu. Les milices islamistes shebab sont soupçonnées de ces ces enlèvements.

Le Kenya accuse al-Shabab d’avoir enlevé plusieurs personnes de son territoire depuis Septembre – y compris une femme âgée français qui souffrait d’un cancer. Les Autorités françaises disent qu’elle est morte depuis en Somalie.

Les combattants islamistes somaliens qui ont adopté un ton menaçant envers les troupes envoyées du Kenya. Al-Shabab nie toute implication dans les enlèvements et a juré de se venger contre le Kenya pour l’envoi de troupes en Somalie. Il a accusé l’armée kenyane de tuer des civils.

Le mois dernier, un homme du Kenya, Elgiva Bwire Oliacha, a été traduit devant un tribunal de Nairobi, il était un membre d’Al-Shabab. Il a plaidé coupable et il a reconnu d’avoir mener des attaques à la grenade contre un arrêt de bus et une discothèque dans la ville, laissant un mort et 29 autres blessés.

Les shebab combattent depuis près de cinq ans le fragile gouvernement de transition somalien soutenu à bout de bras par la communauté internationale.

L’activité des forces kényanes, qui sont entrées en Somalie le 14 octobre, est coordonnée par le gouvernement fédéral de transition (somalien) à la poursuite des islamistes shebab. L’armée kényane a revendiqué avoir mené plusiers raids aériens contre les insurgés islamistes, qui contrôlent aujourd’hui la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie.

Les forces gouvernementales somaliennes et kényanes affirment avoir continuer à progresser vers les bastions islamistes du sud du pays.

Nairobi et Mogadiscio souhaitent également que “des troupes supplémentaires de (la force de l’Union africaine en Somalie) l’Amisom soient fournies pour être installées dans les zones libérées du sud de la Somalie”.

Le Kenya, partenaire stratégique de l’État hébreu, a demandé officiellement à Israël l’aide dans la mise en place d’unités de lutte contre le terrorisme. Une cinquantaine d’experts israéliens vont être opérés sur place.

Des unités “d’élite” de l’armée israélienne seront envoyés sur place pour offrir leur compétences aux forces armées kényanes. Selon des sources en Israel, l’autorité de l’Etat-major va chargé des éléments de Sayeret Matkal ( qui est l’une des principales unité de forces spéciales de l’armée israélienne) de l’entraînement et la formations des équipes kényanes pour des “missions spéciales” (attaque, poursuite, localisation de caches d’armes, détection d’explosifs, etc…) contre les organisations terroristes liées à Al Qaïda qui ouvrent sur son terrain et sont impliquées dans plusieurs attentats perpétrés récemment.

Ses unités spécialisées orientées dans “la lutte antiterroriste” vont aussi former l’armée kényane pour mener à bien le blocus du port de Kismayo (sud), fief des rebelles islamistes shebab qui est à plus de 500 km au sud-ouest de Mogadiscio.

Une flottille multi-nationale patrouille déjà au large de la Somalie pour notamment tenter de combattre les actes de piraterie, qui sont une menace contre les voies maritimes commerciales dans cette région stratégique.

“Constamment, le Kenya a montré une attitude très positive envers Israël et Israël est prêt à aider” ont fait savoir les responsables israéliens.

Cette excellente initiative de Jérusalem pour apporter son aide à Nairobi vient dans le cadre de la nouvelle alliance Israel-Afrique. Les israéliens sont reconnaissants pour les kényans qui se sont toujours comportés avec les israéliens en vrais amis. Déjà, le 4 juillet 1976, si le Kenya n’avait pas donné son accord préalable aux avions israéliens pour se ravitailler chez eux après le raid d’Entebbe, la mission n’aurait jamais pu être menée.

Ftouh Souhail

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