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Le Maroc qui vit une nouvelle ère de démocratie a interdit un numéro spécial du magazine français “l’Express” montrant une image du prophète Mahomet.

L’hebdomadaire a voilé le visage du prophète dans une tentative pour ne pas froisser les musulmans, qui considèrent toute représentation du prophète comme blasphématoire.

Le porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a indiqué que « toute représentation explicite du prophète était interdite au Maroc. »

Le directeur de la rédaction de “L’Express”, Christophe Barbier, a quant à lui déclarer que cette interdiction était « incompréhensible » puisque l’équipe avait pris soin de voiler le visage du personnage.

“L’Express” a mentionné sur son site Web « protester avec vigueur contre cette censure. » .Le numéro de 95 pages contient toutefois d’autres images du prophète, celles-là à visage découvert.

En fait on est ici face aux mêmes exigences que dans l’affaire des caricatures, puis de Charlie Hebdo. L’incendie criminel qui a détruit le siège de Charlie Hebdo, début novembre 2011, etait motivé d’une représentation du prophète Mohamet, désigné comme rédacteur en chef du journal satirique pour l’occasion.

En 2008 encore, les lobbies religieux ont exigés le retrait de la « Représentations de Mahomet » sur Wikipedia.

Au fil du temps, les attaques contre les libertés ont trouvé différents chemins pour s’exprimer.Les pays musulmans voudraient que le monde libre se plie aux lois qui ne le concernent pas.

Le Maroc, connu jusqu’ici par une certaine tolérance , voit dans la pratique cette tolérance se rétrécir peu à peu sous l’influence du courant conservateur . Le parti de la Justice et du développement (PJD) avait remporté les élections législatives organisées le 25 novembre 2011, les premières depuis l’instauration d’une nouvelle constitution.

Sur fond de grands bouleversements dans le monde arabe, le nouveau gouvernement marocain dirigé par le Parti de la justice et du développement, première formation islamiste à la tête du pays, imposera un contrôle strict les libertés et les mœurs. Il compte notamment lutter contre la diffamation de l’islam dans les instances régionales et internationales.

Ftouh Souhail

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