Le ministre israélien de l’Économie invité à la conférence “Startup Nations Ministerial” au Bahreïn

Le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, a reçu une invitation officielle de Bahreïn adressé au ministre de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, pour visiter Manama. Le ministère a confirmé que M. Cohen avait été invité à participer à une conférence internationale à Manama, la capitale bahreïnienne, sur la promotion des initiatives technologiques entre les nations.

Une invitation officielle a été adressée pour la participation du ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, à la conférence “Startup Nations Ministerial” au Bahreïn. Cette conference sera l’occasion pour passer en revue les possibilités d’agrandir les relations d’affaires et d’accélérer le rythme des échanges économiques.

Le rapprochement entre les israéliens et les pays du Golfe ne cesse de s’intensifier ces dernières semaines.

Après les visites officielles de plusieurs dirigeants israéliens ces dernières semaines à Oman et aux Emirats arabes unis, le ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, a été officiellement invité, à participer à la conférence “Startup Nations Ministerial” qui se tiendra à Bahreïn.

De hauts responsables du monde entier sont attendus à ce congrès où les participants travailleront sur l’identification de nouveaux outils politiques visant à stimuler les initiatives technologiques entre les pays.

Lors de cette visite officielle, le ministre Cohen et sa délégation vont assisté à plusieurs rendez-vous avec des officiels du plus haut niveau de l’économie mondial. Il s’agit de la cinquième édition de cette initiative de la Banque mondiale et du Global Entrepreneurship Network. La conférence s’était tenue à Milan, Istanbul, Johannesburg et Medellin les années précédentes.

La visite du Ministre de l’Economie de l’Etat d’Israël, M. Eli COHEN au Bahreïn 

Le ministre israélien, qui est aussi  ancien Maître de conférences à la faculté de gestion de l’Université de Tel Aviv, va présenter le potentiel de la “Silicon Wadi ” israélienne aux pays arabes du Glofe. Israël compte plus de 320 multinationales étrangères. La plupart sont américaines et présentes sous la forme de laboratoires de recherche et développement (R&D).A leur tour, de plus en plus de groupes asiatiques, notamment chinois, s’intéressent désormais au marché israélien.

Le dynamisme de la “start-up nation ” – un surnom d’Israël – intéresse les pays arabes du Golfe. Les Israéliens sont de très bons entrepreneurs dans le secteur florissant du high-tech, et l’économie du pays connaît ”l’une de ses meilleures périodes”, se félicite Eli Cohen. A 4 %, le chômage est à un plus bas historique. L’endettement est contenu, la croissance solide et les exportations progressent.

Le ministre israélien de l’économie Eli Cohen, qui est aussi Membre du Lobby des petites et moyennes entreprises en Israël, va appeler les pays arabes du Golfe à unir leurs forces pour investir dans le développement de l’éducation technologique et profiter des domaines tels que la mobilité intelligente et la numérisation.

La participation d’Eli Cohen- en photo- à la conférence interviendra après la visite historique du Premier ministre Benyamin Netanyahu à Oman, à la venue de la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, à Abu Dhabi, de la visite du ministre des Communications, Ayoub Kara, à Dubaï, et de la venue du ministre des Transports et du Renseignement, Yisrael Katz, à Oman.

Saeb Erekat de l’Autorité palestinienne a déclaré qu’aucun État arabe ne devrait normaliser ses relations avec Israël, alors que Bahreïn invite le ministre israélien de l’Economie à cette conférence. Le plus ridicule dans cette déclaration est que le Ministre Cohen et son homologue palestinien, Abeer Odeh, Ministre de l’Economie de l’AP, vont se rencontrer à Manama pour renforcer la coopération économique entre l’AP et Israël.

Le royaume Bahreïn, pays insulaire situé entre l’Iran et l’Arabie saoudite, est un régime sunnite  modéré avec une population majoritairement chiite. Bahreïn compte 1,4 million d’habitants, dont près de 50% sont des travailleurs étrangers, et est dirigé par le roi Hamad Ibn Isa al-Halifa.

En 2017, le roi de Bahreïn avait lancé une invitation à mettre fin au boycott arabe d’Israël. À la fin de la même année, une délégation de Bahreïn de l’association “This is Bahrain” s’est rendue dans l’État Juif. La visite a coïncidé avec l’annonce par Donald Trump que Jérusalem était la capitale d’Israël.

Le Jerusalem Post avait publié à la fin de l’année 2017 que le roi de Bahreïn participait à une cérémonie au Jewish Holocaust Memorial Centre (Holocaust) à Los Angeles. Il avait déclaré qu’il déplorait le boycott d’Israël par les États arabes et qu’il permettrait à ses citoyens de visiter l’État juif.

Le roi avait prononcé ces mots devant le rabbin Abraham Cooper, président du Simon Wiesenthal Center de Los Angeles, lors d’une cérémonie interconfessionnelle au cours de laquelle il a déclaré qu’il déplore la haine et la violence religieuse.

Le prince héritier de Bahreïn, Salman bin Hamad Al Khalifa, a rencontré des responsables israéliens, notamment l’ancien président de l’État d’Israël, Shimon Peres, au Forum de Davos.

En 2015, pour la première fois depuis 1948, les lumières de Hanoukka ont été célébrées dans la capitale bahreïnienne. Le roi Hamad bin Isa Al Khalifa du Royaume de Bahreïn avait tenu une réunion au palais royal de Manama le deuxième jour de la fête des lumières, à laquelle avaient assisté de nombreux religieux, où le roi Hamad a rencontré le rabbin Moshe Levin avant d’allumer des bougies du chandelier juif (Menorah).

En 2009, une première délégation bahreïnienne est arrivée à Tel Aviv.

En 2007, le ministre des Affaires étrangères, Khaled Khalifa, avait révélé que son homologue israélienne de l’époque, Tzipi Livni, avait proposé d’établir des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu, mais avait dû « reporter l’initiative ».

En 2005, quand Bahreïn a signé un accord commercial avec les Etats-Unis, il avait annoncé son retrait définitif  du boycott des pays arabes d’Israël. En 2006, le Bahreïn avait aboli le bureau du boycott.

Souhail Ftouh