| More

Les autorités tunisiennes ont interdit la diffusion de deux films, notamment « The Post » du célèbre réalisateur Steven Spielberg, en accord avec le boycott par Tunis de tout produit en lien avec Israël.

M. Spielberg- en photo – figure sur la liste noire du Bureau central de boycottage de la Ligue arabe, pour avoir donné un million de dollars à Israël pendant la guerre de 2006 entre l’Etat hébreu et le Hezbollah au Liban.

Par ailleurs, le réalisateur juif avait filmé certaines scènes de son oeuvre magistrale, « La Liste de Schindler » à Jérusalem.  Ce film avait été interdit aussi par de nombreux pays arabes et musulmans à sa sortie en 2013, notamment en Tunisie.

« The Post » a été interdit en raison des pressions des lobbies anti-israélien. Il y a eu des protestations qui ont poussés à le retirer des salles tunisiennes pour éviter tout problème avec L’Union générale tunisienne du travail ou UGTT qui est la principale centrale syndicale de Tunisie.Ce syndicat est à la tête des mouvements antisémites du pays. Le film avait été critiqué il y a quelques jours par un communiqué de la Campagne pour le boycott d’Israël en Tunisie.

Le ministère tunisien de la Culture est chargé de gérer la censure des films, des livres et des pièces de théâtre.

The Post réunit à l’affiche Meryl Streep et Tom Hanks. Il revient sur la publication inédite en 1971 par le Washington Post de documents confidentiels du Pentagone, exposant des mensonges des Etats-Unis en lien avec la guerre du Vietnam.

 

Un autre film, la production australienne « Jungle », qui raconte la descente aux enfers d’un voyageur israélien incarné par Daniel Radcliffe, a vu sa licence retirée dans les salles en Tunisie.

Le ministère de la Culture refuse la diffusion du film car il traite d’un « voyageur israélien » et l’une de ses productrices est israélienne.

« Jungle » retrace le périple tragique de l’aventurier israélien Yossi Ghinsberg, égaré dans la forêt amazonienne en Bolivie en 1981.

En Tunisie les productions artistiques perçues comme donnant une image positive de l’État Hébreu et provoquent toujours de houleux débats.

En juin 2017, Tunis avait interdit aussi la diffusion du film américain Wonder Woman, incarné par l’actrice israélienne Gal Gadot.
Plus récemment, le chanteur tunisien Mohsen chérif avait eu des pressions pour avoir chanter en Israël avec des musiciens israéliens.

Souhail Ftouh 

Leave a Reply

*