| More

bléssé syrien

Le nombre de civils syriens blessés et soignés en Israël augmente chaque jour. Au cours des derniers jours, une dizaine de civils sont arrivés discrètement dans les hôpitaux israéliens proche de la frontière de la Syrie pour rejoindre leurs compatriotes qui y sont déjà soignés.  Israël, qui partage une frontière avec la Syrie au niveau du plateau du Golan, accueille généreusement les victimes syriennes.

La majorité des syriens accueillis en Israël sont traités au Centre médical Ziv à Safed ou au Centre médical de Galilée occidentale à Nahariya. Certains ont également été transportés à l’hôpital Poriya près de Tibériade.

Le Dr Yaakov Ferbstein, directeur de l’hôpital de Poriya, assure que les patients syriens sous sa responsabilité reçoivent exactement le même traitement que les autres.

“Cet hôpital ne fait aucune distinction quant à l’identité et l’origine des blessés. Nous donnons les meilleurs soins possibles à tous les patients blessés”, a-t-il déclaré à Aroutz 10.

Ici les médecins sont Druzes, Musulmans, Chrétiens ou Juifs.

Au nord-est d’Israël, au cinquième étage de l’hôpital de Safed, dans une chambre de taille modeste avec vue sur le lac de Tibériade, une mère syrienne et sa fille de 8 ans ont accepté de témoigner.

« J’espérais venir en Israël », explique en arabe la femme, dont les propos sont traduits par une infirmière chrétienne qui travaille dans la même salle.

La famille est originaire de la région de Deraa, dans le sud-ouest de la Syrie.

« Nous étions chez nous et essayions de nous mettre à l’abri du bombardement, raconte la mère. Plusieurs personnes sont mortes ; d’autres, comme nous, ont été blessées. Je ne sais pas comment je suis arrivée ici. » 

Pendant que la mère et sa fille déjeunent un jeune homme syrien, lui aussi, débarque d’une ambulance militaire. Sa jambe est cassée à plusieurs endroits. Il raconte qu’on lui a tiré dans le ventre il y a quelques mois. Il se met à gémir de douleur lorsqu’on le transfère en salle de réanimation, où les docteurs lui parlent en arabe.
 

L’arabe est l’une des langues de travail de l’hôpital de Safed, en plus de l’hébreu. Ici, dans les hôpitaux israéliens toutes les indications et les affiches sont en arabe, car c’est une langue officielle ici. (Rien de tout cela n’était vrai pour les noirs sous l’apartheid en Afrique du Sud de Desmond Tutu).

Ces six derniers mois, dans une relative indifférence arabe , prés de 600 Syriens ont été hospitalisée en Israël. De nombreux autres ont été soignés dans un hôpital de campagne militaire dont l’emplacement est tenu secret, mais qui se trouve près de la frontière israélo-syrienne. Ces blessés ont été renvoyés en Syrie.

L’identité des syriens traités sans l’État Hébreu est toutefois tenue secrète car ils risqueraient de subir des représailles à leur retour dans leur pays où leur famille pourraient être inquiétées. Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre puis qu’aucun accord de paix n’a jamais été signé entre eux.

Depuis le mois de février 2013, plus de 600 civils syriens ont été admis dans des hôpitaux israéliens pour recevoir des soins. Beaucoup de cas moins graves ont également été traités par les équipes médicales israéliennes dans un hôpital de campagne de Tsahal installé sur le plateau du Golan.

Les autorités israéliennes assurent qu’elles offriraient des soins dans le cadre d’une aide humanitaire, tout en s’efforçant de rester en dehors de la guerre civile syrienne, qui a fait d’ores et déjà plus de 110.000 morts depuis mars 2011.

Pour une fois, la géographie semble être plus importante que les frontières politiques : les syriens des deux camp viennent se faire soigner jusqu’en Israël, dans des chambres les unes à côté des autres.

Le seul pays qui aide ET soigne les syriens sans faire du bruit, c’est Israël mais chut, ne le répétez pas…

Sans blague !? Ils ne craignent plus les “sionistes” !?

Souhail Ftouh

Leave a Reply

*