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La pression internationale sur l’Iran dans la crise nucléaire s’intensifie, mais cela ne semble pas empêcher le régime des ayatollahs d’inviter des ”responsables amicaux” de la République islamique.

Le Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh a entamé ce lundi une tournée dans les pays arabes qui le mènera en Iran, au Koweït, au Qatar et à Bahreïn. Il devrait demander une aide financière à ces pays pour restaurer la bande de Gaza et renforcer sa position en tant que candidat à la tête du bureau politique du Hamas.

Le président iranien Ahmadinejad a envoyé une lettre au chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, pour l’inviter à effectuer une visite officielle à Téhéran pour les 3 ans de l’opération ”Plomb durci”, ou plutôt pour ”l’anniversaire de la victoire de la résistance lors de la guerre de Gaza”, telle qu’elle est dénommée là-bas. Information rapportée par la deuxième chaîne de télévision privée israélienne Aroutz 2.

Cette visite intervient à un moment délicat pour les iraniens, mais aussi pour le Hamas.

La présidence danoise de l’Union européenne a réussie à faire passer un nouveau train de sanctions européennes musclées décidé contre l’Iran en raison de son programme nucléaire, visant non seulement le secteur pétrolier mais aussi la banque centrale.

L’Union européenne devrait mettre en place un embargo pétrolier à l’encontre de l’Iran d’ici le début du mois de juillet 2012, après une période de transition permettant aux pays les plus concernés de s’y préparer. Cette proposition a été mise sur la table par les Danois, qui président l’UE au premier semestre 2012.

Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne etait organisée le 23 janvier 2012 au cours de laquelle de nouvelles sanctions ont été décidées à l’encontre de l’Iran. Les pays de l’Union européenne ont conclu aussi, le 19 janvier 2012, un accord de principe pour interdire une grande partie de leurs transactions avec la banque centrale d’Iran afin d’assécher les sources de financement du programme nucléaire du pays, selon une source diplomatique.

Le Hamas est aussi en mauvaise passe. Cette organisation terroriste est soutenue depuis des années par l’Iran, allié de Damas. Mais son financement – jusqu’à 300 millions de dollars par an fournis par Téhéran – serait bloqué depuis août dernier alors que la République islamique est soumise à des sanctions internationales visant son programme nucléaire.
Suite aux évènements qui secouent la Syrie, tous les membres de l’appareil militaire du Hamas ont quitté la Syrie pour la Turquie, le Liban et le Qatar. En raison du chaos qui règne dans le pays, le quartier général du Hamas en Syrie est entrain de quitter ce pays rapporte le quotidien en langue arabe Al Hayyat, édité à Londres. Seuls quelques responsables politiques du mouvement terroriste palestinien seraient encore à Damas, selon Al Hayyat. Khaled Mechaal, dirigeant politique du Hamas, a aussi dans les faits abandonné ses bureaux à Damas.

Ftouh Souhail

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