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Des protestations ont éclaté en Tunisie dans de nombreuses régions du pays, engendrant des actes de vandalisme et de pillage. Ces manifestations ont été déclenchées par un appel à annuler la Loi de finances 2018 et contre la cherté de la vie et le chômage des jeunes.

Des communistes et des parties anarchiques de la gauche tunisienne ont envoyés des casseurs munis d’armes blanches qui s’attaquent aux propriétés publiques et privées. Les manifestations qui ont débuté le 8 janvier 2017 à la base, pour protester contre la cherté de la vie, se sont transformées en confrontations directes avec les forces de l’ordre, plusieurs groupes ont ensuite attaqué des magasins, des postes de polices, des agences bancaires !

Hamma Hammami, le porte-parole du Front populaire, semble préparer un plan pour provoquer la sédition et le chaos alors que ses militants ont causé de l’instabilité dans toutes les régions du pays.

Les réseaux sociaux restent un moyen redoutable pour ces anarchistes pour passer leur message. Le Front populaire appelle à la tenue de législatives et présidentielle anticipées en appelant à poursuivre la révolte contre la hausse des prix.

La centrale syndicale tunisienne,UGTT, a encouragé aussi les gens à sortir dans la rue. Les agendas sont établis au moins 6 mois à l’avance, en fonction des évènements. Les manifestants ont brandi plusieurs slogans à l’instar de : « Le peuple veut l’abrogation de la Loi de finances, le peuple réclame la chute du régime, ni peur, ni crainte, le pouvoir appartient à la rue »

La police a été attaquée par des gens qui portaient des armes blanches et des Molotovs au moment où des pages Facebook appelaient à la violence.

La machine Facebook a tourné à plein régime, a dit le porte-parole du ministère tunisien de l’Intérieur, Khalifa Chibani. Il a en outre rappelé que le pays est actuellement en état d’urgence et que « tous ceux qui ont participé à des actes de vandalisme seront punis par la loi ».

Le porte-parole du ministère a également énuméré les postes de polices brulés ainsi que les différents magasins et succursales de banques saccagés, avant de souligner qu’il s’agit d’actes de vandalisme qui n’ont rien à voir avec des manifestations pacifistes. 93 ont été arrêtés et on compte des blessés parmi les forces de l’ordre.

Des condamnations unanimes de la violence de la gauche

Plusieurs partis politique et les membres de la coalition au pouvoir en Tunisie ont condamné les actes de pillage et de sabotage des institutions de l’État et des propriétés publiques et privées suite aux mouvements de protestations survenus le 8 janvier 2018, dans plusieurs régions du pays.

Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed a réagi, le 9 janvier 2018 dans une déclaration à Mosaïque FM, aux violences qui ont submergé certaines régions du pays.

« Nous n’avons pas vu de protestations. Nous avons vu des individus qui vandalisent, qui volent, qui subtilisent les biens d’autrui et qui agressent les Tunisiens. Dans les démocraties, il n’y a pas de protestations la nuit. Le droit de manifester est garanti par la loi et le gouvernement est prêt à entendre les personnes qui revendiquent et protestent pacifiquement», a affirmé M. Chahed.

Et d’ajouter : «Pour les casseurs et leurs donneurs d’ordres, la seule solution est l’application de la loi. Pour ceux qui protestent pacifiquement, nous sommes prêts à les protéger et les entendre».

Nidaa Tounes, le partie au pouvoir, a vivement condamné, le 9 janvier 2018 dans un communiqué signé par son directeur exécutif Hafedh Caïd Essebsi, les actes de violence, de vandalisme et de vol qui ont été commis la veille dans certaines régions du pays.

Le parti estime que ces actes hors la loi n’ont rien à voir avec des protestations pacifiques citoyennes permises par la Constitution et par la loi en tant que droit des citoyens tunisiens. Nidaa Tounes, dont les élus ont en grande partie voté pour la Loi de finances 2018 et adopté son contenu, affirme son adhésion à toutes les revendications populaires légitimes en ce qui concerne la protection du pouvoir d’achat des Tunisiens et l’amélioration de la qualité de vie notamment dans les régions défavorisées.

Le mouvement islamiste Ennahdha a, par ailleurs, accusé « certaines parties politiques anarchiques de gauche » de profiter des revendications des protestataires pour inciter au chaos et aux actes de vandalisme. Le mouvement a, en outre, appelé les manifestants au calme et à faire primer l’intérêt du pays tout en apportant son soutien aux revendications économiques et sociales légitimes des protestataires ainsi qu’à leur droit à la manifestation pacifique et ce sans porter atteinte à l’inviolabilité des personnes ou recourir aux actes de vandalisme.

La Tunisie a intérêt à être plus à l’écoute des préoccupations de ses citoyens et à œuvrer à répondre à leurs revendications et leur frustration ainsi qu’à accorder plus d’appui et d’intérêt aux régions intérieures.

Souhail Ftouh

 

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