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PM Netanyahu at the National Memorial Service at Mount Herzl, Jerusalem.

Plus optimiste que jamais, le Président israélien Shimon Pérès se dit convaincu que pour les 65 ans de l’État d’Israël, la paix aura été conclue avec ”nos voisins palestiniens”.

Dans une interview accordée au site Ynet pour le 65e anniversaire de l’État, il estime que le président palestinien Mahmoud Abbas « est suffisamment fort pour prendre des décisions sérieuses », tandis que pour Binyamin Netanyahu « les hommes comptent plus que la terre » (en ce qui concerne les implantations et différentes hypothèses sur les terres qu’Israël céderait aux Palestiniens-ndlr). M. Pérès, bientôt âgé de 90 ans, n’a par ailleurs pas l’intention de briguer un second mandat à l’issue des 7 ans de présidence du pays.

Peres a déclaré aux familles endeuillées lors de son discours d’allumage des bougies au Mur des Lamentations : « Je n’oublie jamais ceux dont l’existence, le sang et l’esprit, ont défendu les frontières, la sécurité des citoyens, la liberté et l’indépendance d’Israël ».

Il a ajouté dans son discours lors de la cérémonie d’allumage des bougies au Mur des Lamentations : « Vous êtes les vrais héros ». Il a conclu : « Nous savons que votre quotidien ne sera jamais comme le nôtre », en hommage aux familles des victimes.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a affirmé lors de la cérémonie au mont Herzl pour Yom Hazikaron : « Face à l’accumulation de menaces autour de nous, l’armée de Tsahal est plus forte que jamais aujourd’hui. Nous continuerons à ouvrer à la paix et à défendre notre pays. Nous ne serions pas ici si nos combattants n’étaient pas prêts à se battre pour notre existence. Nous devons toujours nous rappeler que le jour de l’Indépendance célébré chaque année, a été obtenu grâce aux combattants : ceux qui ont survécu et ceux qui ont donné leur vie ».

Netanyahu a dit ce lundi lors de la cérémonie à 11h au mont Herzl, à la mémoire des victimes des guerres d’Israël, qu’il « ne sait pas quoi conseiller à quelqu’un qui perd un être cher ». M. Netanyahu, qui a perdu son frère aîné Jonathan dans l’opération Entebbe en 1976, et a évoqué lors de ce moment fort de Yom Hazikaron, une rencontre avec des orphelins de Tsahal au cours de laquelle l’un des enfants lui a demandé comment il avait fait pour supporter la perte de son frère. Il a répondu que la perte l’avait d’une certaine façon renforcé et que « quasiment rien ne pouvait être comparé à cette douleur ».

Le ministre de l’Intérieur, Guideon Saar, a assisté ce lundi à la cérémonie à la mémoire des 292 soldats druzes tombés pour Israël, au cimetière d’Oussafiya. « Si nous avons la volonté de vivre, aucun ennemi ne peut nous vaincre. Israël est fort même dans un environnement hostile qui n’a pas vraiment changé et n’accepte toujours pas notre droit à l’existence. Nous résisterons à l’avenir, si nous savons trouver en nous les forces d’âme », a-t-il affirmé.

S’adressant aux familles endeuillées, le ministre de la Défense Moshé Yaalon a affirmé que « le combat n’est pas encore terminé. Il change de visage et se tourne vers d’autres scènes, nous obligeant à lutter à nouveau chaque fois ». « Nous sommes un peuple épris de paix, mais nous ne ferons pas de concession sur notre sécurité. Le prix en est parfois insupportable. […] Vous êtes le paradigme de la société israélienne », a-t-il ajouté à l’adresse des familles ayant perdu un être cher au combat ou victime du terrorisme.

Dans une missive  adressée dimanche aux soldats de Tsahal, à l’occasion du Yom Hazikaron, le chef d’état-major de Tsahal, Benny Ganz, écrit que les soldats tombés au combat « nous guident dans notre mission ». Nous nous engageons à poursuivre la voie qu’ils nous ont ouvert et à continuer là où ils se sont arrêtés, face aux ennemis qui nous menacent, a-t-il ajouté. Il s’est engagé par ailleurs « à soutenir les familles endeuillées dans les dures épreuves qu’elles traversent ».

YOM-HAZIKARON
Une photo prise en ce jour de Yom Hazikaron par une famille endeuillée a bouleversé tout Israël. Le petit Lahav Cohen, 4 ans, embrasse la tombe de son père, Michaël, z »l, un combattant de l’unité d’élite antiterroriste Yamam, enterré au cimetière militaire du moshav Eviézer, près de Bet Sheme

Le commandant de l’armée de l’Air, le général Amir Eshel, a envoyé une lettre à ses hommes à l’occasion de Yom Hazikaron, la journée à la mémoire des morts tombés pour la patrie et victimes du terrorisme, marqué ce lundi en Israël. « L’expédition visant à ‘être un peuple libre sur notre terre’ (ndlr- en référence à l’hymne national de la Hatikva) n’est pas terminée. La vague de radicalisation autour de nous, nous oblige à avoir une force défensive puissante », écrit le général. « Cette année encore nous avons payé un lourd tribut humain. Il faut poursuivre sur la voie des disparus. Ne pas faiblir et continuer avec toute notre puissance. Nous ne nous tairons pas jusqu’au retour de notre ami Ron Arad et de tous les disparus au bercail », a-t-il ajouté.

Le président de l’Agence juive, Nathan Sharansky, estime en ce jour de Yom Hazikaron que « nous devons tous nous souvenir que les soldats de Tsahal et le peuple juif tout entier font front commun, main dans la main ». Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie à la mémoire des victimes juives du terrorisme et de l’antisémitisme à travers le monde.

Sur ordre du ministre de la Défense, Moshé Yaalon, les Territoires disputés ont été totalement bouclés depuis dimanche soir 20h et jusqu’à mardi soir à minuit, pour les célébrations de Yom Hazikaron (journée du souvenir des morts tombés pour Israël) et de Yom Haatsmaout (Jour de l’indépendance). Les check-points ne laisseront passer que les cas humanitaires, médicaux ou exceptionnels.


Souhail Ftouh

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