Les entreprises québécoises, au Canada, s’inspirent du modèle de l’économie israélienne

 

Le Québec et l’État d’Israël entretiennent des relations soutenues depuis plus de 60 ans. Dynamiques et innovantes, les économies des deux territoires sont complémentaires. Basées sur le savoir et l’innovation, elles sont marquées par l’ouverture sur le monde et la place importante des petites et moyennes entreprises exportatrices.

Les nombreuses affinités entre les deux sociétés et la vitalité de leurs institutions ont permis l’établissement de coopérations fructueuses, en particulier dans les domaines de la recherche et de l’innovation. Parmi leurs créneaux d’excellence communs, mentionnons les technologies de l’information et de la communication, le numérique, les sciences de la vie, les technologies médicales, l’aérospatiale, l’agroalimentaire et l’intelligence artificielle.

Israël a réussi à forger une économie prospère, les entreprises québécoises sont de plus en plus nombreuses à en tirer profit. La province de Québec se caractérise par son territoire de plus de 1 600 000 km2 et elle est la seule province canadienne à utiliser le français comme première langue.

Il y a 10 ans, l’entrepreneur Sass Peress a créé un concept 100% québécois d’abris solaires produisant de l’électricité qui s’inspirent d’une version 2.0 des abris tempo.

«L’énergie du soleil, elle est gratuite, et ainsi, on va réduire son coût», dit-il en entrevue à la télévision québécoise  TVA Nouvelles.

Pour la mise en marché de son produit, il a été incapable de trouver un logiciel pour les faire fonctionner.

«On n’a pas trouvé une société québécoise qui avait cette expérience-là», mentionne M. Peress, PDG de Renewz. C’est ainsi qu’il s’est tourné vers Israël.

Les entreprises québécoises sont de plus en plus nombreuses à tirer profit de la vigueur économique de l’État hébreu. Israël se classe au deuxième rang avant le Canada au niveau du nombre d’entreprises enregistrées auprès des Bourses américaines.

«Nous avons assisté à un rapprochement phénoménal entre le Québec et Israël au niveau des partenariats économiques, commerciaux et scientifiques», souligne David Ouellette du Centre consultatif des relations juives et israéliennes en entrevue à TVA Nouvelles.

Hydro-Québec fait front commun avec Israël

Aux prises avec environ 500 cyberattaques par année, une société d’État québécoise Hydro-Québec a conclu un partenariat avec l’Israel Electric Corporation, afin d’améliorer ses pratiques en matière de cybersécurité.

L’entente entre les deux sociétés d’État vise le transfert des technologies israéliennes vers Hydro-Québec. Chaque année, l’Israel Electric Corporation est la cible de «millions» de cyberattaques. Les Israéliens ont donc développé une solide expertise afin de protéger leurs infrastructures.

«Il y a des raisons évidentes pour lesquelles Israël est plus avancé que le reste du monde en cybersécurité. On est dans une région dont vous connaissez la nature. Si on veut avoir accès à l’expertise la plus pointue, la plus avant-gardiste, c’est ici qu’il faut être», a indiqué le premier ministre du Québec Philippe.

Le Québec est un fournisseur d’électricité majeur pour tout le Nord-Est américain, a rappelé le premier ministre. Il est donc essentiel, pour Hydro-Québec, de chercher à améliorer ses pratiques, même si le nombre de cyberattaques est beaucoup moins élevé au Québec.

Hydro-Québec et l’Israel Electric Corporation ont mis sur pied un comité directeur qui leur permettra d’échanger leurs manières de faire, notamment lors de visites dans leurs installations respectives.

À population égale, l’économie d’Israël affiche une croissance plus soutenue, en raison notamment des secteurs technologiques et militaires. Elle compte presque deux fois plus d’investissements en recherche et développement; son taux de chômage avoisine les 4%.

«Dans la philosophie israélienne, on ne parle pas de faillite. Quand ils font faillite, ils se disent que c’est un pas vers le progrès», souligne M. Peress. C’est justement cette culture entrepreneuriale du risque qui immunise l’économie israélienne contre les violences.

Le pays jouit d’un secteur bancaire extrêmement solide et d’un niveau d’endettement moyen. Le pays exporte surtout  son savoir-faire dans le domaine des hautes technologies, dans des secteurs variés comme l’informatique, l’électronique, le médical, la fibre optique ou encore l’aéronautique.

Sur le plan macro économique, Israël est classé dans la catégorie des pays développés, il est devenu membre de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique) depuis 2010 et affiche un PIB de 357 milliards de dollars en 2017.

Souhail Ftouh