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Bon nombre de jeunes israéliens reprennent le chemin de l’école cette semaine.Ils en auront, comme chaque année, pour 219 jours de classe en moyenne. Mais pour leurs camarades à l’étranger, la durée de l’année scolaire est passablement différente. Voyez comment on aménage le calendrier scolaire ailleurs.

Les jeunes Israéliens sont parmi ceux qui passent le plus de jours sur les bancs d’école, soit 219 par année. Les élèves japonais, australiens, danois, italiens, mexicains, brésiliens et colombiens les suivent, avec environ 200 jours formels.

C’est en Lituanie où l’on compte le moins de jours d’instruction par an (160). Elle est dépassée de près par la France (162), la Lettonie (169), la Russie (169) et la Grèce (171).

Mais le nombre de jours n’est qu’une donnée parmi d’autres dans l’aménagement du calendrier des élèves partout dans le monde.  En Israel, le temps d’instruction formelle comptabilisé dans une année est de 961 heures au primaire, soit dans la moyenne de l’OCDE, qui est de 799 heures.

Les Danois sont ceux qui reçoivent le plus d’heures d’instruction formelle dans l’année, soit 1051 heures – devant les Chiliens, les Australiens et les Colombiens. Les Russes ferment la marche avec 517 heures.

Les chiffres de OCDE ne montrent qu’une partie de la réalité

Si les jeunes jouissent de moins en moins de temps libre, dans certains pays, le temps qui n’est pas passé à l’école est de plus en plus planifié, encadré, dans des activités parascolaires. Toute organisation du temps scolaire doit prendre en compte les autres sphères, comme le temps passé à la maison et les loisirs, dans une approche holistique. D’où l’importance de la conciliation travail-famille pour les parents.

La grande tendance, notamment dans les pays asiatiques, est d’allonger le temps scolaire, de façon informelle le plus souvent.

Au Japon, notamment, il y a une instruction obligatoire, mais il y a aussi plusieurs écoles privées qui œuvrent principalement le soir, de sorte que les élèves – surtout au secondaire – font leur journée dans une école publique et, bien souvent, vont dans une école privée le soir pendant deux ou trois heures pour parfaire leurs connaissances et acquérir plus de compétences. Et ça, ce n’est pas nécessairement comptabilisé dans le temps [de l’OCDE].

La tradition d’excellence et de performance au travail exerce beaucoup de pression sur les jeunes Japonais, qui passent de longues heures à étudier – et sont ainsi plus à risque de voir apparaître le stress et des problèmes psychologiques.

Certains ont une semaine scolaire de quatre jours – ce qui a longtemps été le cas en France, par exemple.

Alors que en Amérique du Nord, les élèves ont de longues vacances d’été, l’Australie a quatre courtes sessions entrecoupées de deux ou trois semaines de vacances chaque fois. Les pauses sont plus courtes et permettent de maintenir le rythme des nouveaux apprentissages. Quelques écoles aux États-Unis et au Canada ont commencé à adopter un modèle « à longueur d’année » comme l’Australie. Certaines optent pour une rentrée beaucoup plus tôt en août pour éviter le  risque pour un jeune de revenir complètement déconnecté de la matière lors de la rentrée après plus de deux mois de vacances.

La qualité de la pédagogie

Les données de l’OCDE ne permettent pas de faire un lien entre le total d’heures de cours et le succès scolaire.  Au   Finlande les élèves y reçoivent 632 heures formelles par année, un des chiffres les plus bas de l’OCDE. Pourtant, le pays trône au sommet des résultats de la fameuse enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis).

En Finlande, les professeurs sont formés de façon très rigoureuse – ils doivent d’ailleurs détenir un diplôme de maîtrise – et sont gardés en haute estime dans la société.

Les finlandais savent  aussi comment favoriser l’apprentissage et innovent constamment. L’enseignement ne se fait pas par discipline, mais autour de la résolution de problème, en petits groupes, ce qui fait appel à plusieurs matières à la fois.

 

Souhail Ftouh

 

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