Les localités juives du sud d’Israël font preuve d’une résistance admirable face au terrorisme incendiaire

La population des localités juives de la région fait preuve depuis 6 mois d’une résistance morale admirable et ses dirigeants disent faire encore confiance à Tsahal et au gouvernement pour faire revenir le calme le long de la clôture de sécurité. Mais jusqu’à quand?

Le bilan de ce terrorisme qui ne dit pas son nom est terrible: deux mille incendies déclarés depuis le début de la “marche du retour” au mois de mai qui ont détruit 11.300 dounam (1130 hectares) de champs, forets et bosquets, sans parler de la destruction de la faune et de la pollution de l’air. Les forêts qui ont le plus souffert ont été celles de  Beeri (452 incendies et 113 hectares détruits), Kissoufim (353 incendies et 520 hectares détruits), Shokeda (75 incendies), et Na’hal Bessor (29 incendies et 40 hectares détruits).

Par ailleurs les ballons piégés arrivent de plus en plus loin en profondeur en territoire israélien. Le Hamas a activé sa nouvelle “unité nocturne” qui défie désormais les soldats quotidiennement et aux heures de nuit également.

1 619 hectares de terres agricoles ont également été anéantis par les incendies entraînés par les dispositifs incendiaires lancés par des terroristes de Gaza. Plus de 1 336 hectares de forêt dans le nord et dans l’ouest du désert du Negev ont été ravagés par les attaques incendiaires lancées depuis Gaza.

Alors que six mois viennent tout juste de s’écouler depuis que les Palestiniens de Gaza ont commencé à envoyer des ballons et des cerfs-volants incendiaires par-delà la frontière vers le sud d’Israël, le fonds national juif (KKL-JNF – Keren Kayemeth L’Yisrael-Jewish National Fund) a fait savoir que 1 509 hectares ont été ravagés par les flammes entraînées par ces attaques.

Les plus gros dégâts ont été enregistrés dans les forêts de Beeri et Kissufim, à l’ouest du Negev, et dans celles situées à proximité de la ville de Sdérot et du kibboutz Lahav, dans le nord du Negev.

Les tentatives d’incursion en territoire israélien qui se multiplient, comme celle près de Zikim cette semaine.

Le ministre de l’Education Naftali Benett avait raison: si Tsahal avait été intraitable dès les premiers jours avec les lanceurs de cerfs-volants et ballons incendiaires, on en serait pas là aujourd’hui.  Les provocateurs encouragés par le Hamas usent de plus en plus d’audace face aux soldats, constatant que les instructions données à Tsahal sont d’éviter au maximum de faire des victimes du côté des émeutiers. Une aubaine pour l’organisation terroriste.

L’armée est préparée et prête à répondre à une grande variété de scénarios

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a signalé,  le 5 octobre 2018, aux chefs du groupe terroriste du Hamas, à Gaza, qu’Israël était prêt à entrer en guerre. Liberman a indiqué que l’État juif s’était retenu d’apporter une réponse dure aux émeutes nocturnes quasiment quotidiennes qui ont lieu sur la frontière afin d’empêcher un conflit d’ampleur pendant la période des grandes fêtes juives, qui ont commencé avec Rosh Hashana, le 9 septembre, et se sont achevées le 1er octobre, avec Simchat Torah.

« Nous avons traversé, exactement comme nous l’avions prévu, les grandes fêtes sans qu’il y ait de flambée de violences et en imposant un prix lourd aux émeutiers le long de la frontière avec Gaza », a dit Liberman, se référant aux personnes tuées et blessées par les soldats de l’armée israélienne pendant les affrontements.

Le ministre de la Défense a donné pour instruction à l’armée de maintenir « un état de préparation maximum pour n’importe quel scénario », a indiqué son bureau.

L’armée a annoncé qu’elle avait décidé de déployer des soldats supplémentaires dans le secteur de Gaza. L’armée israélienne a également positionné un certain nombre de batteries de défense antiaériennes du Dôme de fer dans le sud, dans le cadre de ses préparations.

« Il a été décidé d’envoyer un grand nombre de renforts dans les prochains jours au Commandement du sud et de continuer une politique déterminée visant à déjouer les attentats terroristes et à empêcher les infiltrations en Israël depuis la clôture de sécurité de la bande de Gaza », a expliqué l’armée dans un communiqué.

Les émeutes sur la frontière, intitulées « la grande marche du retour », se sont spectaculairement renforcées ces dernières semaines. Elles avaient commencé sous la forme de rassemblements hebdomadaires au mois de mars dernier et avaient duré tout l’été, avec toutefois quelques périodes d’accalmie, indicatrices de pourparlers indirects entre le groupe terroriste du Hamas et Israël sur la mise en place d’un cessez-le-feu.

Ces émeutes nocturnes, au cours desquelles des Palestiniens jettent régulièrement des grenades et des explosifs improvisés en direction des soldats et commettent des attaques incendiaires aériennes perpétrées à l’aide de ballons transportant des combustibles, menacent de faire éclater un nouveau conflit d’ampleur entre le Hamas et l’armée israélienne à Gaza.

« L’armée est préparée et prête à répondre à une grande variété de scénarios et elle considère le groupe terroriste du Hamas comme responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza », ont noté les militaires.

Les responsables de l’armée israélienne ont averti de manière répétée: la situation à Gaza risque plus probablement de s’enflammer davantage que de se calmer. Ils ont toutefois remarqué récemment que le Hamas paraît se préparer activement à un conflit limité avec Israël.

Pour sa part, le conseil régional d’Eshkol a indiqué dans une lettre aux résidents : « Chaque jour et chaque nuit, nous sommes exposés aux explosions et aux ballons incendiaires qui continuent à être envoyés dans notre secteur, et à la fumée épaisse et âcre qui émane des pneus brûlés à proximité de la frontière ».

La lettre continue en disant que « dans nos conversations avec les personnalités politiques et militaires, nous demandons de mettre un terme aux émeutes et aux incidents qui surviennent à proximité de nos communautés et nous soutenons l’armée israélienne dans toutes les actions qui seront nécessaires pour y parvenir ».

Souhail Ftouh