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Dans les pays du Maghreb, le slogan de « Palestine » est comme un nouveau pilier de l’Islam.

Ironie du sort, alors qu’en Tunisie, en Algérie et au Maroc les populations sont dans la précarité et le chômage, ces pays envisagent à “concrétiser” leurs promesses d’aide aux palestiniens et poursuivront cette couteuse politique de soutien financier.

La question palestinienne n’est en effet rien d’autre qu’une couteuse affaire pour les pays du Maghreb, un instrument pour la haine contre les juifs que les propagandistes pro-palestiniens mènent en Tunisie, en Algérie et au Maroc contre Israël. Cette cause a été créée en 1948, juste après que les israéliens aient libéré leur terre de l’occupation britannique.

Depuis 70 ans les États arabes aident les Palestiniens. Ces derniers sont devenus un cas anormal dans l’histoire de l’humanité, un peuple totalement assisté et qui refuse de travailler ou de faire la paix.

Les gouvernements magrébins fiancent, pour le compte des palestiniens, des dispensaires, des bureaux d’aide sociale, des entreprises sociales, des écoles religieuses pour garçons et filles…Ce soutien financier est parfois en espèces, mais une bonne partie correspond à une aide matérielle.

Différentes fondations « caritatives » dans ses trois pays, dont beaucoup sont contrôlées directement par les gouvernements, financent les hôpitaux et les œuvres scolaires et caritatives chez les palestiniens.

Même si les sommes ne sont pas énormes par rapport aux financements généreux des pétromonarchies  du Golfe et de l’Iran, plusieurs millions de dollars, sans doute, sont envoyés chaque année pour les palestiniens. Ces sommes sont difficiles à quantifier car elles n’apparaissent dans aucun budget officiel en Tunisie, en Algérie ou au Maroc.

Les populations du Maghreb auraient pourtant bien besoin de ces sommes.

Bien entendu, au fur et à mesure des années, les palestiniens se sont enrichies – notamment à partir du sommet arabe du 19 janvier 2009- sur le dos des populations locales du Maghreb.

Ce soutien financier des gouvernements joue, sans aucun doute, un rôle majeur dans la perpétuité du conflit israélo-palestinien en raison de leur soutien financier et politique inconditionnel aux palestiniens – au détriment des contribuables magrébins – et à l’encouragement du terrorisme palestinien en violation du droit international et au mépris des victimes israéliennes.

Force est de constater que les palestiniens sont complices, avec les gouvernements, de la situation actuelle des peuples magrébins.

Les adeptes du panarabisme et de la cause palestinienne vont toujours blâmer « l’entité sioniste ».

Ils peuvent tromper une personne pendant un certain temps. Ils peuvent  tromper tout le monde pendant un certain temps. Mais ils ne pourraient jamais tromper tout le monde tout le temps.

Les Palestiniens mangent le Pain des Peuples magrébins ? La réponse est oui

Cette vérité dérange: les trois pays magrébins ont des niveaux élevés de pauvreté et de chômage. Cela ne les empêchent pas de continuer à sponsoriser les palestiniens. Pourtant le salaire moyen d’un Palestinien est 2.5 fois plus élevé qu’en Tunisie et le double du Maroc.

Rabat continue de fiancer des projets au profit des palestiniens de Jérusalem

Un rapport des Nations Unies, de l’An dernier,  indique que le Maroc est l’un des pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord qui souffre le plus de pauvreté et de restriction. Dans ce rapport, il est précisé que 60% des Marocains vivent dans la pauvreté et dans le besoin. Pour ces gens, le débat actuel autour de l’accès aux technologies de l’information et de la communication relève de la fiction.

Cette partie de la population marocaine se divise en deux classes : les Marocains qui vivent dans la pauvreté extrême et les autres qui vivent dans un stade de pauvreté moyenne et qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires, notamment l’éducation, la santé et enfin le droit au logement. Le 19 novembre dernier, au cours de la distribution de denrées alimentaires, par une association locale situé dans le sud du pays, une bousculade a fait 15 morts et 5 blessés.

Malgré cette situation difficile des marocains, Rabat continue de fiancer des projets au profit des palestiniens de Jérusalem à travers l’Agence Bayt mal Al Qods, mécanisme exécutif du Comité Al Qods relevant de L’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Le président palestinien Mahmoud Abbas a loué, 14 décembre 2017, lors du sommet extraordinaire de l’OCI, les contributions du roi Mohammed VI, président du Comité d’Al Qods (Jérusalem).De même, il s’est félicité de l’action du roi en sa qualité de président du comité d’Al Qods et du rôle du Comité dans le soutien concret sur le terrain à travers la réalisation dans la ville  de nombreux projets de proximité. Ces projets concernent les domaines socio-économique, éducatif, de la santé et du logement à l’appui des palestiniens de Jerusalem.

Le soutien financier de l’Algérie a continué durant toute l’année 2017

En Algérie, l’ONU relève dans son dernier rapport que 75% de la population est jeune dans ce pays. Le chômage touche particulièrement les jeunes ayant moins de 35 ans qui constituent la majeure partie des sans-emploi avec un taux de 87,8%. S’alarmant d’une situation économique dégradée, très critiques à l’égard du pouvoir, beaucoup de jeunes Algériens souhaitent s’expatrier, notamment en France.

Alors que des milliers d’Algériens fouillent les poubelles pour manger et habitent la rue, le soutien financier de l’Algérie a continué durant toute l’année 2017. Alger a versé son quote-part du montant financier fixé pour venir en aide à l’Autorité palestinienne en débloquant  35 millions de dollars au gouvernement palestinien. Le montant versé par l’Algérie a permis à l’Autorité palestinienne de payer des dépenses et des salaires.

Tunis dit qu’elle veut aider les palestiniens de s’en sortir

En Tunisie la situation s’est dégradée davantage ces dernières années. La pauvreté s’est « confortablement » installée dans les foyers tunisiens. Le pays compte au moins 300 milles familles démunies. Une réalité longtemps dissimulée par les pouvoirs publics. Le principal facteur de la misère en Tunisie est dû au chômage.

Dans ce pays les citoyens n’ayant pas de ressources meurent, pour une occlusion intestinale ou pour un simple accouchement par césarienne. Bientôt les tunisiens ne pourraient plus se soigner, ni manger et ni s’habiter. Pour ceux qui ne voulaient pas mourir lentement, ils préfèrent débarquer dans les canots de la mort.

Le gouvernement, au lieu de revoir sa copie et à se mettre au travail afin d’assurer d’abord les conditions d’une vie digne à ses citoyens, il continue de soutenir les palestiniens. Le président de la république Beji Caid Essebsi a réitéré, le mois dernier, le soutien inébranlable de la Tunisie et de ses positions constantes envers la cause palestinienne.

Alors que les Tunisiens meurent de froid et vivent dans des gourbis, Tunis dit qu’elle veut aider les palestiniens de s’en sortir et l’envoi de convois de plusieurs tonnes d’aide humanitaire vers la bande de Gaza.

Dans quelques semaines, Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, va reprendre son bâton de pèlerin pour une nouvelle tournée dans les pays arabes  pour insister auprès de ses pairs pour la concrétisation des engagements pris lors des sommets de la Ligue arabe et de L’Organisation de la coopération islamique.

Le président américain Donald a déploré, la semaine dernière, le manque de «reconnaissance ou respect» de la part des palestiniens alors que «des centaines de millions de dollars» sont versés par les Etats-Unis. Il a eu raison de menacer de couper l’aide financière.

Souhail Ftouh 

 

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