| More

Le secrétaire du gouvernement israélien, Zvi Hauser, qui est actuellement à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, a soutenu ce jeudi que les Palestiniens n’obtiendront pas d’Etat ici. “Ils devraient être encouragés à retourner à la table des négociations”.

Le Premier ministre australien Julia Gillard a déclaré ce jeudi que l’Australie votera contre l’adhésion des Palestiniens à l’ONU, rapporte le Sydney Morning Herald.

Le premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé aussi qu’il s’opposera à la demande d’adhésion d’un État de Palestine aux Nations unies, prévue demain.

La prise de position très claire des USA contre la déclaration unilatérale d’un État palestinien à l’ONU fera surtout que les Palestiniens n’obtiendront pas d’Etat à l’ONU.

Wendy Sherman, sous-secrétaire d’état américain à la politique, a déclaré, concernant la volonté de déclaration unilatérale d’un Etat palestinien à l’ONU: “Si une telle résolution est mise devant le Conseil de Sécurité, nous y mettrons notre veto.”

Le Nigeria ne votera pas aussi en faveur de la création d’un État Palestinien. C’est en tout cas la certitude du Ministre israélien de la Défense, Ehud Barak. Selon lui, le président nigérian Jonathan Goodluck est convaincu que la sécurité d’Israël serait mise en danger avec la déclaration unilatérale. C’est Ehud Barak qui était chargé officiellement par Netanyahu de parler à Goodluck… Et c’est avec joie et empressement qu’il a informé le Premier ministre israélien à New-York ce matin.

Dans le cadre de ses efforts visant à rallier les pays membres de l’Onu à la position d’Israël, le Premier ministre Binyamin Netanyahu s’est entretenu jeudi à New-York avec le nouveau président sud-soudanais Salva Kiir. Il lui a demandé notamment de s’opposer à la reconnaissance de l’Etat palestinien comme État membre de l’Onu.

Il semble aussi que parmi les plus défenseurs d’Israël sur le continent européen soit l’Allemagne grâce à l’indéfectible soutien apporté par la Chancelière Angela Merkel.

Les mesures unilatérales violent tous les accords passés et les rendent nuls et non advenus. La reconnaissance de l’État palestinien par l’ONU, risque surtout de mette en péril le statut des accords bilatéraux existant entre Israël et les Palestiniens.

L’article XXXI des Accords Intérimaires Israélo-palestiniens sur la Judée -Samarie et la bande de Gaza de 1995 stipule : « Aucune des deux parties ne doit initier ou mettre en œuvre une action qui changerait le statut de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza avant que le statut permanent n’est été négocié ». Une déclaration d’indépendance unilatérale ou autres actions mises en vue d’obtenir une reconnaissance internationale à l’ONU constituerait une violation claire de ces accords et donnera à Israël la légitimité de les annuler dans leur intégralité ou en partie.

Les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de Sécurité de l’ONU, les accords d’Oslo (1993) et la Feuille de route adoptée par le Quartet (Nations-Unies, Etats-Unis, Russie, Union Européenne), rejettent toute démarche unilatérale et invitent les parties à négocier ensemble une résolution du conflit reposant sur le principe de « deux Etats pour deux peuples vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ».

Ce principe à été rappelé à de maintes reprises, notamment en Février 2011 par le Quartet qui « …réaffirme qu’une action unilatérale de l’une ou de l’autre des parties en présence ne peut anticiper sur les négociations à venir et ne serait pas reconnue par la communauté internationale. »

Par ailleurs, la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien conduira les parties dans une impasse et condamnera le processus de paix à une mort certaine. Elle limitera inévitablement les marges de manœuvre de la direction palestinienne et sa capacité à faire des compromis.De même, elle enterrera définitivement les espoirs des partisans Israéliens et Palestiniens de la paix qui n’ont cessé d’œuvrer en faveur d’une solution négociée depuis l’inauguration du processus de paix à Madrid en 1991. Elle les marginalisera au profit des extrémistes qui refusent toute concession et n’hésitent pas à recourir à la violence.

Sans négociations, aucun conflit ne peut être résolu.Ici on voir la volonté de destruction de l’État d’Israël qui se trame dans la reconnaissance unilatérale d’un État palestinien à l’ONU. Israël est désormais encerclé par des nations arabes et plus largement musulmanes qui pensent que le moment est venu de détruire l’état juif. Ils ont essayé de conquérir Israël lors de cinq guerres depuis 1948. Ils ont échoué, mais ils essaient encore.

Ftouh Souhail

Leave a Reply

*