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L’Autorité palestinienne dirigée par son président Mahmoud Abbas entend déposer une demande de reconnaissance de la Palestine le 20 septembre prochain, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU

“Les Palestiniens sont déterminés à se tourner vers l’Onu en septembre”, a déclaré, jeudi, un haut responsable du Fatah, Salah Rafat. “Même en cas de veto américain, nous poursuivrons nos efforts et présenterons à l’Onu une série de projets afin de garantir notre droit à un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 67 dont la capitale sera Jérusalem”, a poursuivi le responsable du Fatah.

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a dénoncé le projet de l’Autorité palestinienne de se tourner vers les Nations Unies pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Durant sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères norvégien Jonas Gahr Store, Netanyahu a fait remarquer que la demande unilatérale palestinienne constitue “une violation des engagements palestiniens mentionnés dans les accords signés avec Israël.”

La position israélienne consiste à maintenir qu’un État palestinien indépendant ne saurait être établi que suite à des négociations et pas unilatéralement : l’exemple du Sud Soudan est ainsi mis en avant par Jérusalem puisque son indépendance a fait suite à des négociations et à un accord conclu avec le Nord

Michaël Oren, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis a déclaré, le 31 aout 2011 , que l’initiative unilatérale des Palestiniens pour la reconnaissance d’un Etat par l’Onu signera inévitablement l’arrêt de mort des accords signés avec Israël par le passé. Dans une interview aux médias américains, Oren a précisé qu’Israël avait signé de nombreux accords avec “l’Autorité palestinienne”, mais aucun accord avec un “gouvernement palestinien”.

Le Premier Ministre israélien, a pris l’initiative d’envoyer 40 lettres à des chefs d’états et personnalités, dont certains africains

La grande inconnue porte sur la réaction d’Israël après une probable reconnaissance. Fidèle à sa réputation de «dur», Avigdor Lieberman, dirigeant d’Israël Beiteinou, un parti ultranationaliste, prône en guise de représailles une annulation de tous les accords conclus avec les Palestiniens. Tout aussi radical, Youval Steinitz, le ministre des Finances, un proche de Benyamin ¬Nétanyahou, n’hésite pas à évoquer la possibilité de provoquer un effondrement économique en gelant les transferts d’argent provenant des droits de douanes et de TVA prélevés par Israël pour le compte des Palestiniens. Ces ¬revenus fiscaux représentent plus de la moitié du budget actuel de l’Autorité palestinienne, qui a déjà bien du mal à boucler ses fins de mois.

Les États-Unis ont annoncé qu’ils mettraient leur veto au Conseil de sécurité à l’admission pleine et entière d’un État palestinien à l’ONU, si bien que ¬Mahmoud Abbas devrait se contenter dans un premier temps d’un statut d’État non membre de l’ONU.

Selon le négociateur palestinien Saeb Erekat, le consul général des Etats-Unis à Jérusalem Daniel Rubinstein a démenti l’information selon laquelle les Etats-Unis auraient menacé l’Autorité palestinienne de “mesures punitives” si les Palestiniens demandent la reconnaissance d’un Etat à l’ONU en septembre.

Ftouh Souhail

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