Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu est arrivé ce lundi 3 mai 2010 à Sharm el-Sheikh, en Egypte, dans une visite officielle où il a été reçu par le président Hosni Moubarak.
Les deux leaders ont discuté la situation dans la bande de Gaza et les infiltrations régulières dans cette région à partir du Sinaï. Il était question aussi des fameuses négociations de paix indirectes (dites de proximité) qui débuteront ce Mercredi avec l’Autorité Palestinienne. Les Etats de la Ligue ont décidé de soutenir et donner leur accord à la reprise des négociations avec Israël.
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé à la veille du début des négociations que son gouvernement aspirait à une « paix totale et réelle » avec les palestiniens. L’Etat d’Israël a prouvé sa force dans le passé et il est prêt à faire de même aujourd’hui.
Jérusalem avait dit clairement dans le passé quelle envisage un « arrangement » dans lequel Israéliens et Palestiniens vivraient côte à côte. Mais elle a insisté sur le fait que tout règlement de paix « devrait répondre aux besoins sécuritaires d’Israël ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lui même, il y’a un an (le 20 mai 2009) devant le président américain Barack Obama sa volonté de « lancer immédiatement » des pourparlers de paix avec les Palestiniens et la Syrie. Mais il a réaffirmé que tout règlement de paix « devrait répondre aux besoins sécuritaires d’Israël ».
Le Premier ministre Netanyahu a souligné le 9 Août 2009 (quatrième anniversaire du désengagement de la bande de Gaza) qu’Israël « souhaite parvenir à des accords de paix bilatéraux qui comprendront deux éléments essentiels : une véritable reconnaissance d’Israël, et des dispositifs de sécurité dont on pourra garantir l’application. Dans le cas du retrait unilatéral de Gaza, ces deux composantes manquaient. Si les Palestiniens modérés se tournent vers la paix, nous nous engageons à faire en sorte que ces deux composantes soient mises en valeur et fassent partie intégrante des accords de paix ».
Il claire donc que la réussite de ces nouvelles négociations de paix quatre mois, qui débuteront le 5 mai , dépendra de l’attitude des palestiniens qui devront prendre en considération ces deux éléments à savoir ; la reconnaissance d’Israël comme Etat du peuple juif et l’engagement d’assumer leur responsabilités sécuritaires .
Cela passe nécessairement par le renoncement définitif à tout harcèlement d’Israël qui sera une belle preuve de désir de paix et la reconnaissance arabe du lien juif plurimillénaire avec Jérusalem.
Ce sont les conditions qui mèneront probablement vers la fin de toute belligérance et le début d’une nouvelle époque.
Ftouh Souhail, Tunis