Les relations entre Israël et les pays du Golfe se renforcent à la fête des amoureux

Israël et dix pays arabes, dont le Maroc, ont participé à la conférence ministérielle sur le Moyen-Orient qui s’est tenu les 13 et 14 février 2019 à Varsovie, en Pologne. Ils étaient pour la plupart représentés par leur ministre ou ministre adjoint des Affaires étrangères.

En plus d’Israël, l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Yémen, la Jordanie, le Koweït, Oman, le Maroc et les Emirats arabes unis ont envoyés enverront des délégations dirigées par leur ministre des Affaires étrangères. L’Egypte et la Tunisie, leur ministre adjoint. Le Liban et la Palestine, notamment, ont décliné l’invitation à cause de la présence d’Israël.

Organisé conjointement par le département d’État américain et la Pologne, ce sommet, visant à promouvoir la paix et la sécurité dans la région, a vu la présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à cotée de certain ministres des pays arabes.

Pour Israël, cet événement a été un formidable atout. Il visait également à renforcer l’Arabie saoudite, dont les forces armées combattent depuis quatre ans les insurgés Houthis yéménites soutenus par l’Iran, et les Emirats Arabe Unis, dont l’armée se bat aux côtés des Saoudiens au Yémen.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le ministre omanais des Affaires étrangères Yusuf bin Alawi bin Abdullah mercredi en marge de la conférence de Varsovie sur le Moyen Orient, lui disant que le récent rapprochement entre les deux pays « change le monde ».

« Je dois vous dire que la décision courageuse du Sultan Qaboos de m’inviter à Oman est en train de changer le monde », a déclaré M. Netanyahu, faisant référence à sa visite à Mascate en octobre 2018.

« Elle ouvre la voie à beaucoup d’autres pour faire ce que vous avez dit – ne pas être figé dans le passé, mais pour bâtir l’avenir ».

« Il s’agit en effet d’une vision nouvelle et importante pour l’avenir », a répondu le ministre omanais des Affaires étrangères en anglais. « Les gens du Moyen Orient ont beaucoup souffert, parce qu’ils sont [restés figés] dans le passé. C’est une nouvelle ère pour l’avenir et pour la prospérité de toutes les nations ».

La réunion de mercredi a eu lieu à l’hôtel Intercontinental de Varsovie, où séjourne la délégation de Netanyahu.

 

 

Le 14 février 2019, le Premier ministre Binyamin Netanyahu, assis aux côtés du ministre des Affaires étrangères du Yémen Khaled al-Yamani, a qualifié la conférence de Varsovie d ‘”historique”, ne serait-ce que pour la disposition des sièges et la répartition sans précédent des convives.

Au cours de l’année passée, les relations entre Israël et plusieurs pays arabes “se sont nettement réchauffées” et Netanyahu souhaiterait améliorer encore les relations avec trois d’entre eux en particulier: l’Arabie saoudite, Oman, Bahreïn et le Maroc.

L’ancien chef des services de renseignement saoudiens, le prince Turki al-Faisal, a rencontré à Varsovie le journaliste israélien Barak Ravid. Ravid et Faisal ont échangé   un entretien en arabe, où le prince saoudien a exprimé les craintes de son pays face aux iraniens.

Un front anti-iranien s’étend entre Israël et les pays arabes

Sans précédent : des ministres des pays arabes ont dit aujourd’hui à bibi que la lutte contre l’Iran est plus importante que le conflit israélo-Palestinien.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a quant à lui qualifié ce rendez-vous de Varsovie de “cirque anti-Iran” dirigé par les États-Unis.

Le président Abbas a décidé de boycotter l’administration Trump qui a discrédité selon lui les Etats-Unis dans leur rôle historique de médiateur en reconnaissant en 2017 Jérusalem comme la capitale d’Israël. L’administration Trump a infligé depuis une série de coups sévères à l’Autorité palestinienne, en coupant notamment des centaines de millions de dollars d’aide aux Palestiniens.

Lors d’une interview accordée ce lundi à la radio Voice of Palestine, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki, a appelé les pays arabes à boycotter ce sommet ou à envoyer des représentants “moins importants” que leurs ministres des Affaires étrangères. Il a notamment déclaré que les Palestiniens “voient dans la conférence de Varsovie un complot contre la cause palestinienne”.

Au cours de la conférence, Netanyahu a rencontré le vice-président américain Mike Pence et le secrétaire d’État Mike Pompeo. Le gendre et conseiller principal du président américain Donald Trump, Jared Kushner, et son envoyé spécial pour le processus de paix israélo-palestinien, Jason Greenblatt, qui participent également à cette réunion.

Souhail Ftouh