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Par Souhail Ftouh de Tunis:

On parle à juste titre et on s’en inquiète en France, de la libération d’Ingrid Betancourt. L’Hôtel de Ville de Paris avait tout mis en œuvre pour une participation active des citoyens dans les différentes mairies et sur la place même de l’Hôtel de Ville, en mettant à la disposition des parisiens des cahiers où ces derniers pouvaient signer pour la libération des otages français. Plusieurs médias et des élus se sont mobilisés durant le mois de décembre pour le soutien à l’otage franco-colombien Ingrid Betancourt. Le conseil régional d’Ile-de-France dirigé par Jean-Paul Huchon (PS) s’est ainsi associé.

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a inauguré un écran géant sur la façade du Palais-Bourbon diffusant en continu des images d’Ingrid Betancourt. Le Sénat aussi avait installé un portrait d’Ingrid Betancourt sur les grilles du jardin du Luxembourg. Pourquoi ignorer l’existence des trois autres otages détenus depuis plus de 540 jours par le Hamas et le Hezbollah ? On n’est pas sans savoir la nationalité française de l’un des otages : serait elle entachée de cette autre nationalité – israélienne ? En tant que citoyens ou en tant que responsables politiques ne sommes-nous pas interpelés ?

Chaque jour compte, chaque jour est un calvaire pour eux à moins que certains en France puissent être moins Français parce qu’israéliens ? Ou encore parce que, pour l’israélien, c’est normal ? Nous serions heureux d’entendre monsieur Nicolas Sarkozy énoncer la même déclaration pour les trois Jeunes détenus israéliens que pour ceux détenus au Tchad et à Bagota.

Nous sommes nombreux à attendre, sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris, sur la façade du Palais-Bourbon et dans les grilles du jardin du Luxembourg des affiches similaires qui regroupent les trois otages israéliens détenus : c’est un minimum, au nom de l’égalité du traitement de tous les otages.

Tous les trois, comme tous les citoyens du monde, ils ont préférés, vivre en paix, et ne pas être obligés de se battre ni de s’entraîner au combat. Mais tel est le coût amer de la survie d’Israël, dans un monde où des centaines de millions d’âmes refusent le droit à l’existence sur leur sol national à 6 millions d’autres âmes, dont la majorité n’a nulle part où aller ni vivre en dehors de la Terre d’Israël, parce qu’ils sont Juifs. Guilad, Ehoud et Eldad ; Vous payez aujourd’hui le prix fort d’un nouvel oubli. Il n’est pas nécessaire d’ailleurs d’être israélien pour s’associer à votre cause. Notre coeur se serre pour vous. Vos images sont dans nos mémoires et dans nos coeurs !

Que le Saint Béni soit Il, veille sur eux et les garde ! Avec vos familles éprouvées, auxquelles nous exprimons notre profonde sympathie, nous attendons votre retour. 18 mois se sont passés après l’enlèvement d’Eldad Regev et d’Ehud Goldwasser le 12 juillet 2006, du côté israélien de la frontière avec le Liban, une action qui a précipitée la confrontation entre Israël et le groupe intégriste chiite Hezbollah. Depuis, ni leurs familles, ni le gouvernement d’Israël ne savent dans quel état de santé ils sont, ni comment sont t-ils traités par leurs bourreaux. Plus de 540 jours se sont écoulés encore pour Guilad Shalit, depuis le 25 juin 2006, lorsqu’il a été enlevé du côté israélien de la frontière avec Gaza par des fanatiques du Hamas.

Il est temps que le Quai d’Orsay décide à générer autour de cette cause une mobilisation aussi importante que celle suscitée par Ingrid Betancourt. Jusqu’à ce moment le soutien de la cause du caporal franco-israélien est moins actif que celui de la franco-colombienne. Il est notable aussi que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, les choses n’aillent pas plus vite. Au Quai d’Orsay, on assure pourtant que le cas du soldat Shalit préoccupe autant les autorités que le cas d’Ingrid Betancourt.

Il serait très jute, à notre sens bien sure, que le président français écrive une lettre dans laquelle il s’adresse directement aux ravisseurs du franco-israélien, Gilad Schalit, comme dans sa lettre solennelle traduite en simultanée en espagnol pour les FARC en faveur de la franco-colombienne Ingrid Betancourt. Nous traduisons aussi vite cette lettre en arabe pour qu’elle soit transmise aux ravisseurs de Gilad Schalit à Gaza. Au nom de l’attachement à la démocratie, à ses valeurs, aux libertés qu’elle garantit et au respect des règles de droit qui la fondent, nous exhortons le président Français à faire face de la situation intolérable qui résulte de la détention des trois soldats israéliens (Guilad, Ehoud et Eldad).

En tant qu’hommes et femmes libres et soucieux de l’avenir de ces jeunes soldats, nous l’appelons à :

-Refuser les violations de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme que constituent ce crime d’enlèvement. Les soldats israéliens sont privés des droits les plus élémentaires reconnus universellement.

– Tirer les conséquences du temps qui passe vite, sans résultat avec les terroristes qui détiennent les trois soldats, en s’adressant directement aux ravisseurs, qu’ils encourent une grave responsabilité en cas ou un mal atteigne Guilad, Ehoud et Eldad retenus par le Hamas et le Hezbollah.

– Demander à l’ONU qu’elle fasse respecter sa charte en face cette situation de non droit pour des soldats d’un État membre, faute de quoi, l’ONU perdrait toute légitimité. -Exiger du gouvernement syrien de cesser immédiatement le financement des mouvements terroristes qui encouragent le kidnapping. Nul ne doute que la France est capable de faire pression sur Damas, pour précipiter la libération des soldats israéliens, comme elle le fait si bien dans le dossier du Liban.

Nous lançons cet appel au président Français, à qui incombe, au nom de son peuple, la responsabilité historique de faire obstacle au retour de la barbarie antisémite. Soyez sure que tous les amis d’Israël s’impatientent. On a hâte de voir vos soldats rentrer chez eux même aux prix d’une opération magistrale de commandos, dans la meilleure tradition de Tsahal.

Ceux qui parmi vous ont la chance d’être parents, peuvent essayer d’imaginer le calvaire que vivent les parents et les 3 familles des soldats ( Guilad, Ehoud et Eldad ). Accueillir un enfant à son retour de l’école, de l’université ou de la base, manger en famille, aller l’embrasser quand il se couche, entendre sa voix ou rien que de la musique depuis sa chambre, tant de gestes et sensations simples que ces pauvres familles ne peuvent plus faire depuis 540 jours. 12.000 heures d’angoisse à se poser les mêmes questions : Sont-ils en vie ? Et si oui, sont-ils en bonne santé ? Sont-ils bien traités ? Ont-ils froid la nuit ? Etc….

Pour l’immense majorité de l’opinion publique, c’est devenu un sujet parmi d’autres, comme le dollar qui baisse ou la pluie qui arrive. On en parle à l’occasion et on passe à autre chose. Pour Gilad, Ehoud et Eldad cela est sûrement l’aspect le plus douloureux de l’affaire. Mais pour les familles de ces trois jeunes soldats leur attente, dans l’angoisse, a fait de sorte que la situation devienne indescriptible par des mots. Depuis le 25 juin 2006, date de l’enlèvement de Gilad à Kerem Shalom, sa famille par exemple n’a pu obtenir qu’un ou deux signes de vie, de la part de terroristes odieux qui savent jouer avec la moralité séculaire de votre peuple. En plus, l’enlèvement de Gilad intervient comme un drame de plus pour sa famille qui a déjà perdu un fils, Yoël, frère de Gilad lors de la Guerre de Kippour. Sa famille devait être très éprouvée. Plus pire encore pour les familles Goldwasser et Réguev ; ils attendent toujours des nouvelles de la situation des deux soldats captifs.

Les familles Goldwasser et Reguev n’ont pas de nouvelles de leurs fils, Ehoud et Eldad, enlevés par le Hezbollah. Les manifestations qui se sont déroulées n’ont pas accentuées la pression sur les personnalités politiques qui semblent bien plus soucieuses des résultats de la conférence d’Annapolis que de la libération effective des trois jeunes soldats. Il est urgent qu’un mouvement populaire se mette en place pour que les familles concernées, à défaut d’obtenir immédiatement une libération, obtiennent au moins des informations sérieuses sur l’état de santé moral et physique de leurs enfants.

La déception devait être forte après la Conférence d’Annapolis car rien de nouveau ou de positif n’a été présenté pour les familles Goldwasser et Réguev. Nous sommes face à un ennemi pour qui le sentiment humain est totalement absent, car sa volonté est d’assommer tout ce qui est juif. Comment comprendre alors que les intégristes refusent à la Croix rouge de rendre visite aux soldats de Tsahal afin que Gilad, Ehoud, Eldad et leurs familles respectives puissent correspondre par lettre ?

La dernière libération des 429 terroristes palestiniens détenus dans les prisons israéliennes n’a pas eu l’effet souhaité. Certaines familles affirment voir "leur joie incomplète". Raison invoquée : il resterait plus de 11 000 terroristes encore détenus … Comment comprendre une telle offre généreuse à des terroristes alors que trois jeunes soldats israéliens restent privés de leurs familles qui vivaient encore cette année la fête de Hanoucah, sans lumière ?

Les terroristes, qui jouent « à merveille » sur les cordes sensibles juives, n’ont pas bougé d’un pouce dans leurs exigences malgré la libération de leurs collègues assassins détenus en Israël. Ils savent que pour vous, contrairement à eux, une vie humaine n’a pas de prix, et dès lors, ils en demandent un prix exorbitant. Les éternelles question se posent alors: la vie d’un soldat aujourd’hui, ne vaut-elle pas plus que des victimes potentielles demain ? Ou au contraire, payer le prix fort ne revient-il pas à encourager les enlèvements et chantages de demain. Nous ne savons pas tout sur les tractations qui se déroulent, ni sur les divers contacts que le gouvernement israélien entretient avec des pays étrangers jouant les intermédiaires, ou avec les organisations internationales.

Entre ceux qui tiennent entre les mains les rênes du pouvoir, et ceux qui tiennent entre les leurs la photo de leur fils souriant, qui leur manque depuis cinq cent quarante jours, notre rôle à nous, est de prier chaque jour pour la libération des soldats d’Israël et de faire en sorte que leur situation ne quitte pas les titres de l‘actualité. D’ailleurs nous pouvons vous féliciter de la dernière manifestation de soutien organisée par les associations juives de France, qui ont dédié l’allumage de la sixième bougie de Hanoucah, le dimanche 9 décembre 2007, aux trois jeunes soldats israéliens enlevés . Ces initiatives privées et ces actions de solidarités avec les captifs sont fortes importantes, car il faut, après tant de temps, que nous gardions espoir pour 2008 pour le retour des trois soldats.

Bien que la conférence d’Annapolis n’a pas entraîné de bonnes nouvelles dans le sens de la libération des soldats israéliens, il faut se battre, parce que nous sommes les meilleurs amis de l’Etat d’Israël et nous continuerons de nous battre pour lui et pour Guilad, Ehoud et Eldad partout où nous pourrons. Ftouh Souhail, Tunis Et ami du peuple juif

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