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Comme chaque année, la fête du Nouvel An juif dure deux jours. La fête est surtout marquée par la solennité, mais les deux soirs font toujours l’objet de repas familiaux abondants. On mange notamment des quartiers de pomme trempés dans du miel pour que l’année soit « bonne et douce ».

Retour sur les célébrations, traditions et rites de la nouvelle année dans le judaïsme.

A l’occasion du nouvel an Juif il est d’usage de symboliser les vœux d’une année bonne et douce par la consommation d’aliments sucrés cuisinés ou plongés dans le miel.

Les deux soirs de Roch Hachana, différents aliments sont consommés pour symboliser les prières et les espoirs pour une douce nouvelle année. Les dattes liées au mot ?? : « terminer » ; Petits haricots blancs liés aux mots ?? : « nombreux » et ?? : cœur.

Il est de coutume aussi de consommer de la viande grasse, ainsi que des douceurs, le jour de Rosh Ha-Shana. Parmi ces douceurs, le lekach (gâteau au miel) est probablement le plus classique et le plus symbolique particulièrement chez les Juifs d’origine ashkénaze.

Comme pour les autres fêtes juives, de nombreuses traditions se sont développées au cours des siècles autour de la table familiale. Chaque communauté a ses propres rites, usages et spécialités culinaires. La coutume plus populaire aujourd’hui consiste à tremper de la pomme dans du miel, en demandant à Dieu d’accorder une année de bienfaits et de douceur et en se souhaitant une “bonne et douce année”.

Chaque foyer Juif a pour tradition de consommer de la pomme trempée dans du miel le soir de Rosh Hashana. Outre cette tradition universelle, il est également d’usage pendant toute la période de fêtes allant de Rosh Hashana jusqu’à la fête des Cabanes (Souccot) de consommer du miel à tous les repas soit directement en y trempant le pain du repas sur lequel est faite la bénédiction, soit de façon indirecte en consommant des aliments cuisinés avec du miel: beignets de légume, biscuits, ou gâteaux selon les traditions.

Il y’a aussi une tradition de se couper les cheveux et de revêtir des vêtements de fête, en l’honneur de Rosh Hashana.

Il faut aussi s’efforcer de se lever à l’aube le jour de Rosh Ha-Shana, ou au moins à l’heure du levé du soleil (le Nets), et se préparer à la Tefila (la prière).

Une autre coutume particulièrement populaire est la cérémonie du Tashlikh (1) : le premier jour de la fête en fin d’après midi, les fidèles se rendent près d’un cours d’eau, d’un étang ou au bord de la mer pour y vider leurs poches. Par ce geste symbolique, ils veulent jeter leurs péchés dans la mer. Ils récitent alors le passage biblique de Michée 7, 18-20 : « De nouveau, il nous manifestera sa miséricorde, il piétinera nos péchés. Tu jetteras (tashlikh) toutes leurs fautes au fond de la mer. »

Selon le Fonds National Juif et le Bureau de Protection des Parcs et Nature, le premier jour de l’année sur le calendrier juif a vu affluer plus de 50.000 Israéliens dans les parcs naturels à travers tout le pays. Dans le Nord, ce sont plutôt des familles qui sont allées se balader dans les parcs d’Emek à Hulad, de Nahal Hermon ou près de la cascade de Banias.

Les jeunes couples, eux, préfèrent le désert du Néguev et la forêt Be’eri… D’autre ont pris la route plus longtemps, allant du côté de la Mer Morte ou d’Ein Gedi. D’autre vont jusqu’à la forêt Lahav ou le parc Yaar dans le sud du pays.

Et pour ceux qui sont resté dans le centre du pays, la somptueuse Césarée a toutes les faveurs des Israéliens. Tout comme le Parc Rothschild du côté de Hadera.

Souhaitons-nous à la veille d’un nouveau an Chana tova à tout le peuple Juif et excellentes fêtes de Tishri.

Ftouh Souhail

(1) Le Tashlikh est la récitation de textes extraits du Zohar Hakadosh, qui commentent les versets de Mi El Kamo’ha Nossé, Avon Veover, Al Pesha’, et de VeTashli’h Bimtsoulot Yam’, (versets extraits du livre du prophète Mi’ha, et qui décrivent les attributs de la Miséricorde Divine).

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