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Les 550 000 Tunisiens de France ont fait un drôle de crasse à leurs familles au” bled”…

Le parti islamiste Ennahda a raflé quatre des dix sièges réservés aux Tunisiens de France dans l’Assemblée constituante élue dimanche dernier, selon les résultats définitifs depuis le vote, annoncés par la commission électorale.

Ennahda est le grand gagnant des élections dans les deux circonscriptions de France (Nord et Sud) où il a respectivement obtenu 33,70% et 30,23% des suffrages exprimés (1). La plus grande communauté des Tunisiens à l’étranger se trouve en France (plus de 500.000).

Ennahda a obtenu la moitié des 18 sièges réservés à la diaspora tunisienne dans la future assemblée (dont 10 pour la France)

Au total il y a eu 119.468 suffrages exprimés en France lors du vote organisé à l’étranger jeudi, vendredi et samedi dernier, selon l’Instance régionale indépendante pour les élections (l’Irie).

Les Tunisiens de France approuvent l’objectif islamiste consistant à transformer la Tunisie en un État islamique.

Beaucoup sont ici tristement choqués par ce choix en faveur des islamistes d’Ennahda, porteurs d’un projet d’Etat idéologique. Le chef du mouvement islamiste tunisien veut promouvoir la véritable idéologie de la République islamique, de son Guide Ali Khamenei, de son président Mahmoud Ahmadinedjad et du Hezbollah libanais.

En France (pays non musulman) les nahdhaouis sont bien implantés alors que la plupart des autres partis d’opposition n’ont commencé à militer qu’après la chute de Ben Ali, le 14 janvier dernier.

Le dirigeant intégriste Rached Ghannouchi, le leader d’Ennahda, a commencé trés tot sa compagne dans l’Hexagone avec une visite au mois d’avril à l’occasion de la 28e rencontre annuelle des musulmans de France , qui s’est tenue du 22 au 25 avril 2011 au Bourget.

Le 15 octobre dernier, il est revenu en France pour mobiliser ses troupes dans une vaste salle de spectacle de Montreuil, en banlieue parisienne. Avec un discours s’appuyant sur l’islam et le coran, Rached Ghannouchi s’est offert une véritable ovation.

L’événement, orchestré par une coalition d’associations de Tunisiens de France, avait pour objectif de sensibiliser cette communauté à voter pour ce parti qui vise à établir un nouvel un ordre social, politique et moral basé sur l’islam.

Rachid Ghannouchi, qui est passé par la France avant de s’installer à Londres, est un fervent partisan de la révolution de Khomeiny en Iran. Il a fréquenté L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF). Durant son séjour en France, de 1989 à 1992, Ghannouchi y prendra chaque année la parole à la tribune. Ennahda disposait, tout comme le FIS jusqu’en 1993, d’un stand dans l’enceinte de ce rassemblement.

Dans une cassette vidéo reprenant une conférence du cheikh Ghannouchi, enregistrée en 1992 au Bourget, le discours destiné aux fidèles en interne est très instructif (1). La lecture des extraits des propos de cet homme ne manque pas d’intérêt :

« … l’Islam est une religion suprême par rapport à toutes celles qui l’ont précédé.

[…] Il ne faut pas croire ceux qui vous disent que la politique ne doit pas se faire dans l’enceinte de la mosquée. Où se fait donc la politique ? La mosquée est le siège du gouvernement islamique. Où le prophète Mahomet et ses nobles successeurs conduisaient-ils les affaires de l’Etat ? N’est-ce pas dans la mosquée que la justice est rendue, l’enseignement dispensé et même l’entraînement ainsi que la conduite des opérations militaires ? »

Rached Ghannouchi est fortement hostile à la laïcité : « […] Qu’est-ce que cette séparation de l’Etat et de la religion ? L’Ilmania [laïcité], c’est un concept de Kouffars [infidèles]. »

Ce chef religieux musulman éduque notamment ses partisans à la détestation de juifs et des chrétiens :

« […] Aujourd’hui la plupart des nations arabes sont dirigées par des Mounafiqoun [hypocrites]. Ces derniers se disent islamiques. En réalité, ils règnent sur les terres d’Allah au profit des kouffars, alors que le Prophète a mis en garde les musulmans de prendre pour tuteurs les chrétiens et les juifs. Ces gouvernements d’hypocrites sont plus dangereux que ces derniers et il importe de les combattre en priorité. […] Ils se sont coalisés avec les gens du Livre [les chrétiens et les juifs] pour fouler le sol de la presqu’île Arabique, siège des deux Lieux Saints et qui plus est, pour combattre un pays musulman. »

Le leader du parti islamiste Ennahda est aussi un fervent défenseur de la présence musulmane au cœur du continent chrétien. Pour lui Allah a promis la victoire de l’islam sur toutes les religions :

« […] les musulmans luttent partout et l’Islam connaît un état de grâce sans précédent. […] Au siècle dernier, les musulmans étaient au nombre de 20 à Paris. Aujourd’hui, ils sont plus de deux millions. […] Les mosquées, les établissements et les quartiers musulmans ont connu, depuis une vingtaine d’années, une expansion vertigineuse en France. »

Durant dans cette conférence enregistrée en 1992 au Bourget, cet homme qui a des liens proches et très privilégiés avec le FIS, a salué les soulèvements islamiques dans le monde arabe :

« […] L’Iran, le Soudan sont devenus des états islamiques. L’lslam politique avance en Jordanie, au Pakistan, au Yémen, en Turquie, en Russie, en Bulgarie. […] La formidable révolution islamique en Algérie est sans précédent. […] Priez pour qu’elle soit bénite… ».

Ghannouchi, qui est parmi les promoteurs de l‘Islam conquérant, exhorte son auditoire :

«N’oubliez surtout pas que vous êtes ici des immigrés au sens de l’immigration du Prophète avec ses compagnons pour étendre l’Islam. […] Vos prédécesseurs étaient des ouvriers. […] Tachez de devenir des patrons […] Epargnez et créez des entreprises, telles que des sociétés de taxis, des boucheries. […] Faites en sorte que pas un seul franc ne tombe ailleurs que dans la poche d’un musulman… ».

En avril 1996, dans une tribune publiée par Die Zeit, quotidien d’Hambourg, le leader d’En-Nahdha se prononcait d’ailleurs clairement sur le sujet de la violence et de l’emploi de la force pour instaurer le règne d’Allah :

«… L’Islam frappe à toutes les portes. Il progresse par les moyens pacifiques partout où c’est possible. Mais si les portes lui restent fermées, alors il cherche à les ouvrir, parfois sous la pression du peuple, parfois en faisant usage de la violence… ».

Ce nous donne a donné un avant-goût de ce que sera la Tunisie avec un tel homme qui est présenté faussement comme un modéré (3).

Les Tunisiens de France savent mieux que quiconque qui est Rached Ghannouchi, pourtant certains ont voté pour ce fanatique religieux . Ces gens ne sont pas français mais plutôt des tunisiens fondamentalistes .Il est urgent que le gouvernement Français ouvre les yeux et maitrisent tous ces ennemis de l’intérieur.

Ftouh Souhail

(1) La France qui héberge 500 000 Tunisiens, est découpée en deux circonscriptions électorales tunisiennes. France 1 (les Tunisiens enregistrés aux consulats de Paris, Pantin et Strasbourg) et France 2 (les Tunisiens enregistrés aux consulats de Lyon, Toulouse, Grenoble, Nice et Marseille).

(2) Le texte est issu d’une annexe sur l’UOIF tirée du livre-enquête Ces Maires qui courtisent l’islamisme (éditions Tatamis, octobre 2010)

(3)Rachid Ghannouchi, qui est âgé de 69 ans, est considéré comme un intellectuel modéré.” (Le Point/Reuters)

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