| More

Les autorités irakiennes ont procédé ce samedi à l’évacuation forcée d’un premier contingent de 400 opposants iraniens du camp d’Achraf, installé à 65 km de Bagdad et abritant aujourd’hui quelque 3.400 membres de l’Organisation des moudjahhidine du peuple iranien. (OIMP), qui sont installés dans ce camp situé dans la province de Diyala depuis le milieu des années 1980.

Cette mesure préfigure l’expulsion de tous les pensionnaires d’Achraf, à qui le régime de Saddam Hussein avait offert durant la guerre Iran-Irak (1980-88) l’asile pour damer le pion au régime des mollahs iraniens. Depuis la chute du “raïs” irakien en 2003 et l’arrivée au pouvoir des chiites à Bagdad, l’Irak a noué des relations étroites avec le voisin iranien, ce qui fait que les réfugiés d’Achraf ne sont plus les bienvenus sur le territoire irakien.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré que son gouvernement est fermement décidé à fermer le camp d’Achraf qui compte une majorité d’activistes de l’Organisation des Moudjahidines du peuple, et qu’il ne changera pas d’avis. «La décision du gouvernement irakien de fermer le camp d’activistes dissidents en fin d’année est irréversible » affirmé le Premier ministre pro-iranien Nouri al-Maliki

Cette décision est synonyme de dispersion des 3 300 “activistes Achrafiens”, qui comptent une majorité de membres de l’Organisation iranienne des Moudjahidines du peuple principal groupe de résistance à la République islamique.

Le haut commissariat pour les réfugiés (HCR) exhorte les aurtorités Bagdad de respecter le principe d’un déménagement volontaire des habitants d’Achraf. Or c’est sous la pression de Téhéran que gouvernement irakien, allié à la République islamique, que ces opposants sont contraints de se déplacer sous peine d’un nouveau massacre.

Lors des attaques des forces irakiennes contre les habitants désarmés du camp , en juillet 2009 et en avril 2011, 47 personnes ont été tuées et des centaines blessées. Le régime des mollahs à Téhéran, souhaite la disparition du camp d’Achraf qui est devenu un symbole de résistance pour les Iraniens.

Plusieurs élus en France, dont, bien évidemment, Maurice Boscavert, continuent d’exprimer leur solidarité avec la résistance iranienne en condamnant fermement le régime iranien et en dénonçant les cruautés dont sont l’objet les familles des opposants iraniens du camps d’Achraf.

Les habitants d’Achraf sont privée d’eau potable et de moyens élémentaires, mais surtout enfermée par un mur de près de quatre mètre de haut, sans l’autorisation pour les habitants de sortir du camp. En bref, il s’agit d’une véritbale prison. En effet, le blocus inhumain de la Cité d’Achraf s’est intensifié ces dernières semaines. Ces mesures criminelles restreignant l’accès aux soins médicaux des résidents du camp se sont multipliées…

Les forces de Maliki empêchent notamment l’hospitalisation d’Achrafiens atteints de cancers et refusent l’accès des équipes de médecins aux patients en phase terminale ou encore, empêchent la livraison de médicaments dans la Cité.

Ftouh Souhail

Leave a Reply

*