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Concurrence acharnée, exigences des clients en matière de nouveaux services, adoption de technologies innovantes, les entreprises de la finance en Israel doivent désormais conjuguer leurs infrastructures et des solutions Cloud pour rester dans la course, tout en maintenant les conditions opérationnelles des services informatiques conformes aux réglementations internationales.

Contraintes par des réglementations draconiennes en matière de sécurité suite aux crises financières de 2008 et aux scandales de la NSA en 2013, les banques et assurances ont longtemps mis à l’écart les services Cloud. Assises sur une notoriété indiscutable, elles se sont longtemps considérées comme indéboulonnables, et ont souvent montré un manque de réactivité et de prise de conscience de l’importance des nouvelles technologies dans leur activité. Mais l’arrivée des fintechs, de nouveaux acteurs de la finance et des géants du web sur leurs marchés, les contraint à se digitaliser et à basculer de plus en plus d’activités dans le Cloud.

Entamée depuis peu, la stratégie Cloud des grandes banques et assurances  israéliennes se fait autour d’une solution cloud privé, voire hybride : Cloud public (Microsoft, Amazon, Google..) pour la messagerie, outils collaboratifs et solutions big data, et Cloud privé souscrit soit chez un provider, soit géré en interne pour certaines applications non critiques. Les applications métiers dites critiques utilisées pour servir les clients restant quant à elles en interne.

Outre la menace extérieure, d’autres éléments poussent le secteur de la finance vers le Cloud.

« Tout d’abord, la fiabilité et la maturité des solutions proposées par les providers de Cloud permettent aujourd’hui de satisfaire aux exigences du monde de la finance. Par ailleurs, toujours  présents dans le secteur bancaire, les mainframes coûtent de plus en plus chers ( des ordinateurs de grande puissance de traitement et qui servent d’unités centrales à un réseau de terminaux) , les prestataires de services se faisant de plus en plus rares. Conséquence de la loi de l’offre et de la demande, les prix du support et de la maintenance grimpent et font grincer les dents des contrôleurs de gestion » explique Marcos Moreno, Sales Manager chez Colt Technology Services.

Troisième élément : la scalabilité des offres Cloud. En cas de fortes de demande d’un service, le Cloud permet d’ajouter en un clic de la capacité à la solution. Une adaptabilité impossible avec des solutions internes. Le mode de paiement en pay as you go est également un argument de poids pour le Cloud, la facturation se faisant à la consommation et non plus au forfait.

Le big data incite également au Cloud. Gourmand en capacité de stockage et puissance de calcul, il incite les entreprises à souscrire des offres Cloud pour s’affranchir d’investissements en salle blanche, en infrastructures matérielles et licences logiciels incluant les contrats de support et de maintenance associés.

Bien que prise en compte en interne, la cybersécurité a également intérêt à être partiellement confiée à un spécialiste de services Cloud qui dispose de ressources et de compétences internes dans ce domaine.

Enfin, l’explosion du paiement mobile, contraint les banques et assurances à déployer très rapidement des solutions pour pouvoir affronter les géants du web et certains opérateurs mobiles proposant rapidité, flexibilité et agilité de développement de services financiers.

Face à la course effrénée à l’innovation, les entreprises ont donc tout intérêt à développer et tester à petite échelle des solutions dans le Cloud, et à les déployer ensuite à large échelle d’autres départements en cas de satisfaction.

« Si aujourd’hui le Cloud est devenu un impératif  pour les entreprises de la finance, cette stratégie doit être menée par étapes. Elle doit également être accompagnée d’une conduite de changement, car qui dit Cloud dit automatisation des processus et externalisation de certaines tâches. » insiste Marcos Moreno.

Souhail Ftouh 

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