L’Institut du monde arabe reconnait l’Etat d’Israël

Paris, France. L’Institut du Monde Arabe. Arab World Institute building.

À Paris, l’Institut du monde arabe (IMA) a finalement modifié une carte du Moyen-Orient qui, à l’origine, ne mentionnait pas Israël, mais seulement les « Territoires palestiniens », avec Gaza et la Cisjordanie. La carte en question était présentée à l’entrée de l’exposition « Al Ula, Merveilles d’Arabie ».

Ouverte depuis le 8 octobre, l’exposition cherche à présenter aux visiteurs la région d’Al Ula, en Arabie Saoudite.

La carte avait suscité une vive polémique dans la mesure où l’Institut du monde arabe (IMA) est financé par des fonds publics et n’est pas supposé rayer un Etat de la carte, Israël étant reconnu par la France depuis 1949.

L’exposition intitulée “AlUla, merveille d’Arabie” qui a ouvert ses portes mercredi 9 octobre à l’Institut du monde arabe à Paris, a replacé Israël de la carte de la région, a tweeté vendredi après-midi le Grand Rabbin de France Haïm Korsia.

Grâce à la mobilisation de tous et en particulier de Sammy Gozlan, nous avons obtenu de l’ @imarabe qu’il rectifie la carte de l’exposition « AlUla, merveille d’Arabie »”.

De son côté, l’Institut du monde arabe avait, dans un premier temps, justifié cette carte par « un souci de clarté pour les visiteurs de l’Institut », selon le porte-parole de l’institut, Romain Pigenel. Ce dernier avait en outre déclaré que « les noms des pays cités sont uniquement ceux de la Ligue arabe », même si la carte respectait les frontières de la région.

Après avoir procédé à la modification de la carte pour y inclure Israël, l’IMA a expliqué sa décision dans un mail vendredi en déclarant avoir pris « la mesure de l’incompréhension suscitée par la carte figurant dans l’entrée de l’exposition » et a décidé « d’inscrire l’ensemble des noms de pays sur celle-ci ».

De son côté, le Grand rabbin de France Haim Korsia s’est félicité sur Twitter de la modification de la carte, grâce à une large « mobilisation », et en particulier de Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme.

Souhail Ftouh