Lorseque le drapeau israélien flottera sur la Lune, il provoquera une frustration des antisionistes

 

Israël célèbre ses 70 ans cette année. Les ennemis de l’État juif, qui n’osent  pas prononcer son nom sont frappés  par une rare crise de jalousie en apprenant cette semaine que l’entité sioniste, selon leur vocabulaire, va à la conquête de la lune. Lorsque le drapeau israélien flottera sur la Lune, il provoquera une frustration  de plus pour les antisionistes.

Une firme israélienne, SpaceIL, a annoncé mardi qu’elle projetait de lancer pour la première fois un engin spatial israélien vers la lune en décembre 2018, dans le cadre d un  projet associée à Israel Aerospace Industries (IAI), le plus grand groupe aéronautique public israélien.

Ce vaisseau inhabité de 585 kilos se posera sur la lune le 13 février 2019, si tout se déroule comme prévu, ont indiqué les organisateurs lors d’une conférence de presse. Il sera lancé avec une fusée de la société SpaceX, de l’entrepreneur américain Elon Musk, et sa mission portera notamment sur l’étude des ondes magnétiques lunaires.

Sa première mission sera de planter un drapeau israélien sur la lune, ont ajouté les organisateurs.

Les antisionistes notamment parmi les arabes ont du mal à accepter cette réussite des juifs israéliens qui s’ajoute aux réussites de l’État hébreu en termes de technologie et High Tech.

Le projet a été lancé dans le cadre du prix « Google Lunar XPtice », qui a investi 31 millions de dollars pour encourager les scientifiques et les entrepreneurs du secteur privé à organiser des missions peu coûteuses autour de la lune.

Google a lancé ce concours Lunar X Prize pour envoyer un véhicule sur la lune et le faire déplacer 500 mètres. La compagnie  israélienne SpaceIL dont 95% de l’équipe est formée de volontaires est parmi les finalistes.

La société israélienne SpaceIL a alors décidé de prendre part à la compétition et s’est associée à IAI, le plus grand groupe aéronautique public israélien. Le prix de Google n’a finalement pas été décerné, ce qui n’a pas empêché l’équipe israélienne de poursuivre le projet.

Financé par des fonds privés, il devrait coûter 95 millions de dollars, en grande majorité versés par le milliardaire israélien d’origine sud-africaine Morris Khan.

« Cela va permettre de montrer la voie au reste du monde » et prouver qu’il est possible d’envoyer sur la lune un vaisseau spatial sans un coût exorbitant, a indiqué un responsable d’IAI, Ofer Doron.

Dans le contexte international actuel où Israël doit faire face à des menaces majeures, à la haine et au boycott, cet exploit rappelle  l’ampleur et l’étendue des réussites économiques israéliennes, en particulier dans le domaine technologique et scientifique. Malgré les attaques et la haine de ses ennemis, Israël est une puissance économique mondiale, avec un potentiel énorme.  Le pays s’est hissé aux premières places des classements en matière de nouvelles technologies. Il compte 16 000 startups.

Israeli spacecraft on the moon (illustrative)

Comment un petit pays a-t-il pu s’élever à un tel rang ?

En quelques années, Israël s’est imposé comme une place importante de l’innovation technologique. Au cœur de la Silicon Wadi se trouve Tel Aviv, d’où est parti notamment L’agence spatiale israélienne. Elle est actuellement dirigée par le professeur Yitzhak Ben Israel.

L’agence spatiale israélienne fut constituée en 1983, cinq ans avant le lancement du premier satellite de reconnaissance, l’Ofeq 1 lancé au moyen d’un missile Shavit, faisant d’Israël le huitième pays qui lance et opère des satellites. Un centre spatial éducatif existe à Herzliya depuis 2012.

À titre indicatif, Israël lance un satellite tous les 3 ou 4 ans et les États-Unis lancent 5 à 8 satellites par an.

 

Aux familles de missiles Shavit et de satellites de reconnaissance Ofeq et ceux de communication et d’observation Eros et TechSar (qui utilise un radar plutôt qu’une caméra) succèdent les mini satellites et les micro satellites Ofeq et Eros pour des missions en basse altitude.

Aujourd’hui, les satellites Ofeq-5 donnent des images avec une précision d’un demi-mètre. Le satellite géosynchrone Amos-4 fait usage d’une technologie permettant de traiter en temps réel l’information. Avec ses 10 antennes différentes, il couvre 3 continents: l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Le satellite Amos-5 couvre l’ensemble de l’Afrique.

Par ailleurs, Israël a lancé le satellite d’imagerie optique Ofeq 11  avec un missile Shavit.

Le satellite expérimental cubique de 50 centimètres de côté de Techsat a été construit par des étudiants et d’autres, encore bien plus petits, sont développés. Des projets de recherche en médecine spatiale, en microgravité, en astrophysique, en radiations cosmiques et en géolocalisation en cas d’urgence sont en cours.

Des accords de collaboration en matière aérospatiale ont été signés entre Israël avec de nombreux pays dont le Canada et l’Inde.

Israël lancera aussi le satellite Amos 17, avec la compagnie Boeing, en 2019.

La recherche spatiale a permis de développer en Israël des senseurs de haute résolution, des traitements d’images avancés, la cartographie 3D ainsi que des radars hyper spectraux nécessaires aux satellites d’observation et de communication.

Les réalisations en matière de missiles et de satellites spatiaux sont développées à des coûts moindres, le budget consacré de l’ordre d’une centaine de millions de dollars et rapporte près du double. Il est inférieur à ceux des autres agences spatiales (allant de 17 G$ aux É.-U., 2,5 G$ en France, 400 M$ au Canada et 130 M$ au Brésil).

Un laboratoire spatial ultramoderne développé par Israël et qui  abrite se trouve à la Station spatiale internationale. Ce laboratoire spatial, baptisé Nexus (photo ci-dessus), a été construit par la compagnie israélienne SpacePharma avec le soutien du ministère des Sciences et de l’Agence spatiale israélienne.

Il est unique en ce sens qu’il ne nécessite aucun contact humain physique, tout étant contrôlé à distance par des chercheurs sur Terre. Le laboratoire Nexus de SpacePharma est minuscule, il mesure seulement quelques centimètres (10X10X20 cm) et ne pèse que 2,3 kg, ce qui a considérablement réduit les coûts du lancement. Ce laboratoire comprend une caméra de microscope qui transmettra des données à partir d’échantillons à la demande des scientifiques sur Terre.

Le laboratoire est unique en ce qu’il est conçu pour maintenir une température constante de 98,6 degrés Fahrenheit (36.66 degrès celsius), simulant la température du corps humain.
Le laboratoire peut être contrôlé à distance de n’importe où sur Terre à l’aide d’un ordinateur ou même d’une application pour smartphone.

Souhail Ftouh