Une délégation de la faculté d’ingénierie de l’université de Tel Aviv s’est rendue dans le pays d’Afrique de l’Est pour relier une école de 1 000 enfants à l’eau potable

Une délégation de six étudiants de la faculté d’ingénierie de l’université de Tel Aviv s’est récemment rendue dans le district de Babati en Tanzanie, sous la supervision du professeur Dror Avisar, directeur de l’Institut de recherche sur l’eau de l’université.

Leur voyage avait pour but de relier une école de 1 000 enfants à l’eau potable.

Le voyage était organisé pour la 5e année consécutive dans le cadre des activités de l’association « Ingénieurs sans frontières-Israël ».

Le projet vise à « œuvrer à la promotion et l’amélioration de la qualité de la vie de la population locale ainsi que des populations en développement dans le monde entier ».

Les étudiants ont travaillé de façon bénévole durant les vacances de Souccot.

Ils ont ainsi pu mettre en pratique les connaissances acquises durant leurs études « et installer un système d’adduction d’eau pour l’école régionale, pouvant stocker jusqu’à 40 000 litres ».

Ils ont également entretenu les systèmes existants installés par les délégations précédentes, créé avec la population locale une nouvelle bibliothèque pour les enfants, et formé de jeunes scouts locaux pour participer à la construction et apprendre à entretenir les systèmes.

Le processus de construction comprenait l’installation de gouttières, le nettoyage des réservoirs d’eau et la préparation de l’infrastructure. Dans l’une des écoles où des systèmes avaient déjà été installés dans le passé, la délégation a dû remplacer les conteneurs qui ont été détruits par les éléphants venus chercher de l’eau, et construire un mur en béton autour pour les protéger.

Dans une deuxième étape, les membres de la délégation se sont rendus auprès des familles pour faire connaissance avec la communauté locale. « Nous les avons questionné sur leurs besoins, et avons compris qu’en plus de la construction de systèmes dans les écoles, il fallait également penser à des solutions domestiques. La plupart des gens vivent ici en familles élargies, pouvant compter jusqu’à 50 personnes.

Il est donc envisageable de trouver des solutions pour de telles familles, leur évitant d’aller chercher l’eau jusqu’à la source la plus proche, parfois située à des heures de marche dans chaque direction, et leur procurant également de l’eau propre, contrairement à celle de ces sources souvent très polluées.

Le défi était de réfléchir à une solution simple, créative et bon marché, utilisant du matériel local, qui puisse être diffusée et reproduite facilement, et qui soit facile à entretenir ».

« Dans le comté de Babati, les enfants doivent parfois parcourir 10 km pour bénéficier de réservoirs d’eau propre, ou se contenter d’eau stagnante et polluée contenant beaucoup de fluor, qui nuit à leur santé », a expliqué Natalie Lubelchik, membre de la délégation, qui termine actuellement sa maîtrise en astrophysique.

Les systèmes installés viendront ainsi faciliter leur vie quotidienne, en particulier durant la saison sèche.

Lorsque le système principal a été assemblé à l’école élémentaire de Minjingu, une émouvante cérémonie d’adieu a été organisée par le directeur de l’école, les enseignants, les représentants des parents et un millier d’élèves. « Ils nous ont remerciés par des chants et se sont engagés à entretenir le système. De notre côté, nous avons pu comprendre à quel point ce système d’adduction d’eau était important pour eux ».

Souhail Ftouh