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Chaque jour un nouveau drame de l’immigration souille les eaux de la petite île italienne de Lampedusa.

Une centaine de migrants voyageant à bord d’une embarcation partie de Libye et arrivée jeudi au large de l’île de Lampedusa seraient morts pendant la traversée et leurs corps auraient été jetés à la mer, selon une rescapée marocaine citée par l’agence Ansa.

“Nous étions 300, mais une centaine, surtout des femmes, n’ont pas survécu, et les hommes ont été obligés de jeter leurs corps à la mer”, a raconté cette femme.

Le bateau, trouvé à la dérive à 90 milles de Lampedusa, transporter 300 migrants dont une centaine seraient morts durant la triste traversée

Le témoin fait partie du groupe de quatre femmes et un homme héliportés sur l’île depuis le bateau pour être hospitalisés en urgence en raison de la gravité de leur état dû à la déshydratation et au choc des épreuves traversées. Un cadavre a également été découvert à bord du navire d’une vingtaine de mètres secouru jeudi après-midi par les gardes-côtes italiens, eux-mêmes alertés par un remorqueur chypriote.

Le gouvernement italien a demandé à l’Otan une enquête sur la mort de dizaines de migrants lors de leur traversée vers l’île de Lampedusa.

Ce mardi, un autre drame a été revelé avec cadavres de 25 migrants morts par asphyxie qui ont été retrouvés dans la salle des machines d’un bateau en provenance de Libye. Les victimes se trouvaient à l’intérieur de la cale, accessible seulement à travers une trappe de 50 centimètres de large. Là, ils ont été exposés durant des heures aux gaz d’échappement du moteur de la vieille embarcation. L’air serait devenu irrespirable et les malheureux auraient tenté de sortir de la cale, mais les migrants occupant le pont s’y seraient opposés en raison du manque d’espace

Des milliers de personnes fuyant la Libye, la plupart des travailleurs immigrés venant d’Afrique ou des réfugiés des conflits de la région, sont arrivés au cours des derniers mois à Lampedusa, une petite île à mi-chemin entre les côtes africaines et la Sicile.

Des centaines d’entre eux sont morts noyés: en avril, 250 migrants avaient trouvé la mort lors d’un naufrage au large de l’île. Enfin, lundi, 25 migrants apparemment morts par asphyxie ont été trouvés dans la salle des machines d’un bateau lui aussi en provenance de Libye.

Cette hécatombe humaine, dont est l’objet ces jeunes maghrébins, ne trouve pas d’écho auprès des humanistes arabes qui passent sous silence chaque fois ce genre de drame. Le soutien de l’opinion locale leur faire défaut et dont les caméras ne montrent rien car ces victimes ne valent pas, pour les médias arabes, comme les gazaouis qui ont le monopole de la presse locale et internationale.

En Tunisie , les familles des disparus affirment que les autorités tunisiennes ne font rien pour assurer les familles des disparues et des victimes.Quelques 800 tunisiens sont morts ou disparus depuis la révolution du 14 janvier .La majorité des disparus sont âgés entre 16 et 22 ans.

Depuis des mois, pas une nouvelle de ces tunisiens. Les jours, les semaines et les mois s’étirent, interminables, pour les familles de ces émigrés clandestins, qui ne désespèrent pas, tant qu’elles n’ont pas vu de leurs propres yeux les cadavres de leurs proches. Les associations locales n’ont pas, non plus, bougé le petit doigt pour enquêter sur le sort de leurs citoyens. Ce silence insupportable et injuste laisse des centaines de familles en mal de deuil (1).

Six associations italiennes ont organisé récemment un rassemblement sur le thème «Où est mon fils?» pour alerter l’opinion sur le sort des migrants tunisiens perdus au cours des derniers mois. Un rassemblement s’est tenue, les 21 et 22 juillet dernier, devant l’ambassade de Tunisie à Rome (7 via Asmara) pour exiger des informations sur le sort des migrants disparus.

Les peuples du Maghreb doivent commencer à se réveiller et constater que leurs problèmes sont plus durs qu’ils puissent imaginer. Quant aux palestiniens se sont de grands manipulateurs. Gaza a connu une croissance économique de 16% en 2010 alors que l’économie des pays du Maghreb est en berne (0 % de croissance cette année en Tunisie). Notre vrai problème c’est le chômage et absence de perspectives pour des centaines de milliers de jeunes maghrébins qui tentent d’immigrer clandestinement en Europe.

Cependant on peut se rassuer que les palestiniens ne risquent de mourir disparu au large de Gaza et ils n’ont pas besoin de s’aventurier en mer, car ils peuvent compter sur l’aide des contribuables européens et américains (2). En plus, il est plus confortable et moins fatigant de vivre des aides de la communauté internationale, en jouant les victimes éternelles.


Ftouh Souhail, Tunis

(1) Lire cet article : Tunisie : La détresse des familles des harragas disparus, du 12.07.11

(2) De 1948 à 2010, 700 milliards de $ ont été versés aux Palestiniens, selon Guy Millière et Albert Soued. Pour 100 dollars de donnés aux palestiniens par la communauté internationale, 0.50 dollars sont donnés aux haïtiens.

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