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Le président palestinien Mahmoud Abbas, le chef du soi-disant parti “modéré” arabe palestinien, a soutenu ce samedi 26 aout 2011 que son peuple ne reconnaîtra pas Israël en tant qu’ Etat juif. “Ne nous ordonnez pas de reconnaître un Etat juif. Nous ne le ferons pas”, a-t-il affirmé.

Cette déclaration de Mahmoud Abbas est identique à celle du vice-président du Conseil législatif palestinien, M. Ahmad Bahr, qui a, dans un discours prononcé, le 12 septembre 2009 à Beit Lahya, affirmé qu’ ’’admettre la judaïcité d’Israël, c’est renier l’existence de la Palestine’’

Le Fatah, dans son congrès général il y’a deux ans (en Août 2009), a tranché déjà cette question : Il refuse de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. Selon le texte soumis au sixième congrès de cette formation : « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif ». En clair, « nous ne voulons pas de juifs en Palestine (En Israël) ».

Ce refus de reconnaître la nature juive d’Israël est un seul argument qui pourrait suffire à ouvrir les yeux de la communauté internationale sur les intentions réelles et finales des dirigeants palestiniens, du Fatah au Hamas.

D’ailleurs, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a soutenu ce samedi que les Palestiniens n’avaient pas l’intention de vivre en paix à côté d’Israël.

Les Palestiniens veulent mutiler le principe de deux États pour deux peuples pour ne plus revendiquer que ” deux États… “. Le premier serait un État palestinien vidé de la moindre population juive, – Abbas répète qu’il n’y tolèrera pas la présence d’habitants juifs -, tandis que le second serait un État d’Israël à majorité arabe ce qui le priverait du titre d’État juif.

L’Union européenne, qui manque toujours de visibilité au Proche-Orient, reste attaché dans la politique de l’apaisement.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a soutenu ce samedi que « les négociations étaient le seul moyen de parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens. »

La diplomatie européenne, si elle veut contribuer à l’établissement de la paix au Moyen Orient, ne devrait-elle pas leur rappeler que le vote de l’ONU de 1947 recommandait le départ de l’occupant britannique et le partage de la Palestine en deux États souverains, l’un juif et l’autre arabe ???

Lorsque le Comité spécial des Nations Unies pour la Palestine (UNSCOP) recommanda en septembre 1947 la partition du Mandat britannique entre un « État juif » et un « État arabe, » il était clair pour tout le monde que les deux peuples exprimeraient séparément leur droit à l’auto-détermination dans le cadre de leur propre État-nation

Au sein du protocole de San Rémo aussi il y était reconnu que les Juifs n’existaient pas seulement en tant que simples personnes adhérant à une religion donnée, le Judaïsme, mais existaient aussi et surtout en tant que groupe soudé qui méritait sa propre expression nationale sous la forme d’un foyer national. Et ce foyer serait en Palestine, l’ancienne patrie des Juifs. En ces temps-là, le terme “foyer national” signifiait réellement et clairement un état.

Mais les arabes, qui ont toujours refusé le droit à l’autodétermination du peuple juif, se sont opposés au vote de l’ONU de 1947.

Les nations arabes et de la méditerranée qui expulsèrent, spolièrent et contraignirent à l’exil près d’un million de juifs d’Afrique du Nord continuent aujourd’hui encore de nier le droit des juifs à avoir une patrie, conformément à la vision coranique qui instaure la notion de dhimmi, ce qui impliquerait que l’autodétermination et la souveraineté juive sont choses intrinsèquement incapable.

Les Palestiniens craignent notamment que cette reconnaissance revienne pour eux à renoncer au ‘droit au retour’ des réfugiés. Autrement dit, le prétexte du Fatah pour ne pas reconnaître l’Etat d’Israël, c’est que les Palestiniens qui vivent depuis plus soixante ans en terre d’islam et qui de ce fait ne devraient plus être des réfugiés. Ces Palestiniens cherchent à envahir Israël pour en faire une entité palestinienne.

Mahmoud Abbas, qui dénié à Israël son statut d’État juif, fait semblant de donner une impression de vouloir la paix devant les occidentaux. Et ce fumiste et ses copains terroristes font tout pour la reconnaissance de l’État palestinien le mois prochain.

Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé ce vendredi les Palestiniens à ne pas abandonner “un grain de sable ou une goutte d’eau” dans leur combat pour l’établissement d’un État palestinien.

La reconnaissance éventuelle d’un État palestinien à l’ONU ne serait qu’un premier pas vers la libération de toute la Palestine, a indiqué le 26 aout 2011 le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Les États-Unis ont menacé de couper leurs aides aux Palestiniens si ces derniers demandent à l’ONU de reconnaître l’État palestinien en septembre, rapporte le négociateur Saeb Erekat.

Ftouh Souhail

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