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L’ambassadeur palestinien aux Nations Unies Riyad Mansour a annoncé ce vendredi que le président palestinien Mahmoud Abbas allait remettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, la demande officielle d’adhésion de l’Etat de Palestine à l’ONU, avant de s’adresser devant l’Assemblée générale.

Le président de l’AP Mahmoud Abbas a souligné qu’aucun accord n’a été conclu pour ajourner le débat sur la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien au Conseil de sécurité de l’Onu, a indiqué Bassam Salehi, le secrétaire général du Parti du peuple palestinien. Salehi, qui est en contact permanent avec M. Abbas et la délégation palestinienne à l’Onu, a reçu la confirmation du président de l’AP qu’il présentera la demande d’adhésion de la Palestine au Conseil de sécurité, juste après avoir fait son discours, sans atermoiement.

Mahmoud Abbas affirme n’avoir eu aucune nouvelle proposition israélienne pour surmonter la crise. Dans sa première interview accordée depuis son arrivée à New York, il a affirmé à l’agence palestinienne Maan : ”J’ai rencontré le président Shimon Pérès 3 fois et le ministre de la Défense Ehoud Barak deux fois, mais je n’ai rien entendu de nouveau de leur part”. ”Bien que je sois persuadé que la majorité des Israéliens veulent la paix, jusqu’à présent la direction israélienne n’a rien fait pour l’obtenir. C’est plutôt le contraire, elle a fait échouer toutes les tentatives internationales, arabes et palestiniennes”, a-t-il soutenu.

Un haut responsable américain a indiqué cette nuit que les membres du Quartette international pour la paix se sont rencontrés pendant plusieurs heures et ont l’intention de se réunir à nouveau dans la journée, pour tenter de trouver une ligne d’ententes entre Israéliens et Palestiniens concernant les négociations et la demande d’adhésion des Palestiniens à l’Onu.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a indiqué que les Américains se concentrent toujours sur une tentative de retour à la table des négociations entre Israël et les Palestiniens.

L’ambassadrice américaine à l’Onu Susan Rice a estimé que le Conseil de sécurité de l’Onu commencera dès la semaine prochaine à débattre de la demande d’adhésion des Palestiniens. Le président de l’AP devrait présenter sa demande ce soir, après son discours à l’Assemblée générale de l’Onu.

”Ils remettront une lettre au secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon, qui la transférera, conformément au protocole, au Conseil de sécurité”, a-t-elle déclaré à la CNN. “Les Palestiniens savent que cela n’aboutira pas à un Etat, car les États-Unis opposeront leur veto”, a-t-elle ajouté

“Il est impossible qu’il y ait un Etat palestinien et que ce soit à partir de là que l’on commence à négocier”, a déclaré ce vendredi le secrétaire du cabinet israélien Tzvi Hauser.

Les résolutions du Conseil de Sécurité 242 (1967) et 338 (1973) appelaient les parties à conclure une paix juste et définitive au Moyen-Orient, et elles soulignaient expressément la nécessité d’une négociation pour parvenir à « des frontières sûres et reconnues ».

En tentant de modifier unilatéralement le statut des territoires et de faire des « frontières de 1967? ses frontières reconnues, en s’opposant frontalement aux résolutions 242 et 338, la proposition palestinienne constituerait une importante violation des accords intérimaires israélo-palestiniens de 1995 sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Ceux-ci imposent aux Parties d’ouvrir des négociations sur la question des frontières et de ne pas prendre l’initiative d’un changement du statut des territoires sans attendre le résultat des négociations sur le statut final.

Au moment de leur signature par Israël et l’OLP, les accords intérimaires étaient supervisés par l’ONU de concert avec l’Union européenne, la Fédération de Russie, les Etats-Unis, l’Egypte et la Norvège. De ce fait, il est inconcevable que de tels superviseurs, avant tout l’ONU, donnent à présent leur autorisation à une initiative menée dans le cadre de l’ONU, consistant à violer ces accords et à saper les bases de résolutions d’importance majeure du Conseil de Sécurité.

Une action unilatérale palestinienne de cette nature donnerait matière à des initiatives correspondantes du parlement israélien (Knesset) par exemple des propositions de loi proclamant la souveraineté d’Israël sur des parties importantes de la Judée et de la Samarie, si les Palestiniens mettaient à exécution leur action unilatérale, et au moment où ils le feraient.

Ftouh Souhail

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